Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent (7).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

La charge totale de leur financement ne ressortira qu’au bout de nombreuses années ou décennies, à mesure que les déficits annuels s’ajoutent à la dette accumulée, avec l'intérêt et les remboursements du principal qui arrivent périodiquement à échéance.

En ce moment, le gouvernement des Etats-Unis emprunte environ 40 cents de chaque dollar qu'il dépense. Les contribuables ne ressentent pas directement et immédiatement l'impact des déficits, car on ne les taxe pas assez pour couvrir ces 40 pour cent-là de dépenses étatiques.

Il y a lieu de souligner et de ne pas oublier, cependant, que les citoyens paient bel et bien un prix aujourd’hui pour les déficits que l’état subit. Il se peut que les hommes de l’état ne confisquent pas tout le montant de l’impôt nécessaire pour couvrir la totalité de leurs dépenses, mais pour en couvrir le reste ils doivent emprunter la différence. Récemment, ce besoin de financement du déficit a égalé un billion de dollars ou plus par année.

Chaque dollar emprunté par les hommes de l’état, et les ressources réelles que cette somme représente comme pouvoir d'achat sur le marché, sont autant de moyens de production qui ne sont plus disponibles pour une utilisation dans le secteur privé. C’est un dollar de moins en ressources réelles disponibles pour l'investissement dans le secteur privé et la formation du capital, pour la recherche et le développement dans le secteur privé, ou pour le développement de la production et la création des emplois dans le secteur privé.

Le financement des déficits et de la dette accumulée :

·         Ne sont donc pas des charges que pour les contribuables à venir.

·         Ce sont des charges sur la population actuelle, laquelle s’en trouve appauvrie d’autant, et qui laissent d’autant moins de richesse et de capacité productive à la prochaine génération, car on les arrache à l'entreprise privée pour couvrir à la place les cadeaux actuels du gouvernement.

De l’Etat limité au tout-Etat

Ce qui a permis de fonctionner à la première constitution fiscale de l'Amérique au XIX° siècle et au début du XXème n’est évidemment pas qu'elle avait été gravée dans le marbre – parce qu'elle ne l'était pas. On s’y est conformé parce qu’en général on la considérait comme « ce qu’il fallait faire ». Et on la tenait pour telle parce que cela faisait partie d'un ensemble d'idées politiques et économiques assises sur la conviction que les hommes de l’état n'avaient pas à distribuer de faveurs financières ou réglementaires, ni de privilèges aux dépens des autres membres de la société, à divers groupes d'intérêts particuliers.

La pratique d'un état limité voulait dire des dépenses publiques limitées. Personne n’avait besoin de tenter de cacher ce que coûtait l’état, quand ce sur quoi les hommes de l’état dépensaient de l'argent consistait, pour l’essentiel, dans le petit nombre de fonctions énumérées que la Constitution confiait à l’état fédéral.

En 1869, quand fut publié le premier World Almanac, tous les bureaux et activités du gouvernement fédéral y tenaient littéralement sur une seule page, et la moitié de cette page unique était couverte par les noms des ambassadeurs américains à l'étranger.

Aujourd'hui, si vous prenez un exemplaire du World Almanac, vous constaterez que les bureaux, départements et agences de l’état fédéral occupent plusieurs pages avec des centaines d'entrées en caractères minuscules.

Le tout-Etat apporte avec lui une dette immense et galopante

Parce que la société des « droits à », la société de la redistribution

·         Celle du pillage politique, n’a aucune limite lorsqu’on envisage l’état comme un distributeur paternaliste

·         Et non plus comme le protecteur, essentiel mais plus modeste, de la vie, de la liberté et de la propriété de chaque individu.

Ce ne sont pas des accords conclus entre les principaux coupables, alors que leurs interactions avec les groupes d'intérêt particuliers sont ce qui a créé et qui entretient le Léviathan de l'Etat fiscal, qui permettront de résoudre le problème de la dette et des déficits américains.

Ce dont nous avons besoin, est d'une mutation des idées et des croyances.

Tant qu’il y aura trop de citoyens pour croire :

·         Qu’ils auraient des « droits » sur le revenu, le patrimoine et la production d’autrui,

·         Et aussi longtemps que tant d'entre eux accepteront, soit par ignorance, soit par sentiment d’être coupables, de subir l'obligation d'être imposés, réglementés et pillés pour satisfaire ces « droits »-là.

Il ne pourra se produire et il ne se produira que peu de changement pour radicalement changer la direction prise.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.      Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées