Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même (2).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

Dans des temps plus anciens, c’est en présentant la royauté comme de Droit divin que les hommes de l’état avaient acquis leur légitimité et l’acquiescement de leurs sujets. Il a fallu plusieurs siècles pour mettre à bas la croyance comme quoi ce serait au nom d’un ordre divin que les monarques régnaient, réglementaient et levaient des impôts.

Avec la fin, ou l'affaiblissement, de la monarchie aux XVIIIème et XIXème siècles, c’est un nouveau maître qu’on a intronisé, avec une prétention presque aussi religieuse à exiger l'obéissance politique des citoyens" : la « démocratie » de droit divin. C’est « le peuple » qui y a remplacé le monarque en tant qu’origine légitimés du pouvoir politique.

Si c’était « le peuple » qui se gouvernait « lui-même » par « son » vote démocratique, comment pourrait-« il » jamais « se » tyranniser et s’asservir « lui-même » ?

Comment, en effet, un homme pourrait-il mal se traiter lui-même, si ses actions ne sont dictées que par sa propre volonté ?

Aux États-Unis, l'idée du « gouvernement du peuple par le peuple » avait à l'origine un sens différent.

Ce qu’elle voulait dire ce n’est pas d’abord, ni principalement, un gouvernement issu d’une procédure électorale.

Ce qu’elle affirmait, c’est le Droit de tout citoyen
de décider par lui-même pour lui-même.

Lorsque la Déclaration d'Indépendance américaine parlait des "droits inaliénables" que l'individu possède à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur, ce que disaient les Pères fondateurs est que tout homme est son propre propriétaire, et qu’il a le Droit de vivre sa vie comme il l’entend, aussi longtemps qu'il mène tranquillement les affaires qu’il a choisies, et respecte le Droit égal des autres à en faire de même.

Dans cette conception typiquement américaine des droits individuels et de la propriété de soi, le rôle des hommes de l’état était celui de protecteur et de garant de la liberté de chaque personne.

L'autorité politique y était censée être au service de tout individu souverain, qui choisissait ses propres objectifs et projets dans la vie, et qui entreprenait de les atteindre au moyen de sa propre énergie intellectuelle et matérielle. Quand il avait besoin de l'aide et d'association avec autrui pour atteindre certains de ses buts, la méthode était la liberté du choix et le caractère volontaire de l'échange.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.       Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées