Québec garde sa bonne note de Moody's


Extrait de : Québec garde sa bonne note de Moody's, Hélène Baril, La Presse, 16 septembre 2011

Même s'il est très endetté et que sa dette continue de croître, le Québec conserve une bonne note chez Moody's, qui ne voit pas de raison de s'inquiéter à court terme.

Le court terme doit être sérieusement pris en considération.

Cette réaction de la part de S&P nous en dit long sur la façon d'évaluer une obligation.

 

Ce n'est pas le niveau d'endettement qui compte,

mais uniquement les paiements à court terme.

 

Autrement dit, un pays peut s'endetter à outrance, pourvu qu'il effectue ses paiements à temps. Évidemment, la principale menace pouvant affecter les paiements futurs est bien connue. Il s'agit du total de la dette. Plus cette dernière correspond à un niveau élevé par rapport aux revenus du pays, plus il s'avèrera difficile de poursuivre les paiements.

 

Source : L'argent pousse dans les arbres

La Grèce était crédible financièrement, six mois plus tard elle était un État insolvable, ça peut virer 180 degrés en quelques mois,
selon l’humeur de l’Agence.

L'agence de crédit maintient la cote de crédit Aa2 du Québec, avec une perspective stable. Moody's estime que le gouvernement a pris les mesures adéquates pour résorber le déficit réapparu à la suite de la crise financière de 2008, notamment en augmentant ses revenus et en créant le Fonds des générations qui servira éventuellement à rembourser sa dette

«La province apparaît en très bonne voie d'atteindre dans les prochaines années ses objectifs de déficits dans le cadre de son plan de retour à l'équilibre budgétaire», écrivent les analystes de Moody's dans leur rapport annuel sur le Québec.

Facile d’arriver dans vos provisions, juste pour l’année 2012  on va payer quelque
8 milliards de dollars de plus en impôts, taxes, droits...
qu'au cours de l'année 2009-2010.

Vous avez bien lu: 8 000 000 000$.

Moody's souligne toutefois que la dette du Québec est la plus élevée des provinces canadiennes et qu'elle continue d'augmenter.

Pas pire, en moins d’un an, on a réussi à s’endetter de plus de 9.1 milliards,
et ça ne comprend pas toutes les magouilles comptables qui sont hors du périmètre comptable.

Pour le moment, la croissance économique et la faiblesse des taux d'intérêt ont un effet stabilisateur sur le niveau d'endettement, note l'analyste Michael Yake, mais la dette pourrait devenir problématique à plus long terme, selon lui.

Bingo, c’est là que ça se corse.

«Les pressions sur les dépenses, notamment celles concernant :

1.      les services de santé et autres services sociaux et, à plus long terme,

2.      le fardeau du service de la dette sur le budget

sont des défis que la province doit relever pour atteindre ses objectifs budgétaires», précise-t-il.

Tout un travail, mais aucune volonté politique pour faire des changements majeurs, car les groupes d’intérêts s’assurent de ne pas perdre aucun avantage, parfait immobilisme, on se dirige directement dans le mur, même symptôme que les Grecs.

Coup de pouce

Selon les plans du ministre des Finances Raymond Bachand, le Québec doit revenir à l'équilibre budgétaire en 2013-2014.

Mais une entente avec le gouvernement fédéral, qui doit lui verser 1 milliard en compensation pour l'harmonisation de sa taxe de vente, pourrait lui permettre d'éliminer le déficit un an plus tôt.

Il quête, comme d’habitude sur le dos du fédéral, mais attaquer
les problèmes de fonds, on oublie cela.

Le principal intéressé ne l'a pas nié, hier. «Ça va nous aider», a répondu le ministre Bachand, interrogé après une rencontre de presse portant sur le régime de redevances minières.

Le ministère des Finances publiera à la mi-novembre un état de la situation des finances publiques, à mi-chemin de l'exercice 2011-2012. «On verra à ce moment-là, mais, jusqu'à maintenant, on est en ligne avec nos prévisions», a dit Raymond Bachand.

Entre temps, grâce aux impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord et une lourdeur générale sur la liberté économique.
On est de moins en moins compétitifs.

Dans le classement global, le Québec s'est classé 57e sur 60

 

Ainsi, les fondamentaux du marché du travail québécois demeurent médiocres (et le gouvernement du Québec) doit mettre en place des politiques visant à

1.      améliorer la productivité,

2.      à assouplir les règlements sur le travail et

3.      à attirer des entreprises du secteur privé qui créent des emplois.

 

clip_image002[4]

Source : Measuring Labour Markets in Canada and the United States 2011 Edition

Le ministre a rappelé qu'il y avait encore 1 milliard de nouveaux revenus à identifier pour pouvoir éliminer le déficit en 2013-2014.

Si le milliard provenant du fédéral permet d'éliminer le déficit un an avant, ce sera parce que la croissance économique aura permis d'augmenter plus que prévu les revenus et que les prévisions du ministère des Finances étaient trop prudentes.

Une chose est sûre, l'argent d'Ottawa servira à réduire le déficit. «On ne s'en va pas dans de nouvelles dépenses», a dit Raymond Bachand.

Tant aussi longtemps que la carte de crédit du Québec va fonctionner,
nous sommes sur respirateur artificiel.
 

Un jour ou l’autre, peu importe les États, on ne pourra continuellement augmenter la marge de crédit et payer que les intérêts.

Ça va sauter !