Position déficitaire - (Libre-échange (4))

Cahier spécial : Position déficitaire (Libre-échange (4))


Position déficitaire dans son commerce avec l’UE

Comme on peut le constater dans le tableau 2, le Canada occupe une position déficitaire dans son commerce avec l’UE, que ce soit au chapitre du commerce de marchandises ou de services.

Flux des échanges internationaux du Canada en 2009

En s’appuyant sur le fait que le Canada est déficitaire dans son commerce avec l’UE, plusieurs intervenants se sont prononcés contre un accord de libre-échange.

Moi aussi, j'ajouterai un bémol, n'oublions pas que les Européens ont des technologies de pointe, même les Chinois considère que l'Europe est en avance technologique par rapport aux États-Unis.

Ex : Loin d'être convaincu d'être capable de concurrencer les machines-outils allemandes ou les produits Suisse dans le domaine de la santé.

N’oubliez pas, vous affrontez un bassin de population avec plus de 500 millions de personnes, avec les universités et chercheurs dans la même proportion.

Selon une étude conjointe effectuée en octobre 2008 par le gouvernement du Canada et la Commission européenne 3, le gain annuel moyen d’ici l’année 2014 résultant d’un accord économique et commercial entre le Canada et l’UE pourrait s’élever à 9,2 G€ (en euros de 2007) pour le Canada et à 11,6 G€ (en euros de 2007) pour l’UE. En proportion du PIB réel, cela représente un bénéfice d’environ 0,77 % pour le Canada et de 0,08 % pour l’UE.

Ces projections font toutefois l’objet d’une certaine contestation.

En outre, les effets de la dernière récession mondiale ont affecté les hypothèses de base utilisées dans l’étude. L’ampleur des bienfaits reste donc incertaine. Il ne fait toutefois nul doute que les deux zones bénéficieront d’une éventuelle libéralisation des échanges.

Trouvez-vous qu’il y a une certaine inconsistance dans le raisonnement ?

Bienfaits incertains / nul doute bénéficieront

Deux classes de tarifs douaniers

En fait, l’impact de la libéralisation du commerce dépend essentiellement de deux facteurs, soit l’ampleur des tarifs en vigueur avant l’accord et la taille des échanges.

De façon générale, il y a deux classes de tarifs douaniers.

1)      D’une part, les tarifs ad valorem sont établis en fonction d’un pourcentage de la valeur d’un bien.

2)      D’autre part, les tarifs non ad valorem peuvent prendre plusieurs formes, comme un montant en fonction du poids ou de la quantité du bien échangé.

En outre, on constate que les exportations de biens du Canada vers l’UE sont très spécialisées et concentrées dans un éventail assez restreint. Ainsi, un peu plus de 25 % des exportations vers l’UE étaient, selon la classification internationale « SH » par types de biens 5, dans la catégorie des perles, des pierres et gemmes, des métaux précieux, des monnaies ainsi que des bijoux.

Considérant la distance entre le Canada et les pays membres de l’UE, on peut comprendre l’importance de cette catégorie dans les exportations canadiennes puisque les coûts de transport ne représentent qu’une infime proportion de la valeur totale de ce type de biens. Si l’on ajoute les deux catégories suivantes, soit la navigation aérienne ou spatiale (SH 88) ainsi que les réacteurs nucléaires, les chaudières, les machines, les appareils mécaniques (SH 84), on obtient près de la moitié de l’ensemble des exportations canadiennes à destination de l’UE.

Pour qu’un secteur soit réellement avantagé par une libéralisation des échanges,

1)      il faut non seulement que le commerce de ce secteur soit non négligeable,

2)      mais aussi qu’il fasse l’objet de contraintes douanières.

Le graphique 11 met en relation l’importance relative de chacune des principales catégories des exportations canadiennes vers l’UE en fonction de l’ampleur de leurs tarifs ad valorem. Ainsi, les types de biens ayant le plus à gagner d’une éventuelle libéralisation des échanges sont ceux qui représentent une proportion non négligeable des exportations tout en faisant face à des tarifs relativement élevés.

Dans ce contexte, les secteurs situés au-dessus de la ligne pointillée du graphique 11 sont ceux qui pourraient davantage bénéficier d’un accord économique et commercial avec l’UE.

Relation entre l’importance des exportations

De façon générale, une région sera particulièrement favorisée si son importance relative dans les exportations canadiennes pour un bien destiné à l’UE est significativement supérieure à son poids dans l’ensemble des exportations canadiennes.

Par exemple, l’Ontario et les Territoires du Nord-Ouest, qui représentent à eux seuls pratiquement la totalité des exportations de biens de catégorie SH 71 (perles, pierres gemmes, métaux précieux, monnaies et bijouterie), ont évidemment beaucoup à gagner d’une libéralisation des échanges pour ce type de biens. Le Québec se retrouve à l’avant-plan de plusieurs catégories ciblées. En raison de l’importance de son secteur aérospatial, il pourrait profiter des échanges correspondant à la navigation aérienne ou spatiale.

À l’opposé, pour identifier les secteurs les plus sensibles aux importations provenant de l’UE, le graphique 12 met en relation l’importance relative de chacune des principales catégories des importations canadiennes en provenance de l’UE

Ce sont surtout l’Ontario et le Québec qui achètent le plus de biens provenant de l’UE. Une situation qui n’étonne pas, car ces deux provinces affichent aussi le poids économique le plus important au pays.

Relation entre l’importance des importations


Table des matières

1.      Libre-échange (1)

2.      Exportations - (Libre-échange (2))

3.      Union européenne - (Libre-échange (3))

4.      Position déficitaire - (Libre-échange (4))

5.      Conclusion - (Libre-échange (5))