Abolissons les commissions scolaires beaucoup plus simple !

Je pense que les Libéraux sont tellement dépassés par les évènements, il commence à improviser n’importe quoi, pour essayer de redorer leurs blasons.

En fait, il faut tout simplement les abolir, mais il y a en encore trop d’amis à satisfaire.


Extrait de : Québec prépare une révolution pour les commissions scolaires, Radio-Canada, 20 octobre 2011

Le budget administratif des 69 commissions scolaires du Québec sera amputé de moitié d'ici trois ans, annonce la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada.

Québec compte s'attaquer à leur appareil bureaucratique, diminuer leur taille et les transformer en « coopératives de services ».

Le projet du gouvernement Charest marque la fin des commissions scolaires qui règnent sur les écoles : les écoles et leur direction deviendront les maîtres du jeu.

Le statu quo n'est plus possible.

— Line Beauchamp

Le gouvernement Charest compte donc diminuer le budget administratif des commissions scolaires de 100 millions par année pendant trois ans. À terme, le budget s'établira à 271 millions.

« Il faudrait plus voir ça comme une coop de services. Une commission scolaire, c'est un endroit où je devrais avoir des services en commun que je peux aller prendre parce que je suis une école qui a tel ou tel besoin », explique la ministre.

Les 69 commissions scolaires, dit la ministre, deviendraient ainsi des répartiteurs qui pourraient, par exemple, affecter des professionnels d'une école à l'autre. Elles pourront aussi fusionner des services.

« Il y a des commissions scolaires qui sont d'accord pour dire: "on doit se faire beaucoup plus de regroupement de services entre nous" », indique la ministre Beauchamp.

Les écoles décideront dorénavant de leurs priorités. Elles choisiront leur personnel et réclameront les budgets dont elles ont besoin auprès à la commission.

 

Le financement des écoles dépendra cependant de leur rendement. Autrement dit, une école qui réussit aura plus d'argent que les autres.

Bon Dieu, il commence à avoir de l'imputabilité, par contre, imputabilité veut dire aussi transfert de pouvoir, est-ce qu'un directeur d'école va pouvoir licencier un professeur incompétent ou démotiver sans avoir le groupons de syndicat sur le dos ?

« Il arrive qu'on garde un certain pourcentage d'un budget et qu'on dise ce pourcentage sera redistribué à ceux qui atteignent les objectifs fixés », ajoute la ministre Beauchamp.

Le projet libéral doit d'abord être adopté lors du congrès du Parti libéral en fin de semaine.

La ministre Beauchamp compte pour sa part mettre tout son poids politique dans la balance pour que s'engage le changement.

L'annonce de la ministre est faite six mois après que le fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault, eut proposé de fusionner les commissions scolaires avec les directions régionales de l'éducation.


Les blogueurs :

Envoyé par Jérôme Boucher de Kamouraska, 20 octobre 2011

@Jacques Famery

Je vois qu'on possède les mêmes opinions de la Scandinavie. En effet, le modèle finlandais en éducation, tout comme le modèle luxembourgois, fait saliver. Accepté et appliqué par la suite par la Suède et la Norvège, on parle ici d'une éducation gratuite de A à Z, du primaire au doctorat.

Maintenant, plusieurs répondent que cela ne ferait que motiver les étudiants à être d'éternels cancres, de profiter du système. Erreur.

Sachez que l'échec n'est absolument pas toléré. On ne parle pas d'amendes, mais D'AMENDES. Qui plus est, seulement UN doctorat est payé par l'État: les autres doivent être payés par l'étudiant. Résultat: plusieurs entreprises s'impliquent par la suite dans l'éducation de leurs employés et paient la note question de spécialiser leur entreprise.

Fascinant. On est 70 ans en retard.

Pour les commissions scolaires, maintenant. Sachez qu'elles n'existent pas en Scandinavie: il s'agit en effet de coopératives de travail qui distribue les enseignants, les besoins financiers et le matériel aux écoles affiliées.

Il y a donc plus d'argent pour instaurer un système éducatif, tel que le PEI ici, qui fait l'amalgame entre théorie et école de la vie. Participation communautaire, politisation, connaissances générales et développement durable font partie de l'éducation.

