Pas de vote libre chez les libéraux

Bien sûr, pas de vote libre pour les libéraux, un peu de démocratie, ça ne vous dit rien ?

Tant qu’à être corrompus, allons-y gaiement, on attend toujours, une enquête sur la construction !

Je me demande, s’il y avait eu un vote libre, peut-être certains députés libéraux ayant suffisants de conscience sociale, aurait voté pour une enquête sur la construction.

Tant aussi longtemps que nous avons un mode de scrutin uninominal ( trois dans le monde), on va maintenir la dictature d'un premier ministre.


Extrait de : Pas de vote libre chez les libéraux, Geneviève Lajoie, Canoe.ca, 08-09-11

Jean Charest estime même qu'en période d'instabilité économique, les votes libres ne sont peut-être pas souhaitables.

SAINT-ALEXIS-DES-MONTS - Tandis que les députés péquistes pourront voter librement sur le controversé projet de loi Labeaume-Maltais sur l'amphithéâtre, les libéraux suivront, eux, la ligne de parti.

Au Parti libéral du Québec, la ligne de parti est là pour rester et le bill privé 204 ne fait pas exception à cette règle. Le premier ministre Jean Charest estime même qu'en période d'instabilité économique, les votes libres ne sont peut-être pas souhaitables.

«Chez nous, le vote ne fait pas de problème. On est dans un système où il y a une responsabilité collective, c'est ça notre système politique à nous, et quand je compare notre système à celui des Américains, je peux dire une chose, surtout dans le contexte économique actuel: je préfère de loin le système politique québécois», a-t-il déclaré jeudi, à son arrivée au caucus de deux jours des députés libéraux, qui se tient à Saint-Alexis-des-Monts en Mauricie.

Belle référence, on n’a certainement pas à taper sur la qualité de la gouvernance des États-Unis, juste le nôtre suffit: corruption, copinage et collusion font partie des manchettes régulières des médias.

Même son de cloche de la part de son leader parlementaire, Jean-Marc Fournier, qui croit primordiale la cohésion au sein d'un parti.

«Si notre caucus est incapable de convenir d'une position, comment peut-on ouvrir la porte, regarder le Québec et dire: voici la direction qu'on a, le premier test pour que nous ayons une position qui passe la rampe pour les Québécois, c'est que, dans notre famille politique, nous nous entendions», a ajouté son leader parlementaire, Jean-Marc Fournier.

Comme dans un c.a.

Plusieurs députés ont même comparé le caucus à un conseil d'administration. «C'est comme dans un c.a., on dit ce qu'on a à dire à l'intérieur du caucus et une fois la décision prise, on est solidaire de la décision», a tranché la députée libérale Charlotte L'Écuyer.

Tous les élus libéraux rencontrés sont d'avis qu'on peut laver son linge sale en famille, mais qu'une fois les discussions faites au sein du caucus, on doit respecter la décision du parti.

«On est dans un parti politique pour être solidaires, pour avoir des discussions dans le parti et une fois que le parti a pris une décision, on va le suivre, c'est notre mentalité», a affirmé le nouveau ministre du Développement économique, Sam Hamad.

Ridicule et insignifiant, je pense qu’il prend la population pour des imbéciles.

Scrutin uninominal une dictature du premier ministre

 

Tel est le régime de notre mode de scrutin majoritaire uninominal.

Ça fait plus de 40 ans qu’on en discute, rien n’est fait, par contre, on a le pire cas actuellement d’abus de pouvoir.

 

Notre mode de scrutin décourage les électeurs à voter, en 2008  (42.7 % des électrices et électeurs inscrits soit 2 448 612 personnes) ne sont pas allé voter au Québec, on se retrouve donc avec un parti libéral qui est devenu majoritaire avec 28% de l’électorat.

 

Dans ce mode de scrutin quand un parti est majoritaire, le premier ministre devient un dictateur, d’autant plus il y a aucune règle budgétaire pour le circonscrire, donc il devient un dictateur sans restriction, ni un ‘Recall’ quand il dérape.

 

Dans ce mode de scrutin quand un parti est majoritaire, le premier ministre devient un dictateur.

1.      Quand un premier ministre refuse une commission d’enquête, demandé par le peuple à 80 % et plus, est une insulte à une démocratie la plus élémentaire.

2.      Quand un premier ministre vote un budget sous bâillon, (1).

3.      Quand un premier ministre ne respecte même plus les recommandations du vérificateur.

4.      Quand un premier ministre présente de faux budgets équilibrés grâce à la manipulation comptable.

5.      Quand le premier ministre se préoccupe plus de l’intérêt de son parti que d’agir en fonction de l'intérêt public.

6.      Quand un premier ministre veut changer la carte électorale (projet 78) en choisissant l’électorat à son avantage.

7.      Quand un premier ministre a des comportements irresponsables et immoraux envers la population.

8.      Quand un ministre doit démissionner s’il n’est pas d’accord avec son premier ministre

 

Source : Scrutin proportionnel vs scrutin uninominal

La semaine dernière, la chef du Parti québécois a accordé le droit à ses députés de voter librement à l'Assemblée nationale, qui auront d'ailleurs l'occasion de tester cette façon de faire dès la rentrée lors de l'adoption du projet de loi privé 204.

«Les libéraux appuieront le bill privé, qui vise à sécuriser l'entente de gestion du futur amphithéâtre de Québec, a assuré le député de Vanier, Patrick Huot. C'est un vote unanime qu'on va avoir.»