US Senate to vote on China tariffs


La victoire des thèses libérales

Depuis les années 1960 dans les universités américaines, les économistes libéraux, autour de Milton Friedman et des « monétaristes », contestaient les politiques mises en place après la guerre, qui donnaient une place importante à un État puissant venant encadrer et réguler l’économie de marché. Ils prônaient pour leur part la mise en place de politiques libérales : un État se limitant aux missions régaliennes ; une baisse des prélèvements publics ; la mise en concurrence et la privatisation des monopoles publics ; une politique économique neutre se donnant pour objectif premier d’éviter l’inflation, à l’opposé des préceptes keynésiens en vigueur.

Pour faire prévaloir leurs thèses, les libéraux vont utiliser la crise économique qui commence au milieu des années 70, en affirmant qu’elle est la conséquence des recettes étatistes mises en place à l’après-guerre. Ces thèses vont l’emporter politiquement à la fin des années 1970, avec la victoire de dirigeants se proposant d’appliquer une politique économique libérale, R. Reagan et M. Thatcher.

1.      Redisons d’abord que la mondialisation est directement liée à la politique de libéralisation qui a été décrite dans le précédent article, et ce doublement :

La mondialisation, tout d’abord, est la mondialisation de l’économie de marché, gérée de façon libérale (en rupture avec le système d’économie mixte pratiquée en Europe occidentale jusqu’au début des années 1980).

Mondialisation et libéralisation sont en quelque sorte
les deux faces d’une même pièce.

2.      D’autre part les deux phénomènes, comme on l’a vu, s’alimentent et se renforcent l’un l’autre. Un système mondialisé n’est possible que si des mesures de libéralisation sont prises au préalable (baisse des droits de douane, suppression du contrôle des changes). Une fois mis en place, la mondialisation pousse à son tour à de nouvelles mesures de libéralisation (par effet de dumping généralisé).

·         Second élément de conclusion: la catégorie des salariés (c’est-à-dire la grande majorité de la population) a pâti de la mondialisation à de nombreux égards (c’est également le cas par voie de conséquence des artisans, commerçants ou agents des services publics situés dans les régions désindustrialisées) :

·         chômage massif ;

·         déqualification d’une partie du stock d’emplois ;

·         pression à la baisse sur les salaires et les conditions d’emploi ;

·         report sur les salariés des charges d’impôt dont se sont débarrassés,

·         à la faveur du phénomène de dumping fiscal, les titulaires de hauts revenus et les détenteurs de patrimoines…

Voulue par une petite minorité,
la mondialisation n’a profité qu’à celle-ci.

Source: Une petite minorité a imposé la mondialisation


Puisque, c’est dans la période de Clinton que les oligarques américains ont voulu intégrer la Chine à l’OMC, sans avoir sérieusement établi des règles sévères (bien sûr, à l’avantage des financiers et industriels à cette époque).

Les Américains sont à peu les seuls qui peuvent changer les règles du jeu.

Soyez assurés, tous les groupes de pression favorisant la mondialisation débridée vont tous faire pour empêcher de telles sanctions, ils vont être drôlement actifs au Sénat.

Une nième tentative, on ne sait jamais !


Extrait de: US Senate to vote on China tariffs, By Alan Beattie in Brussels, Financial Times, September 28, 2011

The US Senate is set to vote next week on legislation to punish China for manipulating its currency, as the renewed threat of global recession raises tension over exchange rates.

Harry Reid, Democratic leader of the Senate, said this week he would invoke “cloture” – a procedure to prevent delay – for senators to vote on a bill that would require the US to use estimates of currency undervaluation when calculating anti-subsidy import tariffs. The bill is subject to amendment, meaning that it could end up with so many additions it becomes in effect impossible to move forward, but experts in trade policy said it had a good chance of passing.

The issues of US currency legislation and the so-called “currency wars” – international tension over exchange rates had been in abeyance this year. However, that has reversed as safe-haven investment flows have strengthened the dollar, unemployment has remained high and the chances of a dip back into recession have increased sharply.

La pression du peuple va commencer à se faire sentir.

Brazil recently suggested that World Trade Organisation law be changed to permit tariffs to be imposed against imports from countries with undervalued exchange rates, a measure similar to the unilateral actions in the proposed US bill.

Si le Canada avait supporté les Américains sur la manipulation de la monnaie chinoise, peut-être nous aurions eu une meilleure relation économique
avec les Américains.

“There seems to be a global trend developing towards currency-related trade measures, and legislation in the US looks more and more plausible,” said Ted Alden, senior fellow at the Council on Foreign Relations.

The main stumbling block to the measure is the House of Representatives, where senior Republicans have previously expressed scepticism about similar laws. Kevin Brady, chairman of the House sub-committee on trade, referring to Dave Camp, chairman of the full ways and means committee, this year told the Financial Times: “Mr Camp doesn’t see us moving that currency legislation and I certainly don’t either”.

But Mr Alden said a groundswell of support might force the House to follow suit. Mitt Romney, one of the leading candidates for the Republican nomination for president, has taken an aggressive anti-China stance, including support for action on exchange rates. “It will be hard for the Republican [congressional] leadership to oppose currency legislation with Mitt Romney out there stumping for it,” Mr Alden said.

The draft legislation is sponsored by a group of senators from both parties including Charles Schumer, Democratic senator from New York, and Lindsey Graham, Republican from South Carolina. The bill would require the commerce department to use estimates of currency undervaluation when calculating so-called “countervailing duties”, imposed against imports deemed to be state-subsidised. Although the proposed legislation has been much more tightly drawn than previous currency bills, which would simply have levied an across-the-board tariff on Chinese imports, many trade lawyers still think it would be vulnerable to legal challenge at the WTO.

L’OMC est une vraie fumisterie sans réel pouvoir pour satisfaire les oligarches.

Proposing the legislation, Mr Schumer said: “China’s history of half-truths and broken promises on currency makes passing this legislation an economic imperative. There will be a bipartisan push to send this bill to the president’s desk this year.”

The House backed similar legislation in a non-binding vote last year. The White House has so far declined to comment publicly on the current version of the legislation. Administration officials say that if any bill arrives on Barack Obama’s desk, it could well come with two-thirds majorities in the House and Senate that would override a White House veto in any case.

Business groups representing multinational companies have mobilised against the legislation, saying that China’s violations of intellectual property rights and rigged government procurement market are more important issues, but privately accept there is a good chance of the bill passing.

Évidemment, les Costco, Wall Mart, Cisco, HP, Apple…, pas graves s'il y a
46 millions de pauvres Américains, aussi longtemps, qu'ils fassent
des milliards de profits.