Oligarchie contre le Medac

L’oligarchie n’est pas unique au reste du monde, le Québec subit ces trafics d’influence.

Le Medac est une institution pour protéger le peuple contre les abus des grands, tel que les salaires faramineux des présidents des banques.

Il se bat contre l’évasion fiscale des banques qui ouvrent des succursales aux Bermudes ou en Jamaïque.

Power Corporation n’échappe pas non plus aux critiques du MÉDAC. Les deux organismes s’affrontent depuis des années en cour alors que le MÉDAC réclame, au nom des petits actionnaires, de pouvoir consulter les comptes de la filiale Gesca du géant financier. Power a perdu la bataille en Cour supérieure.

Par contre, pour combattre cette oligarchie, ça prend bien sûr de l'argent, mais le MEDAC subit des pressions financières très fortes depuis que l'AMF a décidé, en mars 2011, de ne pas renouveler sa subvention annuelle de 100 0 00 $.  

L’organisme dispose maintenant des cotisations de ses quelque 2000 membres, à raison de 35 $ par personne, d’une participation de 40 000 $ de certains partenaires et d’un versement de l’AMF de 25 000 $ pour soutenir son administration quotidienne.

Alors, par moyen détourner notre oligarchie tente de prendre le contrôle du Medac à cause de leur manque de financement.


Extrait de : Claude Béland voulait régler avec Power, Jean-François Cloutier, Argent, 21 septembre 2011

Quelques semaines après son départ du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), l’ancien président, Claude Béland, a révélé pourquoi la bataille opposant l’organisme à Power Corporation faisait du sur-place.

Le MÉDAC est engagé depuis plusieurs années dans un bras de fer avec le conglomérat afin d’obtenir la divulgation des résultats financiers de sa filiale Gesca, propriétaire de nombreux quotidiens québécois.

Dans une entrevue à Argent, M. Béland a indiqué qu’il existait des divergences profondes sur la façon de poursuivre le dossier depuis la victoire juridique obtenue en septembre 2010.

M. Béland a souligné que Guy Paquette, l’avocat représentant le MÉDAC, était désireux d’en arriver à un règlement à l’amiable dans le cadre duquel des dirigeants du MÉDAC auraient pu consulter de façon confidentielle les états financiers de Gesca. M. Paquette, qui travaillait jusqu’ici pro bono, aurait vu ses honoraires remboursés par Power dans le cadre de cette entente. Il n’a pas voulu faire de commentaires pour cet article.

M. Béland était lui aussi favorable à cet arrangement, jugeant disproportionnée l’énergie déployée par le MÉDAC dans ce dossier.

Yves Michaud, le fondateur du MÉDAC, a confirmé qu’il avait reçu des pressions de la part de M. Béland  (ex-président de la banque de Montréal) afin d’en venir à une entente à l’amiable.

«Il avait peur que Power nous mette en faillite», a-t-il mentionné.

Révélations surprenantes

M. Michaud a fait d’autres révélations surprenantes. Mario Albert, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), lui aurait fait miroiter lors d’un entretien un financement de 250 000$ de son organisme, lequel serait venu appuyer un autre financement de 250 000$ de Power Corporation pour le MÉDAC.

Une situation drôlement corrompu, L’AMF qui doit protéger son peuple donnera une subvention au MÉDAC, s’ils acceptent le financement
de Power Corporation.

L’art de bâillonner un adversaire qui fait trop de bruit.

M. Michaud affirme avoir rejeté catégoriquement ces propositions. «Je suis un homme de lutte. Ç’aurait été impensable pour moi d’accepter ça et de devoir me taire», a-t-il expliqué.

Pressentiments

En octobre 2010, M. Michaud a confié avoir eu le pressentiment du manque de volonté de M. Béland d’aller au fond des choses dans le dossier Gesca. «Je sentais les choses venir», a-t-il dit.