Le capitalisme comme libérateur de l'Homme (4).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

Ces charges contre le capitalisme et la société libre sont-elle justifiées ? Absolument pas. En fait, il n’existe aucun récit historique qui falsifie et dénature la réalité au point où le fait cette critique socialiste de la société libre de marché.

A partir du XVIIIème siècle et pendant tout le XIXème le capitalisme, et la philosophie politique du libéralisme classique qui l’accompagnait, ont insisté sur la liberté et la dignité de l'individu. Ce sont les libéraux classiques qui ont fait campagne contre l’esclavage et qui y ont mis fin, d'abord en Europe puis dans le reste du monde.

Ces libéraux appelaient à la fin du règne des rois et des princes, ou du moins à restreindre leurs pouvoirs par des constitutions et des élections paisibles. Ils appelaient à un règne impartial du droit, à l’abolition de la torture et autres châtiments cruels.

Le programme libéral classique comprenait l'abolition de tous les privilèges, faveurs et subventions censés bénéficier à l'aristocratie, ainsi que la fin de tous les monopoles créés par la réglementation et le protectionnisme d’état. Il appelait à la liberté d’entreprendre, à la liberté du commerce et de l’industrie, et à la liberté de déplacement.

En d'autres termes, le libéralisme classique et le capitalisme sont une idéologie de la libération de l'homme vis-à-vis de l'oppression politique et de la pauvreté. Ils sont à l’origine de la liberté humaine et de la prospérité matérielle dans le monde moderne. Ce sont eux qui ont servi de fondement à la République américaine.

Jamais le capitalisme du XIXème siècle n’a condamné aucun travailleur à une vie de perpétuelle pauvreté. Bien au contraire, l'économie marchande en expansion n’a cessé de créer des emplois nouveaux, et mieux rémunérés que les décennies précédentes.

·         C’est elle qui a produit la richesse et la hausse des revenus qui ont permis l'émergence d'un phénomène complètement nouveau dans l'histoire humaine : une classe moyenne autonome et instruite qui n’a cessé de croître à mesure que les classes inférieures amélioraient leur bien-être économique.

·         C’est grâce à l'investissement privé que le capitalisme n’a cessé de porter la productivité du travail à de nouveaux sommets.

·         Enfin, les parents ont pu gagner suffisamment pour que leur progéniture ne soit pas contrainte d’entrer dans la vie active à un âge prématuré.

Et cela a produit quelque chose d'unique dans l'histoire : l'enfance, une période où les jeunes pourraient connaître l’insouciance du jeu, et la possibilité d’apprendre, avant d'entrer dans le monde du travail.

Le libéralisme classique et l'ordre du marché ont favorisé les associations privées et les organismes de bienfaisance qui ont donné aux travailleurs pauvres accès aux soins médicaux, aux retraites et aux places à l’école pour leurs familles. Les famines ont disparu, la pauvreté n’a cessé de se réduire dans d’immenses proportions, et les longs horaires d’un travail difficile ont été lentement mais sûrement facilités et raccourcis à un degré sans précédent.

Le capitalisme a été le libérateur de l'humanité. Il nous faut réapprendre cette grande histoire et ces glorieux résultats de la première ère du capitalisme, dans une société qui ne reconnaît plus guère quel est le système qui a fourni le confort et le niveau de vie que trop de nos concitoyens tiennent pour acquis.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.       Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées