109.3 million private-sector jobs is the same number the United States had 12 years ago

Selon l’Organization for International Investment – association représentant les filiales aux États-Unis d’entreprises multinationales – dans un rapport intitulé « The Foreign Investment Challenge for the United States« , les flux d’IDE vers les États-Unis ont enregistré, au cours des six premiers mois de 2011,  une baisse de 11% par rapport à ceux du premier semestre 2010.

Ce rapport a été présenté lors d’une réunion du Conseil présidentiel sur l’emploi et la compétitivité, présidé par la secrétaire d’État Hillary Clinton.

Une petite introduction du professeur Gérard Dussouy sur les théories de la mondialité et à la fin un extrait du rapport sur les investissements à l’étranger des compagnies américaines.


La « mondialisation heureuse »: une illusion ?

Le point de vue dominant libéral/mondialiste y clairement exposé : le libre échange mondial, la dérégulation des économies nationales et la globalisation des grandes firmes et des services (déboucherait sur « la mondialisation heureuse » (Dominique Strauss-Kahn).

Selon ces théories, le libre échange mondial présenterait deux caractéristiques :

1.      Il s’agirait d’un jeu à somme positive ;

2.      Tout le monde y gagnerait !

Le premier point mérite discussion : il est possible qu’en termes de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial, la mondialisation ait des effets positifs. Reste à savoir si le produit intérieur brut est à lui seul une bonne mesure du bien-être des individus et du fonctionnement harmonieux des nations.

Quant au deuxième point selon lequel « tout le monde gagnerait à la mondialisation », il relève clairement de l’illusion : « il n’est pas possible que tous soient gagnants »; « contrairement à la doctrine officielle la globalisation a ses gagnants et ses perdants » .

Alors qui sont les gagnants et les perdants du « sans frontiérisme » ?

Gagnants : les grands oligopoles mondiaux

Les grandes firmes transnationales tirent profit et puissance de la mondialisation : celle-ci leur permet de développer, à l’échelle de la planète, gains de productivité, économies d’échelle, extensions de leurs parts de marché et généralisation de la sous-traitance.

Gagnants : « la super classe mondiale »

La mondialisation a généré une classe de « transnationaux »: plus liés les uns aux autres par delà les frontières que reliés à leur peuple d’origine.

La part du revenu et du patrimoine, gagnée ou détenue, par les 1% des plus riches a fortement augmenté. La situation de ces plus riches s’est d’autant plus améliorée que l’immigration leur a fourni une main-d’œuvre à bon marché pour les servir dans leurs tâches domestiques.

Les perdants : les pays anciennement développés

La mondialisation du XXe siècle : car certains pays n’ont plus d’avantages comparatifs !  D'abord parce qu'il ne s'agit plus d'un jeu à deux mais d'un jeu réunissant un très grand nombre de partenaires ; et surtout parce qu'une des conditions du modèle ricardien - l'immobilité des facteurs de production au niveau international - n'est plus remplie.

Les délocalisations high tech privent les pays développés de tout avantage comparatif » pour qui « si le capital et la technologie migrent là où le travail est le moins cher, il n’y a plus d’avantages comparatifs »

Qui revient à ma question fondamentale:

 

Comment peux-tu compétitionner un chinois qui fait dix fois moins que toi, et est aussi intelligent et entreprenant que toi ?

 

Aucun économiste n’a pus me répondre intelligemment !

Perdants : les classes moyennes et populaires des pays développés

Or c’est très exactement ce qui se passe dans le cadre d’une double délocalisation :

·         délocalisation de la production de nombreux biens industriels (la Chine : usine du monde) et des services (l’Inde : paradis de l’informatique) et même des centres de recherches (transferts massifs de technologies –automobile, aéronautique, nucléaire) dans le cadre de grands contrats ;

Ces deux phénomènes sont lourds de conséquence pour les classes moyennes et populaires des pays développés :

·         le nombre des emplois qui leurs sont offerts diminuent et la destruction des sites économiques s’accompagne souvent de la disparition des cultures sociales et locales enracinées ;

·         leurs salaires subissent la pression à la baisse de la concurrence d’une main-d’œuvre abondante, voire infinie, celle des pays émergents et des pays pourvoyeurs d’émigration


The Foreign Investment Challenge for the United States

FDI US

Much of this fall reflects the surge of China, India, and other developing countries as attractive locations for multinational companies to expand.

The options the world presents to global firms have expanded dramatically in recent years, due to policy liberalization and resulting accelerated economic growth in so many countries.  

The United States cannot rest on past success and take its multinationals for granted.  Leaders of global corporations are  today  voicing concern about a deep set of problems facing  America: 

1.      complex taxation,

2.      broken immigration, and

3.      crumbling infrastructure.

What is unclear is what policies the United States will pursue in response to this challenge of maintaining America’s economic strength by, in part, sustaining an environment in which global firms can thrive here.  Perhaps the most pressing dimension of this challenge is filling the massive jobs hole that America still faces in the wake of the World Financial Crisis and Great

Recession

Today’s 109.3 million private-sector jobs is the same number the United States
had 12 years ago, in fall of 1999.

So, what will the future bring?  A pessimistic future would almost certainly lead to a continued erosion of America’s global competitiveness.  In absolute size, the U.S. subsidiaries of global companies may or may not hold steady. 

But their share of the U.S. economy would erode as they make key firm investments outside America.  

These firms’ dynamic connections to the broader U.S. economy would erode as well, with smaller contributions to the U.S. economy by the U.S subsidiaries of global companies:  less R&D, less investment, fewer exports, and fewer jobs.  All of this, in turn, would slow overall U.S. growth in productivity and standards of living.

This pessimistic future would probably not involve any dramatic crisis from a waning presence of insourcing companies.  But it would involve a slower-growing, less-dynamic U.S. economy without any rekindling of the growth trajectory insourcing companies followed in the last part of the 20thcentury. 

In the pessimistic future, 2020 may well arrive with business and government leaders bickering over why the U.S. labor market had still not recovered to its pre-Crisis health.

This need not be the future for the United States.  But it may well be if policymakers cannot meet the challenge of enhancing U.S. competitiveness.