La mondialisation, ces charlatans de l’européisme

Il est intéressant de constater que les discours officiels de nos politiciens oligarchiques ont de moins en moins d’emprise sur leur peuple.

Si l'on veut s'en sortir, il faut que le peuple reprenne la situation en main, car sans cela, on ne s'en sortira pas.


Un extrait de la mondialisation par l’UPR (Union Populaire Républicaine)

« L’union du peuple pour rétablir la démocratie »

Nous devons retirer en urgence le pouvoir à tous ces charlatans de l’européisme qui nous avaient promis que l’Union européenne, l’euro et la mondialisation « inévitable »nous apporteraient prospérité et plein emploi.

Plus que jamais, les analyses et les propositions de l’UPR s’imposent.


Extrait de : La mondialisation apparaît au grand jour, UPR, 3 août 2011

Si l’Union européenne n’avait pas existé pour empêcher les États d’Europe de défendre leurs intérêts nationaux, il n’y aurait pas eu de « mondialisation inévitable ».

Cette politique, couronnée par les Accords de Marrakech du 15 avril 1994 et la création de l’OMC, a eu pour conséquence :

  • de démanteler une grande partie des réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services qui protégeaient les économies américaine et européennes d’une concurrence frontale avec des pays à très bas coûts de salaires et de charges,
  • d’autoriser toutes les entreprises occidentales (grandes et petites) de tous les secteurs (agriculture, industrie et services) à transférer des milliards de dollars ou d’euros vers des pays comme la Chine pour y construire des usines, des bureaux et des centres de recherche afin d’y délocaliser leurs activités,
  • d’autoriser ces mêmes entreprises à réimporter dans les pays occidentaux toutes leurs productions ainsi réalisées à très bas coûts.

Cette politique de démantèlement a été totalement asymétrique puisque les pays à très bas coûts (Chine, Inde, Asie du sud-est) se sont bien gardés d’accepter une même déréglementation pour ce qui les concerne.

QUELS ONT ÉTÉ LES RÉSULTATS ?

  • 1- dans un premier temps (une quinzaine d’années), les détenteurs de capitaux occidentaux ont engrangé des profits de plus en plus colossaux grâce à ce transfert de production vers des pays pauvres ; les consommateurs occidentaux ont également profité de produits incroyablement bon marché dans certains domaines (vêtements, jouets, produits électroniques, électroménager, etc.).
  • 2- mais au même moment, ce que gagnait le consommateur occidental, le salarié (c’est-à-dire la même personne) le perdait : fermeture d’usines, montée continuelle de la précarité, pressions à la baisse sur les salaires, démantèlement progressif des acquis sociaux obtenus par nos aïeux entre, disons, 1860 et 1985.
  • 3- produisant de moins en moins de produits concrets, les économies occidentales (et les États-Unis au premier chef) sont devenues des économies de consommateurs. Les destructions d’emploi dans l’agriculture et l’industrie et les services n’ont pas été compensées, ni en nombre ni en qualité, par les créations d’emploi. Celles-ci se sont en effet concentrées dans les secteurs de la distribution (vente de produits en hypermarchés), des services (banques, informatique, restauration) et des loisirs (jeux vidéos, ..). C’est-à-dire, si l’on y réfléchit bien, dans des activités essentiellement virtuelles et périphériques aux productions tangibles.
  • 4- quitte à forcer le trait, l’ensemble du monde occidental s’est ainsi mis dans la position du rentier, du retraité, du vacancier ou du chômeur indemnisé, en faisant faire le travail par des gens sous-payés situés à l’autre bout du monde. Sous couvert de modernité et de « mondialisation heureuse », le gouvernement américain et la Commission européenne nous ont ainsi concocté une économie de type esclavagiste, pour le plus grand profit d’une infime classe de détenteurs de capitaux, mais aussi pour celui des rentiers et des retraités ayant placé leurs économies dans des fonds de pension.
  • 5- derrière tous les artifices de présentation, les économies occidentales – au premier rang desquelles l’économie américaine – sont devenues des économies parasites (c’est l’adjectif utilisé avant-hier par le Premier ministre russe Poutine à l’encontre des États-Unis), qui produisent de moins en moins de richesses RÉELLES.
  • 6- ce qui ne peut que résulter d’un tel système est clair : à terme, c’est un appauvrissement de la grande masse des peuples occidentaux qui se profile.
  • 7- pour masquer cet appauvrissement tendanciel, l’ensemble du système financier a poussé à une hausse exponentielle des crédits. Cela a été notamment le cas des crédits aux particuliers, tout spécialement aux États-Unis, afin de leur permettre de poursuivre pour quelque temps encore une insouciante « dolce vita », toute relative d’ailleurs.

C’est cet endettement généralisé, conjugué à la baisse continuelle de l’activité économique RÉELLE – et non VIRTUELLE -, qui est en train de conduire les États-Unis et l’Europe vers la catastrophe.

Car puisque l’on ne peut pas tabler sur une augmentation exponentielle et sans fin de l’endettement public et privé, il arrive fatalement un moment où tous les peuples vont enfin découvrir le pot-aux roses :

  • - les pays occidentaux ne produisent plus assez de richesses réelles pour maintenir le niveau de vie de leurs populations.
  • - les dirigeants américains et ceux de l’Union européenne, et tous ceux qui nous intimé l’ordre de leur faire confiance, ne sont pas des hommes d’État mais des Jérôme Kerviel de la politique. Leur  dramatique irresponsabilité collective est en train d’éclater au grand jour.

CONCLUSION

Comme le dit un proverbe bouddhique chinois, « shan e daotou zhong you bao » = « Le bien et le mal finissent toujours par avoir leurs récompenses respectives ».

Après une vingtaine d’années de cette stratégie proprement suicidaire, les États-Unis sont en train de s’effondrer industriellement, économiquement, financièrement, mais aussi mentalement et psychologiquement. C’est aussi, hélas, le cas de nombreux pays d’Europe, qui les ont imités servilement à cause du piège de la « construction européenne ».

A contrario, après une vingtaine d’années de transferts gigantesques de toutes les usines et de tout le savoir faire occidental, et après autant d’années de labeur inouï et sous-payé du peuple chinois au profit de l’Occident, la Chine est en passe de devenir la première puissance de l’univers.


Si vous voulez en connaitre un peu plus sur l’historique et les conséquences de la mondialisation, les carnets de Paysan Savoyard sont excellents.