La prescription keynésienne et le déficit budgétaire (6).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

Au début des années 1930, la règle d'équilibre budgétaire a été jetée par-dessus bord.Une cause majeure de ce changement est la « révolution keynésienne » en théorie et en politique économique.

Nommée d'après John Maynard Keynes qui a le premier formulé cette nouvelle théorie dans son livre de 1936, La Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie , elle prétendait que l'économie de marché serait intrinsèquement instable et sujette à des fluctuations vastes et prolongées de l'emploi et de la production.

Le remède était qu’en période de récession ou de dépression les hommes de l’État fassent des déficits budgétaires pour soutenir la dépenses et la reprise dans l'économie, et dans les phases de prospérité engrangent des excédents budgétaires pour amortir les tendances inflationnistes et pour rembourser ou réduire tout endettement accumulé.

Au lieu d'équilibrer le budget chaque année, les keynésiens disaient que c’est sur le cycle économique que le budget doit être équilibré, les décideurs étatiques usant de leurs théories avec sagesse et clairvoyance pour gérer et manipuler les dépenses, l’imposition et l'emprunt de l’état pour maintenir le plein emploi, la stabilité économique, et la croissance économique à long terme.

Avec une arrogance extrême, ces économistes keynésiens prétendaient qu'ils auraient découvert, et pourraient administrer, une panacée pour toutes les incertitudes et vicissitudes dans la plus grande partie de la vie économique quotidienne.

Cependant, alors que les keynésiens caressaient leurs rêves de maîtriser et de manipuler l'économie de marché par l’« activisme » miraculeux de leur politique monétaire et budgétaire, les politiciens ordinaires qui cherchent à se faire élire et réélire, trouvaient dans cette révolution keynésienne leur miracle à eux.

C’était enfin là le moyen d'offrir à leurs électeurs quelque chose pour rien. Sous prétexte de « créer des emplois », de « favoriser la croissance économique », et de « libérer l’économie de ses fluctuations »,

Ils allaient apparemment pouvoir proposer indéfiniment des dépenses sans avoir besoin d’associer la facture d’impôts correspondante à leurs promesses électorales.

Davantage de redistribution sociale,

1.      de logements sociaux;

2.      de dépenses publiques d’enseignement,

3.      plus d’argent pour les heureux bénéficiaires des subventions de l’état dans la culture ou la recherche scientifique ;

4.      de plus grosses subventions pour certains groupes de producteurs dans la circonscription électorale du candidat ;

5.      des administrations publiques en expansion pour réglementer et contrôler divers aspects des entreprises et des échanges au bénéfice des divers groupes d'intérêts particuliers qui tentent de manipuler le marché à leur avantage propre grâce au pouvoir des hommes de l’état.

Les possibilités paraissaient illimitées, et toutes avec une facture pour le contribuable bien plus faible que la facture réelle, pour toutes ces merveilleuses dépenses offertes à des divisions croissantes de la société.

Les politiciens n’auraient pas pu le faire, si la contrainte n’avait pas été levée sur la capacité de l’état à emprunter pour dépenser.

Les politiciens n’auraient pas pu le faire, si la contrainte n’avait pas été levée sur la capacité de l’état à emprunter pour dépenser.

Le recours à l’emprunt a ouvert la boîte de Pandore
de la démagogie et du pillage politiciens.

Ceux à qui l’état a promis ses dépenses, ses politiques et autres prestations diverses les reçoivent aujourd’hui, et au cours de la période qui précède les élections que les politiciens, qui offrent ces avantages politiques, espèrent bien gagner.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.       Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées