Les Québécois veulent des syndicats plus transparents

Pour le Canada

·       95% d’entre eux estiment que les syndicats devraient être obligés de divulguer leur situation financière régulièrement.

·       Une majorité de travailleurs, soit 85,3% des répondants, a ensuite déclaré être en désaccord avec l’idée qu’un syndicat verse des contributions financières à un parti politique.

·       Plus de 82%, sont d’ailleurs opposés à ce que leur syndicat utilise leurs contributions syndicales pour financer des publicités négatives envers des partis politiques.

·       Plus de 71% d’entre eux ont affirmé être opposé à l’idée que leurs contributions syndicales soient employées pour soutenir un groupe qui n’a pas de liens avec leur secteur de d’activité.

Pour le Québec en particulier

·       Quelques 85% des travailleurs non syndiqués ont précisé qu’ils n’étaient pas intéressés à ce que leur emploi actuel devienne syndiqué.

·       Plus de la moitié, soit 54,4%, ont affirmé qu’ils préféreraient ne pas être syndiqués s’ils en avaient le choix

·       Plus de 88% des répondants Québécois estiment que le scrutin secret devrait être utilisé lors des votes portant sur la création ou la dissolution d’un syndicat.

·       Plus de 72% des répondants estiment que les travailleurs devraient avoir le droit de franchir une ligne de piquetage pour manifester leur désaccord envers leur syndicat.


Extrait de : Les Québécois veulent des syndicats plus transparents, Carl Renaud, Argent, 5 septembre 2011

Les travailleurs québécois souhaitent que les centrales syndicales soient davantage transparentes et qu’elles dépensent mieux les contributions prélevées auprès de leurs membres.

Une étude de l’association Infotravail, obtenue en exclusivité par l’Agence QMI, révèle que près de 95% d’entre eux estiment que les syndicats devraient être obligés de divulguer leur situation financière régulièrement.

La même proportion de répondants a indiqué que les travailleurs devraient être en mesure d’obtenir de l’information sur le bilan financier d’un syndicat, pendant un processus de syndicalisation. La recherche d’Infotravail a été réalisée en juillet dernier auprès de 1001 travailleurs Canadiens, dont 250 étaient des Québécois.

Les tiers des syndiqués sondés ont d’ailleurs déclaré que les contributions qu’ils versent à leur syndicat sont mal dépensées. Une majorité de travailleurs, soit 85,3% des répondants, a ensuite déclaré être en désaccord avec l’idée qu’un syndicat verse des contributions financières à un parti politique.

Presqu’autant de répondants, plus de 82%, sont d’ailleurs opposés à ce que leur syndicat utilise leurs contributions syndicales pour financer des publicités négatives envers des partis politiques.

Les travailleurs interrogés ont une opinion semblable pour l’appui accordé aux groupes de pression. Plus de 71% d’entre eux ont affirmé être opposé à l’idée que leurs contributions syndicales soient employées pour soutenir un groupe qui n’a pas de liens avec leur secteur de d’activité.

Le syndicalisme en mutation au Québec?

Les données compilées dans l’étude d’Infotravail montrent que la perception des Québécois envers le syndicalisme a évoluée même si le taux de syndicalisation demeure important dans la province.

Plus de 38% des répondants ont déclaré occuper un emploi syndiqué au Québec. Il s’agit du niveau le plus élevé au pays puisque la moyenne canadienne est inférieure à 32%.

Occuper un poste syndiqué ne semble pas un objectif à atteindre pour la plupart des travailleurs sondés par Infotravail. Quelques 85% des travailleurs non syndiqués ont précisé qu’ils n’étaient pas intéressés à ce que leur emploi actuel devienne syndiqué.

La situation est semblable chez les répondants qui occupent actuellement un emploi syndiqué. Plus de la moitié, soit 54,4%, ont affirmé qu’ils préféreraient ne pas être syndiqués s’ils en avaient le choix.

