Le communiqué de la Banque du Canada


Extrait de : Le communiqué de la Banque du Canada, les affaires.com, 07-09-2011

Banque du Canada

La Banque du Canada a annoncé aujourd'hui qu'elle maintient le taux cible du financement à un jour à 1 %. Le taux officiel d'escompte demeure à 1 1/4 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 3/4 %.

Les perspectives économiques se sont détériorées à l'échelle du globe au cours des dernières semaines, plusieurs risques à la baisse entourant la projection énoncée par la Banque dans la livraison de juillet du Rapport sur la politique monétaire s'étant matérialisés.

·         La crise de la dette souveraine en Europe s'est intensifiée, une vaste gamme de données ont révélé un ralentissement de la croissance mondiale et la volatilité sur les marchés financiers s'est fortement accrue.

·         Les récentes révisions apportées aux données de référence indiquent qu'aux États-Unis la récession a été plus profonde et la reprise plus modeste que ce qui avait été annoncé précédemment.

Ces chiffres révisés conjugués aux données économiques récentes impliquent que la croissance dans ce pays sera plus faible qu'escompté auparavant.

·         La Banque s'attend à ce que les ménages américains restreignent encore davantage leurs dépenses étant donné leur niveau d'endettement élevé, le recul important de leur richesse et la situation difficile sur le marché du travail.

Au Canada, on fonctionne encore au crédit facile, le taux d’endettement des Canadiens est supérieur( 120 à 180 %), au taux d’endettement des Américains avant la crise( 140 %).

·         En outre, les stimulants budgétaires aux États-Unis se transformeront bientôt en freinage budgétaire. Les difficultés budgétaires et financières aiguës en Europe ont engendré une baisse généralisée de l'appétit pour le risque et pourraient entraîner des bouleversements plus graves sur les marchés financiers mondiaux.

D'importantes mesures additionnelles de la part des autorités européennes seront nécessaires pour résoudre ces difficultés. La croissance des économies émergentes a été robuste, mais son rythme et sa composition se ressentiront de la faiblesse des grandes économies avancées. Même si les cours des produits de base ont reculé en raison de l'assombrissement des perspectives de croissance à l'échelle du globe, ils demeurent relativement élevés.

En grande partie sous l'effet de facteurs temporaires, la croissance économique a stagné au Canada au second trimestre. La Banque prévoit toujours que la croissance reprendra au deuxième semestre, à la faveur des investissements des entreprises et des dépenses des ménages, même si la baisse de la richesse et des revenus devrait vraisemblablement modérer la progression des investissements et de la consommation. L'offre et le coût du crédit aux entreprises et aux ménages demeurent très favorables. Toutefois, les conditions financières se sont resserrées quelque peu au Canada et pourraient se resserrer davantage si les conditions financières mondiales continuaient de se détériorer. La Banque anticipe maintenant que les exportations nettes demeureront une importante source de faiblesse, du fait de l'affaiblissement de la demande à l'échelle du globe et des problèmes qui continuent de se poser sur le plan de la compétitivité, en particulier la vigueur persistante du dollar canadien.

Aussi, avec la manipulation des monnaies souveraines, telle que la monnaie chinoise qui est sous évaluer et crée du dumping social et de la délocalisation, qu’il a volontairement oubliés, pour ne pas offusquer l’oligarchie.

La baisse de régime de l'économie mondiale atténuera l'intensité d'utilisation des ressources et les pressions inflationnistes au Canada. La Banque prévoit que l'inflation mesurée par l'IPC global continuera à baisser à mesure que s'estomperont les facteurs temporaires, telle l'augmentation notable des prix des aliments et de l'énergie. L'inflation mesurée par l'indice de référence devrait rester bien contenue, étant donné que la progression de la rémunération du travail est toujours modeste, que la productivité se redresse et que les attentes d'inflation demeurent bien ancrées.

Tellement modestes, que vos augmentations de salaire ne compenseront même pas l’inflation.

Compte tenu de tous ces facteurs, la Banque a décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 1 %. En raison du ralentissement de l'activité économique mondiale et de l'incertitude accrue sur la scène financière, la nécessité de réduire la détente monétaire a diminué. La Banque continuera à suivre de près la situation économique et financière au Canada et à l'étranger, de même que l'évolution des risques, et à établir la politique monétaire de façon à atteindre la cible d'inflation de 2 % à moyen terme