Bombardier n’exclut pas une nouvelle réduction de production


Extrait de : Bombardier n’exclut pas une nouvelle réduction de production, Martin Jolicoeur, les affaires.com, 31-08-2011

À moins d’un revirement de situation important, Bombardier envisage de devoir réduire la cadence de production de sa gamme d’avions régionaux, assemblés à Montréal.

«Ce n’est pas notre projet, a tenu à préciser Guy Hachey, le président et chef de la direction de Bombardier Aéronautique. Nous travaillons fort pour éviter une telle décision. Mais si la situation ne change pas de manière importante, nous devrons possiblement prendre une décision (à ce propos), plus tard à l’automne», a-t-il précisé lors de l'appel conférence suivant la publication des résultats trimestriels de Bombardier.

La direction n’a pas précisé l’importance des réductions de production envisagées dans les usines montréalaises, mais a admis que la lenteur de la reprise économique aux États-Unis et en Europe nuisait considérablement à la conclusion de nouvelles commandes des Canadair Regional Jet (CRJ). En outre, les institutions financières se montreraient plus frileuses que par le passé pour le financement de nouveaux avions.

Bombardier n’a enregistré aucune nouvelle commande de CRJ ou de Q400 au cours du dernier trimestre. Plusieurs commandes prévues pour le deuxième trimestre auraient été repoussées à plus tard, au troisième et au quatrième trimestre, explique la direction. Des «campagnes» actuellement en cours auprès de clients pourraient aussi déboucher sur de nouvelles commandes.

Concurrence à cinq

Mais M. Hachey ne cache pas que le marché des avions régionaux ne s'est pas comporté dernièrement à la hauteur des prévisions de la compagnie. «C'est une évidence», a-t-il commenté, ajoutant suivre de près cette situation. En dépit de l'incertitude ambiante, ce dernier ajoute qu'il serait «prématuré» de prendre une décision actuellement.

Outre le contexte économique, Bombardier a de plus admis que la concurrence accrue dans le marché des avions régionaux pesait sur ses résultats. Une concurrence qui vient maintenant de Chine, de Russie (Sukhoi) et du Japon (Mitsubishi), en plus du Brésil (Embraer).

Embraer, a-t-il dit, a fait du «bon travail» en assurant d'une présence «partout sur la planète» et en se montrant plus agressive en Amérique et en Europe. Elle a également pu profiter d'un carnet de commande d'avions régionaux plus garni que celui de Bombardier lorsqu'a débuté la récession, ce qui expliquerait en partie son apparente aisance à traverser la turbulence actuelle.

Comment acquérir en un temps record des technologies que l’on ne maîtrise pas?

 

La technique est relativement simple, les chinois font un ‘joint venture’ avec le fabricant, en contrepartie, il accèdera le marché chinois, les Chinois vont essayer d’obtenir  51 %, de la nouvelle société.

Les actionnaires sont bien contents, ils vont faire du profit à court terme, par contre c’est un marché de Faust, quand les Chinois vont maitriser la technologie, ils deviennent des compétiteurs.

Ce qui est d’autant plus ironique, la technologie qui est transférée au Chinois, a tout probablement reçu des subventions de recherche et développement dans les pays d’origine.

Dans le cas, des avions régionaux chinois, c’est le ACAC ARJ21 est un avion régional bi-moteur, et est le premier jet pour passagers à être développé et produit en série en République populaire de Chine. Sa capacité en passagers est de 70 à 90 places. Il est développé par la compagnie Avic 1 Commercial Aircraft Corporation (ACAC).

 

Mais si l’appareil est chinois il est construit selon les techniques fournies par la société McDonnell Douglas pour la production du MD-90 en Chine, ce qui explique sa ressemblance avec l’avion américain.

 

En effet, McDonnell Douglas avait fourni à son partenaire chinois les plans de l'avion pour une production sous licence.

 

Programme industriel majeur du 11e plan quinquennal, le développement de l'ARJ21 (pour Advanced Regional Jet 21st century, avion régional à réaction du 21e siècle), a reçu les autorisations officielles permettant son passage en phase industrielle en octobre 2002, après la création du consortium ACAC. Client de lancement, la compagnie chinoise Shandong Airlines a commandé en septembre 2003 dix ARJ21-700 pour livraison fin 20072.

 

L'assemblage final du premier prototype a débuté à Shanghaï le 30 mars 2007 Le premier appareil est sorti d'usine vendredi 21 décembre 20073. Le vol inaugural était prévu pour le 28 mars 2008 mais il a été retardé de six mois officiellement pour des délais dans le programme d'essais de certains équipement par les fournisseurs4. Le premier vol a finalement eu lieu le 28 novembre 20085. Fin 2008 le journal China Daily, citant le président du consortium ACAC, a annoncé que la première livraison ne pourrait pas intervenir avant le début de l'été 2010.

 

Source : ACAC ARJ21, Wikipidia

 

China Squeezes Foreigners for Share of Global Riches

 

Foreign companies have been teaming up with Chinese ones for years to gain access to the giant Chinese market. Now some of the world's biggest companies are taking a risky but potentially rewarding second step—folding pieces of their world-wide operations into partnerships with Chinese companies to do business around the globe.

 

Several forces are motivating China's foreign partners to strike global deals that would have been unthinkable a few years back. China's big government-backed companies now have enormous financial resources and growing political clout, making them attractive partners outside China. In addition, the Chinese market has become so important to the success of multinational companies that Beijing has the ability to drive harder bargains.

 

But such deals also carry risk. Several earlier joint ventures inside China have soured over concerns that Chinese partners, after gaining access to Western technology and know-how, have gone on to become potent new rivals to their partners.

 

"Foreign partners are seeing they will have to sometimes sacrifice or share the benefits of the global market with the Chinese partner," says Raymond Tsang, a China-based partner at consultancy Bain & Co. "Some of the [multinational corporations] are complaining. But given the changing market conditions, if you don't do it, your competitors will."

 

Source : Acquisitions étrangères : Un sérieux risque