Droit de non-affiliation

 

Donne le choix aux travailleurs d'adhérer librement à un syndicat, permet aux salariés qui ne souhaitent pas devenir membres d'un syndicat de payer moins de cotisations ou de ne pas en payer du tout.

 

Puisque les États-Unis ont 22 États qui possèdent le droit de la non-affiliation examinons les incidences économiques par rapports aux autres États qui obligent la syndicalisation.

 

Europe : Les travailleurs non syndiqués des 47 pays membres du Conseil de l'Europe n'ont aucune obligation d'adhérer à un syndicat ni de payer des cotisations syndicales à des fins autres que de négociation.

 

En somme, seuls les salariés qui adhèrent volontairement au syndicat paient des cotisations et celles-ci doivent servir à l'organisation du syndicat, à des contributions aux partis politiques et à des causes sociales.

 

Canada :  Les syndicats sont toujours autorisés à prélever des cotisations auprès de tous les travailleurs en milieu de travail syndiqué, même ceux qui ont décidé de ne pas adhérer au syndicat.

 

États-Unis :  Dans 22 États, (Right to Work State) les lois sur le droit au travail interdisent les conventions collectives exigeant que des salariés adhèrent à un syndicat ou paient des cotisations. : Alabama, Arizona, Arkansas, Florida, Georgia, Idaho, Iowa, Kansas, Louisiana, Mississippi,Nebraska, Nevada, North Carolina, North Dakota, Oklahoma, South Carolina, South Dakota, Tennessee, Texas, Utah, Virginia, and Wyoming.

 

Le droit de la non-affiliation (Right to Work) modifie le comportement des unions sur la négociation des travailleurs. Un État où le droit de la non-affiliation est appliqué, l’union doit travailler pour garder la fidélité du travailleur pour qu’il reste dans l’union et de payer ses cotisations syndicales.

 

Les syndicats sont plus susceptibles de se concentrer sur les questions fondamentales, telles que : la rémunération, les avantages et les conditions de travail qui offrent des avantages immédiats pour les travailleurs, et moins susceptibles à négocier des accords complexes qui renforcent leur contrôle sur le lieu de travail au prix d’entraver la productivité.

 

En conséquence, les syndicats qui sont assujettis au droit de la non-affiliation deviennent moins un frein sur la productivité, mais pas au détriment des travailleurs.

 

Les avantages pour les employeurs sont évidents ; dans un État ou le droit de la non-affiliation existe, les d'employeurs reçoivent plus de productivité pour chaque employé.

 

Pour les salariés, le bénéfice d'une loi ‘Right to Work’ peuvent être moins évidents, mais influencent inévitablement l'économie fondamentale : la productivité du travail, incite aux futurs employeurs de s’y installer, donc plus de  demandes pour la main-d'œuvre, plus d'emplois sont offerts et augmentent les salaires attachés à ces emplois.

 

On remarque empiriquement que les emplois et les salaires augmentent plus rapidement dans les États ou le droit ‘Right to Work’  existe, une proposition gagnante-gagnante pour les travailleurs et les employeurs.

 

Nous pouvons facilement le constater depuis une décennie, les fabricants d’automobiles se déplacent vers les États où le droit de la non-affiliation existe.

 

Source : Le droit de la non-affiliation (Right to Work State) aux États-Unis

Malgré les résultats précédents, la plupart des Québécois ayant répondu au questionnaire, soit 51,3%, croit que les centrales syndicales demeurent aussi importantes qu’elles l’ont été dans le passé. Moins de 42% des répondants ont affirmé que les syndicats étaient désormais moins importants qu’ils ne l’étaient autrefois

Revoir les règles

Quelques règles bien établies dans le monde syndical sont remises en question par les travailleurs qui ont répondu à l’étude d’Infotravail. Le mode de scrutin et les lignes de piquetage font notamment l’objet de critiques.