Tiens, en partie ce qu'on offre ici. Vous comprendrez alors pourquoi je suis en accord avec cette mesure. Notez bien: il ne s'agit pas d'une abolition mais bien d'un assainissement des CS afin de les rendre plus productives, fonctionnelles et pertinentes.

J'aimerais cependant qu'on me précise ce qui adviendra des congédiés. Prime de départ? Incitations à la retraite pour ceux qui y arrivent? Comment ces gens gardent leur pouvoir d'achat et, de facto, leur admissibilité à la taxation donc à l'investissement dans son État?

S'agit-il d'un gros show de boucane pour camoufler le semblant de commission d'enquête? Ben oui, on le sait tous. Mais au moins, c'est louable.

Non, ils n'auront pas mon vote pour autant.

Envoyé par Josiane Tremblay de Quebec, 20 octobre 2011

J'ai enseigné pendant 20 ans et je n'ai pas vu de ''bonnes directions d'école'' qui motivent ses enseignants et encadre ses élève avec une vision pédagogique de l'Éducation.

Il s'en fait pu....On se retrouve avec des directions d'écoles qui n'aiment pas l'enseignement, font un certificat et applique sur des postes. Ils ne supportent pas de marcher dans les corridors durant les pauses ou faire des tournées de classe ou rassembler tout le monde dans la grande salle. Ça se fait pu.

Les profs se retrouvent tout seuls dans les corridors, et croyez moi, je les ai vus, ils baissent les yeux pour éviter le trouble.

 

Sacré problème, parce que une ''bonne direction d'école'' c'est celle qui motive les motivateurs a motiver, c'est le pilier du climat de toute une école. C'est un rassembleur qui s'intéresse aux enfants et à leurs réussites autant qu'à leurs difficultés.

Envoyé par Pierre Lagasse de St-Basile, 20 octobre 2011

"Il est temps que le pouvoir retourne dans les écoles."

Je suis d'accord, mais je ne m'attend pas à des miracles: on transfère des pouvoirs de gestionnaires (les commissions scolaires) à d'autres gestionnaires (les directions d'école). Il faudrait aussi, et surtout, donner plus d'automonie aux profs et faire un peu confiance à leurs compétences plutôt que de laisser des gestionnaires scruter tous leurs faits et gestes, les programmes, etc.

Mais décentraliser un peu les commissions scolaires me semble une bonne idée (ça fait longtemops que je le dis). Par contre, il faudra savoir comment cela va se faire. Hsitoriquement, chaque fois qu'on laisse les gestionnaires faire ce genre de réformes, on se retrouve avec plus de bureaucratie.

(ex: Les fusions municipales étaient censés nous faire économiser grâce à une réduction de la bureaucrtaie: le contraire s'est produit. Puis Charest a fait partiellement demi-tour: en rajoutant la bureaucratie des arrondissements.

Et dans le réseau de la santé, c'est pire.)

Envoyé par Pascal J. Nadeau de Ste-Catherine, 20 octobre 2011

C'est un projet très délicat qui risque de miner notre système public s'il n'est pas bien mené:

1- Le gouvernement doit gérer lui-même cette restructuration et non des cadres issues de ces mêmes structures. Si on ne fait que couper, il y aura rétention des budgets aux dépens des services sur le terrain.

2- Gérer le système scolaire à la performance est un danger majeur. Comment les écoles de Montréal devant faire face à une clientèle allophone et souvent défavorisée peuvent espérer performer et obtenir les ressources nécessaires à la formation d'une société équilibrée ?

On n'improvise pas avec l'éducation; il semble évident que cette mesure annoncée est surtout un geste de panique politique. Ne négligeons les impacts sociétaux potentiels (fuites budgétaire par étiolement, inconstance pédagogique d'une région à l'autre, polarisation des élèves issus de quartiers pauvres et riches, abandon des mesures d'intégration et d'adaptation pour les immigrants et les élèves en difficultés, etc.)

Il faut vraiment un plan plus responsable pour me convaincre... Pour l'instant ça sent le coup d'éclat, voire la démagogie.