Les banques manipulent les États pour soutenir la Grèce

On sait comment nos oligarchies contrôlent nos politiciens, en voici un exemple.


Extrait de : «Les banques manipulent les États pour soutenir la Grèce», 20.fr, 14 septembre 2011

Pour l’économiste à l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, une sortie de la Grèce de la zone euro est très peu probable. En revanche sa faillite est inévitable…

Charles Wyplosz pose un regard acéré sur la crise grecque. D’après lui, si la Grèce sort de la zone euro, la France plongerait en récession.

Une sortie de la Grèce ou d’un autre pays de la zone euro vous semble-t-elle plausible?

C’est très peu probable. On joue vraiment à se faire peur. C’est de l’ordre du fantasme. Il n’est pas possible d’exclure un pays. Normalement, l’entrée dans la zone euro est définitive et irrévocable. Il n’y a pas de procédure prévue même si rien n’est impossible.

Complètement idiot, ce qu’il dit : ‘définitive et irrévocable’, seule la démocratie a l’ultime pouvoir, et si le peuple grec décide de sortir de l’Euro,
ils sont dans leurs droits.

Pour que la Grèce sorte de l’euro, je ne vois qu’une seule possibilité: une révolte de la population grecque. La sortie d’un État de la zone euro ne se négociera pas sereinement autour d’une table. Elle se fera dans un climat d’extrême agitation. Mais si un pays sort, vous ouvrez la boîte de Pandore. Après la Grèce, pourquoi pas l’Italie et l’Espagne.

Quelles seraient les conséquences pour la France?

Si la Grèce sort de la zone euro, idem pour l’Italie, le Portugal et l’Espagne, la France s’expose à une faillite bancaire. En effet, les banques françaises détiennent beaucoup de dettes de ces pays. Elles devraient faire une croix dessus. La précarité du système financier serait telle qu’il faudrait envisager une recapitalisation des banques par l’État. Problème: les caisses sont vides. Une telle situation ne ferait qu’amplifier le ralentissement économique actuel et plongerait la France dans une récession.

D’autre part, la sortie de la Grèce de la zone euro ou d’un autre pays impliquerait de sa part une forte dévaluation. De fait, les entreprises françaises vont perdre en compétitivité.

C’est exactement ce dont ils ont peur, quand les pays périphériques vont sortir de l’euro, ils vont dévaluer leurs monnaies, ainsi devenir beaucoup plus compétitifs.

On maintient les pays en difficulté dans l’euro, pour empêcher de futur compétiteur, créant ainsi un fort taux de chômage dans ces pays.

Cela entraînerait une baisse des échanges commerciaux et donc encore un risque de s’enfoncer dans la récession. En revanche, si l’Allemagne quittait la zone euro, elle retrouverait sa monnaie forte. Une bonne nouvelle pour les exportateurs français (leurs produits seraient moins chers).

La Grèce va-t-elle faire faillite?

C’est inévitable. Tous  ceux qui disent le contraire sont dans le déni. On aurait dû laisser la Grèce faire faillite dès 2010 au lieu de faire des plans de sauvetage.

En fait les banques notamment françaises manipulent les États pour qu’ils soutiennent la Grèce coûte que coûte. Elles ne veulent pas perdre les sommes investies dans les obligations grecques.