Plus de 88% des répondants Québécois estiment que le scrutin secret devrait être utilisé lors des votes portant sur la création ou la dissolution d’un syndicat. Actuellement, un syndicat est en voie d’être formé quand de 35% à 50% des employés visés ont signé une carte de membre. Dans le cas d’une dissolution, les employés doivent faire circuler une pétition et récolter un nombre de signatures qui correspond à 50% plus une voix du total des membres de l’unité.

Une majorité de travailleurs syndiqués ont par ailleurs manifesté le souhait d’obtenir le droit de traverser une ligne de piquetage lors d’une grève. Plus de 72% des répondants estiment que les travailleurs devraient avoir le droit de franchir une ligne de piquetage pour manifester leur désaccord envers leur syndicat.


L’analyse de Louis Fortin, représentant d’Infotravail et chercheur à l’Institut économique de Montréal

Argent : Pourquoi les travailleurs Québécois veulent que les syndicats soient plus transparents?

Louis Fortin : «Plusieurs travailleurs ont vécu des frustrations dans le passé. Certains estiment que les contributions qu’ils versent à leur syndicat sont mal dépensées. D’autres ont entendu dire que dans différents pays, les États-Unis, la France et l’Allemagne par exemple, il y a des lois qui obligent les syndicats à divulguer leurs états financiers. Il y en a également qui sont mécontents parce que leurs contributions ont servi à financer un parti politique ou une cause avec lesquels ils sont en désaccord. Les membres ne sont pas consultés pour ce genre de dépenses. Enfin, tous les scandales qui ont frappé le secteur de la construction et la FTQ ont soulevé bien des soupçons chez les syndiqués»

Argent : Est-il important que les syndicats deviennent plus transparents?

Louis Fortin : «Absolument! La plupart des employés syndiqués au Québec sont forcés d’adhérer à leur syndicat et sont obligés, en raison de la formule Rand, de payer des cotisations syndicales. Ça peut créer de la frustration parce que les travailleurs ne contrôlent pas les dépenses. Aux États-Unis, une loi oblige les centrales à remplir chaque année un questionnaire pour préciser le salaire de leurs dirigeants, la valeur de leurs fonds de grève et le détail de leurs investissements»

Argent : Pourquoi le taux de syndicalisation est plus élevé chez-nous?

Louis Fortin : «Le climat est favorable à la création de syndicats chez-nous. Le taux de syndicalisation est élevé parce que les centrales ne sont pas tenues d’organiser des scrutins secrets au moment de créer un nouveau syndicat. Les organisateurs peuvent faire du porte à porte ou tenir des séances d’information improvisées pour demander aux gens de signer des cartes d’adhésion. Tous ce qu’ils doivent accomplir pour créer leur syndicat c’est de récolter 50% plus une voix de tous les travailleurs ciblés par le projet»

Argent : Est-ce que les syndicats sont encore aussi importants pour la société qu’ils l’étaient dans le passé?

Louis Fortin : «Ils jouent un rôle important dans plusieurs secteurs de l’économie, principalement dans le secteur public et dans le domaine de la construction. La plupart des gens croient que les centrales demeurent pertinentes de nos jours»

Évidemment, surtout dans le secteur public qu’ils ne veulent pas perdre aucun avantage, même si tous s’écroulent autour d’eux. Ils vivent dans un autre monde, malheureusement plus on attend pour améliorer la productivité et réduire les dépenses du secteur public, plus on risque de tomber haut quand on va être obligé de le faire. Ce que Bouchard a fait, il y a 20 ans, ne vas être que des peanuts.

Lisez à la fin de ce carnet, si nous avions des politiciens courageux, non des carriéristes.

Argent : N’est-il pas surprenant que la majorité des travailleurs syndiqués préféreraient ne plus l’être?

Louis Fortin : «Plusieurs travailleurs sont syndiqués par obligation. Ils ont postulé pour un poste qui était syndiqué et ils l’ont décroché. Tout monde a une expérience différente du syndicalisme. Certains peuvent en vouloir au mouvement parce qu’ils jugent avoir été mal défendu dans le passé»

Je constate du ‘politically correct’ dans sa réponse, mais il y a aussi d’autres facteurs, difficile de performer quand tu es dans un milieu syndical, tes confrères vont te dire, cesse de faire du zèle, on risque de moins bien paraître.

