L'économie du Canada n'a pas fini de ralentir

 Je vous l’avais bien dit, le pur effet, ‘grilled cheese’.

L’effet grilled-cheese

 

Malheureusement  le Canada se retrouve entre deux superpuissances, la Chine et les États-Unis qui se font une bataille monétaire.

 

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Un vrai ‘grilled-cheese’, pas moyen de dévaluer notre monnaie, car on possède trop de richesse naturelle.

 

Notre principal client de proximité, les États-Unis dévaluent volontairement leurs monnaies (QE 2) et notre principal compétiteur, les Chinois  maintiennent leurs monnaies sous-évaluer, une vraie tranche de fromage qui se fait graduellement calciné, on n’est vraiment pas dans une situation facile.

 

Donc, baissé les impôts des entreprises, c’est comme prendre des Aspirines

pour un mal de tête, quand nous avons une tumeur au cerveau.

 

Réduire les impôts soulagerait temporairement certaines entreprises, mais ne règle pas le problème de fonds, les enjeux sont beaucoup plus importants qu’une simple table d’imposition.

 

Source : La baisse des impôts des entreprises ne profite qu'à une minorité

J’ai l’impression d’avoir plus de cervelles que la moitié des économistes à la gomme que je lis et qui pullulent d’inepties.

Je me  tape au minimum 1000 articles par 2 semaines, et dîtes-vous bien, il y en a des imbécilités qui se disent, surtout quand ils ont des comptes à rendre à leurs employeurs ou les groupes d’intérêts, qu’ils desservent.

Enfin, il y a toujours les blogues …


Extrait de : L'économie du Canada n'a pas fini de ralentir, Olivier Schmouker . les affaires.com . 08-08-2011

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) n’est guère optimiste pour l’avenir de l’économie mondiale, et en particulier celui du Canada. Nous allons tous vers une accentuation du ralentissement économique, à l’échelle de la planète…

Les indicateurs composites avancés de l’OCDE continuent de signaler un ralentissement de l’activité économique

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Étude OCDE

Ainsi, pour le quatrième mois consécutif, le Canada connaît un taux de croissance mensuel négatif, d’après les calculs des économistes de l’OCDE. En juin, celui-ci était de -0,5%, et les mois précédents, respectivement de -0,5% (mai), -0,3% (avril) et -0,1% (mars). Et en février, la progression n’avait été que de +0,1%. Du coup, le taux de croissance annuel de l’économie canadienne est désormais de -1,5%.

Si l’on regarde maintenant l’indicateur composé avancé global du Canada, on note qu’il ne cesse de reculer, mois après mois. Il était en juin de 100,5 points, alors qu’en février, il était de 102 points. Il s’agit là, selon les experts de l’OCDE, d’un «ralentissement» notable et presque continu depuis le début de 2010.

Cela étant, l’OCDE ne parle pas de «possible pic», comme il le fait pour d’autres pays, à l’image du Japon et des États-Unis. Ce terme évoque le fait que les économies concernées ont connu un «retournement confirmé» de leur évolution, il y a quelques temps. Par exemple, dans le cas de nos voisins du Sud, leur économie s’est mise à décroître depuis le début de 2011, et rien n’indique pour l’instant que la tendance changera à court terme. En ce qui concerne le Canada, l’OCDE ne veut pas encore se prononcer sur un éventuel pic qui aurait été atteint au début de 2010.

Plus inquiétant encore, des zones économiques entières auraient atteint un pic au tout début de l’année. Il y aurait la zone OCDE ainsi que celle des pays du G7 : la première a perdu entre mai et juin 0,3 point, son indicateur avancé étant passé de 102,5 à 102,2 points ; et la seconde, 0,3 point aussi, son indicateur étant passé en un mois de 103 à 102,7 points.

À noter que la même tendance s'observe dans les économies émergentes. Même la Chine est concernée : l'indicateur de l'Organisation y recule en un mois de 0,3 point, à 99,9 points. Quant au Brésil, il connaît lui aussi un ralentissement de sa croissance économique, avec un indicateur en baisse de 1,1 point, à 96,6 points.