COALITION ET CONSCIENCE NATIONALE

J'aimerais soumettre le texte ci-joint

 

J'entends contribuer à développer un consensus, hors de toute partisanerie, mû par le

sentiment qu'une société viable doit faire preuve de cohésion autour de

sujets fondamentaux, qui ailleurs font spontanément l'objet de consensus de

société, et vont de soi.

 

Bien votre

Michel Pagé


 

ATTITUDES POSITIVES ET CONSTRUCTIVES, CONDITIONS À LA SOLIDARITÉ ET LA COHÉSION AU SEIN D’UNE SOCIÉTÉ PROSPÈRE ET VIABLE

.

COALITION ET CONSCIENCE NATIONALE

 

« Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver
Nous entrerons là où nous sommes déjà
Ça ne pourra pas,
car il n’est pas question
De laisser tomber notre espérance
»

- Gaston Miron

 

invective

Nous observons trop -sur le site Vigile ou ailleurs dans les médias de la presse écrite ou électronique - des attitudes négatives, sources de maux plus graves que ceux que les opinions dénoncent. Voyez la plupart des titres : tout le monde  critique ou invective : on réclame des têtes comme on offrirait une brebis sacrificielle. Un langage acrimonieux communique de mauvaises ondes et jette de l’ombre sur l’essentiel ou des actions utiles pour tous ! Cela a un effet dévastateur et destructeur ; cela projette du côté de l’ombre et de la dépression sociale ! « Si tous n’en meurent pas… tous en viennent à en être atteints !

Je vous fais cette brève missive : s’il vous-plait, ne versez pas dans le défaitisme, ni le cynisme, ni le mépris de l’autre. N’entraînez pas diaboliquement les autres dans l’antre du défaitisme, après avoir tout critiqué : cette attitude ne serait ni lucide, ni constructive, ni utile, ou les trois à la fois. Je vous exprime qu’il n’y a pas de situation désespérée, qu’un manque de conscience nationale et d’espérance en la dignité humaine et en la foi en quelque chose plus grand que soi, cœur et âme d’une société stable, viable et prospère. Je vous signifie que l’avenir de ce peuple francophone d’Amériques repose sur des attitudes diamétralement différentes que celles que nous offre le spectacle actuel de chicanes et de querelles intestines lamentables !

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Ce qui ferait défaut actuellement au sein de la société québécoise ? Plus que tout, une force de cohésion solidaire, un plaisir fondamental de cheminer ensemble. Tout le monde propose ses petites mesures, ses « structurites », ses petites critiques ; puis distille son venin, ses coups de pieds, ses crocs-en-jambe, et d’autres recettes miracles, recettes certes méritoires en d’autres temps, d’autres manières, mais que d’autres enroberont d’autres venins: C’est un tohu-bohu lamentable. Mais je vous le dis : en vérité, le  peuple en a marre des chicanes et de la fragmentation des opinions. Une tour de Babel de bruits terrifiants qui éloignent … les électeurs, les néo-citoyens, voire les sympathisants. Qui voudrait vivre dans un pays de chicanes et de discordes sur tout et sur rien ? Il n’y aurait pas faute à faire union, à se réunir autour de l’essentiel. Tous, les souverainistes et les fédéralistes à la B&B dans un sens large et inclusif, les gens mus de conscience nationale, nonobstant les opinions diverses sur des sujets secondaires, nonobstant même les options politiques -gens de droite, gens de gauche, gens de réformes, ou de quelque coin de pays où vous vous situiez-  se devraient, dans une société viable et prospère, de développer une voix concertée sur des sujets fondamentaux. Travailler ensemble et non dans un capharnaüm lamentable, voilà ce qu’il faut apprendre pour devenir une Nation viable ! Ne vous laissez pas entraîner vers les zones sombres. Conviez à la lumière du soleil, non aux ténèbres des profondeurs

Je vous propose une attitude constructive, de résilience et de cohésion à la base de la conscience nationale constructive ... Je soumets des illustrations… afin d’être utilement compris. 

