L'argent pousse dans les arbres

L’article est long, je n’ai utilisé que des extraits.


Extrait de : L'argent pousse dans les arbres, Les investigateurs financiers, les affaires.com,  10-07-2011

Aux États-Unis, une menace semble planer au-dessus de leur économie. Le plafond de leur dette, qui constitue la limite maximale que l'on peut emprunter, sera atteint très bientôt. C'est alors que l'on se met à spéculer sur les conséquences possibles d'un éventuel manquement à ses obligations. Pourtant, cette limite a été augmentée en février 2010, alors qu'elle est passée de 12400G$ à 14300G$. En 10 ans, elle été haussée 10 fois! C'est à se demander à quoi sert une limite si on peut la repousser à volonté?

La fameuse limite devra être révisée en août, faute de quoi les États-Unis tomberaient en situation de défaut de paiement. La firme d'agence de notation S&P a servi tout un avertissement le 30 juin dernier lorsqu'elle annonça publiquement qu'elle tronquerait la cote de crédit des États-Unis de AAA à D en cas de non-paiement. Vous arrivez à imaginer un changement aussi drastique? Du jour au lendemain, une obligation qui jouit de la meilleure cote qui soit peut être considérée comme un investissement médiocre. On justifie un changement aussi drastique uniquement en fonction des décisions du gouvernement de retarder ou non les paiements!

Cette réaction de la part de S&P nous en dit long sur la façon d'évaluer une obligation.

Ce n'est pas le niveau d'endettement qui compte,
mais uniquement les paiements à court terme.

 Autrement dit, un pays peut s'endetter à outrance, pourvu qu'il effectue ses paiements à temps. Évidemment, la principale menace pouvant affecter les paiements futurs est bien connue. Il s'agit du total de la dette. Plus cette dernière correspond à un niveau élevé par rapport aux revenus du pays, plus il s'avèrera difficile de poursuivre les paiements.

Évidemment, l’art de tout politicien de reporter les problèmes à plus tard, principale préoccupation du politicien carriériste resté au pouvoir, à savoir que ça va être insoutenable financièrement dans le futur, est leur moindre de leurs soucis.

Mais un investisseur qui se fie aux cotes émises par les agences de notation s'en trouvera bien mal guidé dans ses décisions. Les pays ont tendance à conserver les meilleures cotes jusqu'au jour où le niveau d'endettement devient insoutenable. Lorsque ce fameux jour survient, il est trop tard : l'investisseur doit accuser de lourdes pertes.

On pourrait tirer la conclusion que les agences de notation ainsi qu'un grand nombre d'investisseurs d'obligations pensent que l'argent pousse dans les arbres! Dès qu'il s'agit d'un pays, on entrevoit le concept de l'infini. D'où viendra l'argent dans le futur? Peu importe, puisqu'il s'agit d'un pays, pour lequel le pouvoir de taxation résoudra tous les problèmes financiers!

Jusqu'au moment, que le pays ne devient plus compétitif à cause des charges fiscales, et oups ! la réalité nous rattrape.


Blogueurs :

Rédigé par mario.lalonde le 07-07-2011

Ça donne cette impression là, car l'offre d'argent est là dans le moment... On dirait un buffet "all you can eat" et c'est à volonté depuis tellement longtemps... Je crois qu'il y a aucune gestion de risques à cet effet et la preuve a été fait avec la Grèce... Il y aura toujours du monde pour prêter, au même titre qu'il y a aucun fonctionnaire qui pense que son chèque de paye peut rebondir un bon matin...