Netflix, numéro un de la vidéo sur demande au Canada

Voici un modèle d’affaire qui réussit quand elle répond aux attentes des clients.


Extrait : Netflix, numéro un de la vidéo sur demande au Canada, Alain McKenna, Technaute.cyberpresse.ca,  26 juillet 2011

Notamment : ses revenus en font le service de vidéo sur demande le plus important au pays, devançant Bell, Rogers, Quebecor et les autres.

Contrairement au marché états-unien, où Netflix s'attend à un ralentissement de sa croissance en raison d'une nouvelle stratégie de prix visant plus ou moins à éliminer la livraison de disques DVD de son catalogue, le Canada, lui, n'en a que pour ses films et séries télé téléchargeables instantanément.

 À ce jour, Netflix Canada compte tout près d'un million d'abonnés, qui paient chacun 8 dollars par mois. Au cours du dernier trimestre, son service en ligne a récolté 19 millions de dollars. Si on extrapole ces chiffres sur une base annuelle, Netflix Canada, dont l'offre est pourtant limitée par rapport à son homologue américain, aurait engrangé environ 76 millions de dollars.

Ces revenus seraient supérieurs à ceux accumulés en 2010 par le service de vidéo sur demande de n'importe quel télédistributeur au pays. Selon les statistiques publiées à cet égard par le CRTC, la vidéo sur demande représente des revenus de 51,2 millions de dollars pour Quebecor, via le service Illico de sa filiale Vidéotron, de 57,9 millions de dollars pour Bell Télé, de 62,7 millions $ pour Shaw et de 63,9 millions pour Rogers.

L'année fiscale 2010 n'étant pas la même pour personne, et surtout, la croissance accélérée de ce marché au pays, supérieure à 10 % par rapport à 2009 dans le pire des cas, joue à l'avantage de Netflix, débarqué au Canada en septembre dernier.

Dans ce contexte, on comprend les fournisseurs de services télévisuels d'être frileux par rapport à ce nouveau genre de services en ligne. Ils leur font non seulement concurrence, mais ils prennent une part importante d'un marché qu'ils pourraient eux-mêmes dominer.

On comprend aussi pourquoi Netflix a décidé de partir à la conquête des marchés étrangers : le succès emporté au Canada, même si son offre est à peu près exclusivement en anglais, a de quoi rassurer sa direction.