Des hausses de salaire de 3,1% en 2012

Ajouter toutes les hausses substantielles des taxes que les gouvernements vont vous imposer pour tenter d'atteindre l'équilibre budgétaire, vous risquez d'être plus pauvres.


Extrait de : Des hausses de salaire de 3,1% en 2012, CarolinePailliez, Argent, 13 octobre 2011

Les employeurs du Québec prévoient accorder des augmentations salariales de l’ordre de 2,8 à 3,1% en 2012, selon plusieurs sondages réalisés pour le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Les hausses de salaires devraient être légèrement supérieures à celles enregistrées l’année précédente. En 2011, elles avaient été de 3%, dévoile le «Dossier spécial sur les prévisions salariales 2012» du CPQ. La publication annuelle, constituée de quatre sondages, a été réalisée par Aon Hewitt, Mercer, Morneau Shepell et Towers Watson.

Les hausses suivent de près l’inflation, qui devrait connaître une croissance de 2,6% en 2012, selon les estimations de Mercer. Si le pouvoir d’achat est maintenu, « la situation financière de la population active canadienne n’est pas près de s’améliorer », écrit le consultant dans son rapport.

Malheureusement, quand il calcule le coût de l’inflation,
les dépenses ne sont pas toutes comptées.

Le sondage sur la rémunération du personnel non syndiqué au Canada de Mercer a été mené auprès de 675 organisations en juin dernier.

« La situation est tout de même plus positive que ces dernières années. Les gels salariaux ont continué de diminuer », constate Norma Kozhaya, directrice de la recherche et économiste en chef du CPQ.

Un tiers des entreprises répondantes avaient gelé les salaires en 2009. Elles n’étaient plus que 6% en 2010 puis 3% en 2011. Seules 2% d’entre elles ont l’intention de continuer en 2012.

Malgré les incertitudes qui planent sur l’économie mondiale, les entreprises se disent optimistes quant à la croissance et la rentabilité de leur organisation pour l’année à venir. Un quart d’entre elles s’attend même à une croissance importante de leurs revenus, remarque Moneau Shepell. Son étude a été réalisée auprès de 260 organisations au Canada.

 

« Le Canada et le Québec ont été épargné par la récession économique. Les entreprises continuent d’investir. Reste à savoir maintenant si les soubresauts actuels de l’économie ne se répercuteront pas chez nous », ajoute Mme Kozhaya.

Des secteurs favorisés

Les secteurs plus dynamiques, comme le pétrole et gaz devraient enregistrer des hausses de salaire de l’ordre de 4,3%. À l’opposé, les hautes technologies ou encore le commerce de détail connaîtront des hausses de 2,7% seulement, selon l’étude de Mercer.

Pétrole ou gaz ?, peut-être valable pour les provinces de l’Ouest.

« L’industrie minière est en pleine expansion. La demande de travailleurs est donc plus importante que l’offre, ce qui incite les entreprises à hausser les salaires. D’autre part, la rémunération n’affecte pas directement la profitabilité des entreprises », explique Jérôme Côté, cofondateur de 37-2, un cabinet spécialisé en rémunération, performance et gouvernance des entreprises.

« Dans le secteur du commerce de détail, à l’inverse, les salaires représentent les principaux coûts d’opération. Les résultats des entreprises se trouvent donc directement affectés par les augmentations », poursuit-il.

Des taxes supplémentaires

À la hausse des salaires, s’ajoute également celle des taxes. En tenant compte des différentes augmentations de taxe pour 2012, les employeurs du Québec devraient payer un coût moyen annuel supplémentaire de 173$ par travailleur, calcule le Conseil du patronat du Québec.

« Dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, les entreprises ont intérêt à bien rémunérer les employés mais il y a une limite à ce qu’elles peuvent payer pour demeurer concurrentielles », considère Mme Kozhaya

« Le Québec a obtenu la note C- pour ce qui est du coût de la main-d’œuvre dans la deuxième édition du «Bulletin de la prospérité du Québec» en août dernier; une note plus faible qu’en 2010. Les employeurs de la province paient annuellement environ 30% de plus en taxes sur la masse salariales que leurs concurrents de l’Ontario ou de la moyenne canadienne », écrit le CPQ dans son communiqué.

À la place d’investir une fortune sur le Plan Nord, qui est un projet fort contestable sur le plan économique.

Cela ne vous tente pas de rendre les compagnies existantes plus compétitives, a moins bien sûr, vous ne voulez pas offusquer leurs peuples et certains de vos amis, pour des programmes au-dessus de nos moyens.