Funded Status with Risk Free

Lors des 10 dernières années, le rendement moyen des caisses de retraite a été d'environ 4% (Bourse, Immobilier, Spéculation, etc.) alors que les hypothèses devraient être au minimum 7 % à 8 %.

En d’autres termes, nos obligations ont augmenté de 130 %, tandis que nos rendements n’ont été que de 40 %, la différence va être payée par qui? Ce sont nous les contribuables du secteur privé et les futures générations.


Choosing an Appropriate Discount Rate

Most state pension funds use an 8 percent discount rate for converting their expected future pension payments into a present value, and there is very little variation in discount rates across states. The use of 8 percent appears to be a rule of thumb, but it does not have a valid economic motivation.

 

Part of the current crisis for state pension funds is attributable to the fact that they invest in risky assets that have performed very poorly in the last few years, and especially in the later part of 2008.

 

The fact that states sponsor underfunded plans with risky investments generates a distribution of future pension funding outcomes faced by taxpayers. If pension fund assets perform sufficiently well, taxes will not have to rise to meet pension obligations, and taxpayers could even see money returned to them in the form of lower taxes or increased services. If assets do not perform sufficiently well, deficits will have to be remedied with either tax increases or spending cuts.

 

Source: Un rendement de 8%, totalement irréaliste !

 


Funded Status with Riskless Rate

The funded ratios presented above follow GASB’s actuarial model under which the liabilities are discounted by the expected long-term yield on the assets held in the pension fund, roughly 8 percent. Most economists contend that using the return on the plan’s assets, as GASB recommends, produces misleading results.

 

The returns on the bonds and stocks in the pension fund include premiums to cover the risk of holding these assets. Discounting pension benefits using the expected yield on these securities implies that the entire yield is available to help pay future benefits, making no allowance for the cost of expected losses, which is represented by the risk premium.

 

Standard financial theory suggests that future streams of payment should be discounted at a rate that reflects their risk. In the case of state and local pension plans, the risk is the uncertainty about whether payments will need to be made. Consequently, to assess accurately the status of a plan warrants discounting its stream of future benefits by the risk-free interest rate.

Just what rate best represents the riskless rate is a subject of debate. Among the interest rates quoted in financial markets, those on Treasury securities probably come the closest to reflecting the yield that investors require for getting a specific sum of money in the future free of risk. Currently, the yield on 30-year Treasury bonds, about 4 percent, is likely artificially low due to the valuable liquidity these bonds offer investors. Therefore, we increase the current rate by about 1 percentage point and use 5 percent for 2010.

 

Plus ou moins vraie, avec la crise économique actuelle, la FED va essayer de maintenir son taux directeur le plus bas possible, si le coût de l’emprunt augmente, elle sera surtout associée aux CDS, en cas de défaut de paiement. Donc 4% devra être maintenu comme référence, pour un rendement ‘risk free’.

 

Figure 4 shows the value of liabilities for our sample of 126 plans under different interest rates. In 2010, the aggregate liability was $3.5 trillion, calculated under a typical discount rate of 8 percent. A riskless discount rate of 5 percent raises public sector liabilities to $5.2 trillion.

 

Figure 4. Aggregate State and Local Pension Liability under Alternative Discount Rates, 2010, Trillions

Liability under Alternative Discount Rates

Note: The $3.5 trillion figure is the value of the liabilities for plans in our sample, which – on average – are discounted at a rate of about 8 percent. Sources: Various 2010 actuarial valuations; and authors’ calculations from the Public Plans Database (2009).

Source: THE FUNDING OF STATE AND LOCAL PENSIONS IN 2010, p.3

Actuellement, pour le Québec, nos obligations actuarielles sont de 77 milliards, nous visons un rendement moyen de 7.64 % à chaque fois que nos rendements baissent de 1%, on devra augmenter le déficit actuariel de 7 milliards, qui est de 45 milliards actuellement en excluant l’emprunt initial du FARR.

Quand l'État n'est même plus capable de payer ces comptes-courants sans faire de déficit, et depuis des décennies que le Québec ne paie même plus son capital sur sa dette, on se dirige vers des promesses insoutenables.

D'autant plus le crédit va être de pus en plus difficile à obtenir pour les États ou provinces surendettées.

Donc les gestionnaires pour tenter d’atteindre le 7.64 % prennent des risques spéculatifs très élevés, d’où la perte de 40 milliards de la CDP.

Puisque cette approche est un ‘risk free’ pour les prestataires (employés d’État), car c’est le peuple qui va payer les pots cassés pour le manque en gagner, on se retrouve avec des obligations actuarielles déficitaires, obligeant à l’État d’augmenter ces taxes ou à réduire ces services, ce qui est complètement inacceptable, irresponsable et inéquitable.

Si les employés de la fonction publique veulent prendre des risques à obtenir un rendement de 8 %, c’est à eux d’assumer les risques, non le peuple !

Voici certaines recommandations :

1)          Réduire les prestations des prestataires actuels, car ils sont sous financés.

2)          Accepter un rendement de 4 % qui est beaucoup plus réaliste et moins risqué, et réduire les prestations.

3)          Augmenter les cotisations des participants actuels pour qu’ils assument le risque.

En ne prenant aucune décision, on ne fait que retarder l’inévitable, un jour ou l’autre
l’État va être en défaut de paiement, et ça va juste faire plus mal.

Petite note :

 

Le FARR est la portion que le gouvernement a empruntée (36 milliards) pour satisfaire quelques années les obligations actuarielles des fonds de pension de leurs employés publics.

 

Non seulement, ils ont spéculé sur de l'argent emprunté, perte environ de 10 milliards, mais aussi le coût de l'emprunt est 2 milliards par année, donc, un coût récurrent à chaque année, car l'État depuis des décennies ne paye plus le capital, mais juste les intérêts.

 

Donc, le point d’équilibre n’est pas de 8 %, mais bien de 13 %, pour compenser le coût de l’intérêt.

 

Durant la débâcle de la CDP (à cause d'une spéculation excessive), aucun politicien n'a osé parler d'un tel sujet, préférant taire à la population les coûts réels des retraites dorées, comme d'habitude, simple copinage entre les politiciens et les syndicats.