Bulle immobilière: le FMI met le Canada en garde

Prudence, prudence, prudence …

Deux facteurs qui influencent une crise immobilière;

1.      Le taux d’endettement, les Canadiens ont un taux d’endettement de 120 à 180 % selon le groupe d’âge, les Américains ont sauté à 140 %.

2.      La confiance des consommateurs, les consommateurs n’achèteront pas une maison à 300,000 $, s’ils ne sont pas sûrs d’avoir un emploi l’année prochaine.

Ne vous fiez pas aux économistes des banques pour dire que tous vas bien, n’oubliez pas, c’est le peuple surendetté qui fait en sorte qu’ils font des milliards de profits.

C’est souvent au renouvellement de leur hypothèque que les gens perdent leurs maisons, car la banque vous accorde l’emprunt selon la valeur réelle du marché.

Donc, s’il y a une dévaluation sur le marché immobilier ex : 25 %, la banque réduira son hypothèque de 25 % et vous demandera de fournir la différence, pour une maison de 300,000 $ vous devez trouver vous-même plus de 75,000 $, ce qui tue actuellement les Américains, car ils n’ont pas les moyens de renouveler leurs hypothèques.


Extrait de : Bulle immobilière: le FMI met le Canada en garde, Agence France-Presse, 31 octobre 2011

L'indice a reculé de 1,7 point à Montréal, à 130,1 points. Cela signifie que le revenu disponible moyen excède de 30,1% le salaire exigé par les prêteurs hypothécaires pour financer l'achat d'une résidence au prix moyen (plus de 300 000$).

Le FMI a mis en garde lundi contre les risques que ferait courir à l'économie canadienne la croissance de l'endettement des ménages, déjà à un niveau record, et celle des prix de l'immobilier.

Un rapport préliminaire du Fonds monétaire international, publié à l'issue d'une mission au Canada, juge les perspectives à moyen terme «dans l'ensemble» favorables, alors que la croissance est devenue plus modérée après le vif redressement au sortir de la crise.

Il considère «approprié que la politique budgétaire s'oriente vers un rééquilibrage» après une relance efficace.

Cependant, «les risques de décélération dominent en raison d'une conjoncture extérieure difficile», estime le Fonds, qui prévoit une croissance de 2% en moyenne en 2011 et 2012, limitée par la faiblesse de la demande chez les partenaires commerciaux du Canada, la vigueur du dollar canadien et l'ajustement budgétaire.

Le FMI n'exclut pas que l'endettement des ménages et les prix des logements continuent à augmenter «beaucoup plus vite que le revenu disponible» et que de nouvelles mesures s'imposent «pour éviter un ajustement plus perturbateur à l'avenir».

 «Une correction du marché immobilier, déclenchée par exemple par un choc externe entraînant des pertes d'emplois significatives et/ou une forte chute des prix d'actifs, pèserait sur la consommation et sur l'activité dans la construction»,

indique le Fonds.

Pour réduire l'impact de tels événements potentiels, le FMI suggère l'augmentation de l'apport initial pour les emprunts immobiliers et un durcissement supplémentaire du ratio endettement/revenu.

Par ailleurs, «une politique monétaire accommodante restera appropriée pendant un certain temps en raison de la stabilité des anticipations d'inflation, de l'existence de capacités inemployées, du freinage budgétaire à venir et de risques externes accrus», estime le FMI, notant que le taux directeur de la banque centrale reste à 1% depuis septembre 2010.

 «Une marge subsiste pour assouplir encore la politique monétaire en cas d'affaiblissement de l'économie» et la Banque du Canada devrait «réagir rapidement à un resserrement éventuel de la liquidité dans un scénario d'aggravation des turbulences financières internationales».


  1. gravatar

    # by Rémy Pinette - 10 janvier 2012 à 23 h 28

    Article très intéressant, je vous invite en tant que blogger à commenter mon article sur le sujet sur: http://www.maison123.ca/2012/01/bulle-immobiliere-au-canada/