Kruger et la Caisse nient nuire à l'économie du Québec


Extrait de : Kruger et la Caisse nient nuire à l'économie du Québec, Argent, 26 août 2011

L'investissement de Kruger à Memphis, effectué avec l'aide de la municipalité et avec un prêt de la Caisse de dépôt et placement du Québec, est avalé de travers par les employés de l'entreprise à Crabtree.

Dans le cadre d'un investissement de 316 M$ US, Kruger prend de l'expansion à Memphis afin de produire plus de papier hygiénique. Elle reçoit 45 M$ de crédits d'impôt sur 15 ans de la part de la municipalité. À cela se greffe un prêt de 211 M$ de la Caisse de dépôt.

Ce financement choque les syndiqués, explique Daniel Tessier, président du Conseil central de Lanaudière de la CSN. «C'est l'argent du fonds de retraite des travailleurs qui est investi à Memphis, déplore-t-il. Selon nous, un choix a été fait entre Crabtree et la ville américaine. Les usines de Kruger étaient en concurrence.»

Par ailleurs, Investissement Québec a déjà tenté de convaincre Kruger d'investir à Crabtree plutôt qu'aux États-Unis.

«Quand un organisme comme la Caisse de dépôt travaille pour investir à Memphis et qu'Investissement Québec travaille pour Crabtree, c'est problématique, dit M. Tessier. Comment se fait-il qu'ils sont allés dans des directions opposées ?»

Vraiment, ils ont totalement rien compris ces syndicats.

Au départ la CDP n’est pas imputable aux syndicats mais aux rendements, ce sont des retraites futures, et le rendement doit avoir préséance sur le favoritisme.

De plus, il tape sur la mauvaise personne, si vous voulez grognez, grognez sur les politiciens qui ont préféré leur carrière politique, que de créer une province ayant une forte compétitivité, remarquer vous aussi les syndicats n’avez pas aidez la cause.

Voici un excellent rapport qui a été publié par le MEQ (Manufacturiers et Exportateurs du Québec sur la compétitivité des entreprises du Québec), ainsi votre culture économique sera nettement améliorée.

Un autre facteur, non le moindre, nous sommes en pleine guerre économique, entre les États-Unis et les pays émergents, j’appelle cela le phénomène ‘Grilled Cheese, nous sommes calcinés sur les deux bords, malheureusement nous en subissons les dommages collatéraux, Electrolux en est un autre exemple.

Les syndiqués craignent que l'avenir de leur lieu de travail ne soit menacé. «Nous ne verrons pas de grands changements à court terme, indique Daniel Tessier. Mais à partir du moment où une entreprise consolide des usines aux États-Unis, nous sommes plus vigilants.»

Une décision d'affaires

Lorsque la Caisse s'est fait offrir l'occasion de prêter de l'argent, Memphis était la seule ville en lice pour obtenir le projet, assure Jean Majeau, vice-président principal aux communications chez Kruger.

«La décision d'affaires est fondée sur la valeur élevée du dollar canadien, précise-t-il. D'autre part, la majorité de la production est destinée au marché américain, proche de Memphis.»

Marché de proximité avant tout et une meilleure compétitivité, simple décision d’affaires.

M. Majeau précise qu'Investissement Québec était écartée du dossier avant que la Caisse ne soit sollicitée. Il ne restait qu'à faire un choix entre prêteurs.

«Nous parlions, dit-il, avec un syndicat bancaire d'une douzaine d'institutions fianncières, mais nous avons opté pour la Caisse parce que ça nous simplifiait la vie de travailler avec un seul intervenant.»

Kruger ne menace pas de réduire sa présence au Québec, poursuit Jean Majeau. «Depuis 1997, nous avons investi 450 M$ au Canada. De ce montant, nous avons misé 230 M$ à Crabtree. Nos marques de commerce comme Cashmere, SpongeTowels et Scotties sont premières au Québec et au Canada. Si nous voulons prendre de l'expansion, ce sera du côté américain.»

Un seul projet

La Caisse de dépôt n'a pas choisi entre Crabtree et Memphis, indique son porte-parole, Maxime Chagnon.

«Kruger a pris sa décision pour des raisons d'affaires, pour saisir une occasion de croissance aux États-Unis, souligne M. Chagnon. Quand elle a approché la Caisse, c'était le seul projet soumis.»

Le porte-parole rejette l'idée que l'intervention de la Caisse nuise à l'économie du Québec.

Si l'économie du Québec va mal, c'est à cause des politiciens irresponsables et l'omniprésence du pouvoir syndicale qui ont influencé leurs décisions depuis des décennies, ça pouvait allez, quand le dollar canadien était 30 % inférieurs au dollar américain, mais à parité plus une guerre économique, le Québec n'est plus de taille, à moins d'avoir une sérieuse valeur ajoutée ou des ressources naturelles convoitées.

«Nous investissons déjà beaucoup ici, mais nous appuyons aussi des entreprises québécoises dans leur croissance à l'international, ajoute M. Chagnon. Il est important de bâtir une génération d'entreprises actives ailleurs. Ça renforce la présence des compagnies québécoises pour jouer le jeu de la concurrence.»