Les clients d'Hydro passeront à la caisse

Un des blogueurs a posé une question intéressante :

Rédigé par le.cassé le 08-07-2011

Comment une règle comptable peut elle faire augmenter les obligations d'une entreprise? N'est ce pas seulement en l'obligeant à inscrire ce qui était auparavant caché? S'il y a un comptable à l'écoute, il pourrait nous donner son avis.

La réponse :

Les entreprises cotées en Bourse sont assujetties aux normes comptables internationales depuis le 1er janvier. Les «entités à tarifs réglementés» comme Hydro ont jusqu'au 1er janvier 2012 pour se conformer.

L'impact tarifaire de 1,1 % découle des changements qu'imposent les IFRS à la comptabilisation des coûts du plan d'efficacité énergétique d'Hydro-Québec et du passif du régime de retraite de ses employés.

À l'origine, l'impact de ces changements sur les tarifs devait atteindre pas moins de 7,2 %. Pour adoucir le coup et éviter un choc tarifaire, Hydro a toutefois décidé d'étaler sur 12 ans la nouvelle façon de comptabiliser le passif du régime de retraite, une opération que la Régie devra approuver.

Comme les régimes de retraite sont des régimes de prestations déterminées, ne se le cachons pas, ce sont des systèmes de retraites pyramidales, de moins en moins de cotisants et de plus en plus de prestataires.

Et qui va payer les pots cassés de ce gouffre financier, le pauvre peuple par des hausses tarifaires qui devient de plus en plus pauvres pour satisfaire des retraites dorées acquises par simple copinage politique-syndicale.

Un jour ou l’autre, il faudra rétablir un équilibre de la distribution de richesse, sinon on risque d’avoir des crises sociales politiques pour avoir maintenu de tel privilège.


Extrait de : IFRS : les clients d'Hydro passeront à la caisse, La Presse Canadienne . les affaires.com . 08-07-2011

Les clients d'Hydro-Québec devront une fois de plus faire les frais du changement des règles comptables de la société d'État.

Le passage aux normes internationales d'information financière (IFRS) aura un impact de 1,1 pour cent sur les tarifs d'électricité en 2012, a révélé Hydro-Québec dans un document déposé le mois dernier auprès de la Régie de l'énergie.

La facture globale d'électricité des Québécois bondira donc de 109 millions $ par année, à moins qu'Hydro ne réduise ses coûts et en transmette les bénéfices à ses clients.

Si tel n'est pas le cas, Hydro-Québec pourrait en outre réclamer à la Régie une hausse "ordinaire" de ses tarifs, découlant de l'inflation. Cette augmentation s'ajouterait à l'impact des normes comptables.

C'est sans compter qu'à compter de 2014, le dégel du "bloc patrimonial" d'électricité se traduira par une augmentation générale de 3,7 pour cent des tarifs chaque année, et ce, jusqu'en 2018.

Déjà, en avril 2010, la première phase d'adoption des IFRS avait eu un impact de plus de deux pour cent sur les tarifs d'électricité. Au lieu de diminuer de 2,4 pour cent, comme le permettait la situation financière d'Hydro-Québec, les prix avaient crû de 0,4 pour cent.