Ainsi, le recul du poids relatif des francophones n’est pas "inéluctable". Après avoir fait preuve d’un degré étonnant de déni de la décroissance de la vitalité démolinguistique du français (au Québec, et au Canada) voilà que certains verseraient dans le défaitisme ! Écartez cette voix trompeuse, l’insécurité, et insécurité il y a, peut être salvatrice et galvanisatrice – elle le fût à maints moments de notre histoire- mais l’attitude négative et le défaitisme détruisent toute force de réaction constructive et font entrer dans la désespérance ! La décroissance du poids et de la vitalité de la langue française était annoncée depuis longtemps, résultat de paramètres effecteurs très clairs que décrivaient depuis longtemps des démographes (Messieurs M. Henripin, C. Castonguay, M. Termote, etc. depuis les années 80). La situation a bien failli progresser utilement, mais c’était sans compter l’insoutenable insensibilité du gouvernement libéral Charest pour les questions linguistiques depuis 2003. Les études "académiques" (IRPP, INRS, etc..ou de l’OQLF) hésitent ou évitent de proposer des solutions : elles décrivent stoïquement, au politicien lucide et responsable de le faire. Ainsi deux attitudes sont possibles : céder au défaitisme ou tout faire pour redresser la situation. La décroissance future n’est pas inéluctable si les moyens cohérents sont utilement déployés de manière à influer sur chacun des paramètres différentiels importants : immigration francophone qualifiée, intégration positive, francisation tout azimut, francisation des petites PME, respect par l’Administration de la Charte de la langue française, respect par les institutions fédérales de l’emploi en français en sol québécois et de la capitale nationale (promesse explicite du NPD), système d’éducation intégral en français pour tous (ce qui n’est pas le cas actuellement à cause des écoles passerelles et de l’arrêt à la onzième année de l’enseignement en français -alors que le Canada anglais, les É.U, etc. obligent à l’enseignement en anglais jusqu’à 18 ans, la fin des douze années du High school...) et ainsi de suite.

Vous voyez, au lieu de verser dans le défaitisme, il est possible d’adopter une attitude différente et d’identifier pour chaque situation de problèmes des actions correctrices constructives. Ainsi, un problème nouveau n’est plus perçu comme un désastre mais une occasion de développer d’autres moyens… Ainsi, sous cet horizon, la revitalisation de la langue française au Québec, voire au Canada-français, serait possible à condition d’évoquer une sorte de remède adaptée au pire des maux dont la langue française est atteinte, les attitudes psycho-sociales négatives ou destructrices ! Je vous le redis : le drame psycho-social joue en défaveur à la fois de la langue identitaire, de l’intégration positive des néo-citoyens et de l’identité québécoise !  Ainsi, je le reformule, les attitudes positives et rassembleuses sont des éléments constitutifs contribuant à la pérennité de la vitalité de la conscience nationale spontanée, à l’actualisation de l’amour de l’identité nationale forgée de la langue et de la culture spécifiques.

Une autre illustration plus spécifique :  Sur le seul sujet des cégeps en français reconnaissons que le statut quo n’est plus possible. Quelle mesure conférerait au système d’enseignement une cohérence qu’il n’a pas ? La preuve a été faite (IRPP, sept 2010), le choix du cégep influence le choix linguistique, reconnaissons-le. On peut alors (même certains du parti libéral ou autres !)  adopter  une position consensuelle de compromis et aller dans une direction cohérente qui contribuerait nettement à la réalisation à terme d’un objectif clair d’intégration positive à la langue commune et à l’identité québécoise.