Éducation : quasi impossible de licencier un professeur incompétent ou par manque de motivation, demander à un directeur d’école il va le confirmer. La convention collective, la loi en éducation impose la règle du commun dénominateur, de la standardisation: tout le monde il est égal bon prof mauvais prof. tout le monde est pareil.


It’s time our politicians fixed the imbalance.

If our politicians here in Canada admitted to the seriousness of the current fiscal situation, as Mr. Walker has in Wisconsin, and were bold enough to aggressively deal with the problem, they’d start in the same place: with overly generous public sector wages and benefits.

Like Wisconsin, Canada’s public sector enjoys a significant wage premium. That is, workers in the public sector are paid significantly more than comparable private sector workers.

Specifically, after accounting for differences in education and skills (and other factors that influence wages) public sector workers enjoy a wage premium of up to 38%.

The premium varies depending on occupation and industry.

·       Those in retail (sales clerks, cashiers, supervisors) enjoy a 26% premium in the public sector.

·       Those in management enjoy an 18% premium; child care and home support workers receive a 15% premium, while financial, secretarial and administrative occupations receive a 13% premium.

·       Even chefs and cooks get 15% more in the public sector.

And that’s just the wage premium. Factor in pension, health, and other benefits such as job security, and there’s no wonder we’re starting to see a growing backlash against public sector compensation.

How do public sector workers get away with it? It’s simple;

Their unions are able to hold the general public for ransom.

Typically, public sector services (health care, education, garbage collection, transit services, etc.) are provided in a monopoly environment. That is, very few services are exposed to competition. When governments have a monopoly on service provision, public sector unions can extract a significant wage premium by threatening to strike. And if they do, we have no alternatives to the monopolized services.

C’est pour cela qu’un chauffeur d’autobus fait autant qu’un ingénieur, et l'on ne compte pas l’extrême générosité de leur pension insolvable sur le dos du peuple.

A dramatically different situation exists in the private sector. Suppose unionized workers at a grocery store decide to exercise their right to strike.

1.      First, the strike does little more than inconvenience consumers because so many alternatives are available.

2.      Second, competitive pressures push both the employer and union to settle their differences quickly.

3.      Unions facing such pressures generally understand that unreasonable wage increases and other demands will ultimately be detrimental to the company and result in reduced employment (auto workers not included).

Meanwhile, the employer must balance the negative effects of a prolonged dispute (lost market share, customer dissatisfaction, reduced profitability, etc) with demands for wage increases.

In the private sector, competitive pressures on both parties
help resolve disputes on terms that both sides can live with.

No such mechanism exists when the service is provided by a government monopoly.

That’s why public sector unions can extract significant premiums for their services.

To rectify the problem, and restore the fiscal health of Canadian governments, our politicians should take a page from Governor Walker’s playbook and roll back the wage premium.

Canadian governments should also

·       restrict collective bargaining in the public sector by banning the right to strike for public sector employees

·       and having their wages and benefits linked to private sector counterparts.

(D’autant plus, que c’est le privé qui paie la facture, ce qui réduirait l’écart d’iniquité de distribution de richesse entre le privé et le public)

Rather than the inherently political negotiation process that current exists, public sector compensation should be determined by wage boards, independent governmental bodies responsible for collecting, analyzing, and setting wages in the public sector on the basis of wages and benefits in the private sector.

One of the main benefits of this approach is to better match public sector wages with economic conditions of the times.

During the recession and into the recovery, Canadians in the private sector have unfortunately dealt with job losses and reduced wages and benefits, while public sector workers enjoy their premium and demand for even more. It’s time our politicians fixed the imbalance.

Ce qui implique d’avoir des politiciens courageux et non des carriéristes.

Source : We need Scott Walker here