Assez de bruit, de tout bord tout côté ; assez de tangage et de roulis artificiels: le mal de mer gagne un peuple, l’affaiblit et le désoriente! Il va d’un bord puis de l’autre, sans avancer. Un peu de cohésion et de solidarité dans toutes les questions essentielles. La langue identitaire est en péril et mérite l’union des voix !
Les commentaires au ton défaitisme
que l’on rencontre actuellement, c’est le fait que beaucoup continuent de discuter pour avoir raison, plutôt que de s’unir pour avoir collectivement une raison d’être

Rappelons-nous ( mais on n’enseigne plus l’Histoire à l’ensemble des étudiants des cégeps, contrairement à ce qui se fait partout ailleurs, dont au Canada-anglais) que la défaite des plaines d’Abraham serait en partie attribuable à la dissension entre Montcalm et Vaudreuil et à la crainte de Montcalm qu’un trop talentueux Lévis lui fasse ombrage. Au lieu d’unir les forces, celles-ci auront été divisées, avec le résultat que l’on sait.  La déclaration de Lévis après la reddition de Québec est utile : “ il est inimaginable que l’on rende une place sans qu’elle soit ni attaquée ni investie !” dira-t-il. Je propose qu’une pareille réplique aille très bien aux défaitistes de l’heure : on n’abdique pas avant que tout n’ait été tenté. Or, presque rien de cohérent n’a été fait depuis un bout de temps !

Et qu’est ce rejet global des racines et des traditions issues de la culture religieuse chrétienne et de l’immense contribution des communautés religieuses au Canada-français ? De l’ignorance. Et alors, par ignorance, on lessive une cohésion sociétale traditionnelle autour de valeurs communes : Voyez le désœuvrement général et la perte de conscience d’exister comme être collectif créateur, grâce in passé national projeté vers l’avenir En effet, tout est dans l’équilibre et le respect des valeurs, ainsi en est-il, ainsi nous l’enseigne les philosophes grecs de la démocratie athénienne.

Je vous invite donc à transmuter l’attitude défaitiste en une attitude de résilience, en un réflexe de saine combativité déterminée et positive. Si tous les bonnes gens qui écrivent sous Vigile, par exemple, ou d’autres, éditorialistes de certains journaux, développaient une telle attitude au-lieu de verser dans des critiques des uns les autres ou de convier à un défaitisme sombre, alors tout serait, que dis-je souverainement positif... Ainsi, je reprends ce que je signifiais auparavant (chap 1 dans http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1139510&def=Un+pass%C3%A9%2C+un+destin%2Fl'avenir+d'un+peuple%2CPAGE%2C+MICHEL%2C9782981220509 ), que tout mal est réductible aussi longtemps que l’attitude qu’on y oppose est positive et constructive !

Dans la vie, deux attitudes diamétralement opposées sont possibles. Un «  tous les obstacles m’écrasent » de Kafka ou un « J’écrase tous les obstacles. » de Balzac. Seul on risque de verser facilement sous le joug de la première attitude. Mais à deux, qui s’entraident, tout est possible. À plusieurs, une longue chaîne se déploie, qui lie utilement. Advienne un air persistant de cynisme et de sophisme alors la chaîne se fragilise, jusqu’à la rupture. On assiste alors à une prolifération de chaînons erratiques: un cancer se manifeste, c’est la mort potentielle du corps sociétal !  S’unir pour haler utilement, avec confiance et alors savoir l’essence du mot Pays ou être d’un ensemble flou pour se décourager par petits coups de critiques tout azimut, de crocs-en-jambe,  de cynisme morbide, de sophisme tortueux ? Le problème de ce genre d’attitudes négatives répandues au sein d’une population c’est qu’ils risquent de produire un  climat propice à une évolution négative. Sortez de cette spirale négative pour entrer dans l’espérance…

Voilà essentiellement. Ainsi, je vous convie à plus d’attitudes positives, de solidarité spontanée, de cohésion.…

Le plus positivement du monde.

Michel P.

septembre 2011

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Photographie d’Antoine Desilets reproduite par le Devoir. Une illustration d’optimisme, de solidarité et de charité humaine , bref d’un discours d’espérance…

 

«  Ne vous demandez pas ce que l’État devrait faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour vous entraider.. »