Hydro-Québec, coupure, transparence, imputabilité, efficacité ???

En moins de 5 ans, Hydro-Québec a augmenté plus de 35 %, nettement supérieure au coût de l’inflation.
Facile, quand il manque d’argent dans nos sociétés d’État, on augmente les tarifs.
Mais est-ce qu’Hydro-Québec est bien gérée, pas moyen de le savoir, même le vérificateur général n’a même pas la permission de vérifier, oui, ça fait dur comme transparence.
Depuis 7 ans, le vérificateur général Renaud Lachance souhaite un élargissement de son mandat pour aller vérifier la gestion chez d'Hydro-Québec.
 
Une demande qui a toujours été refusée par le conseil d'administration de la société d'État.
 
« Il faut que le vérificateur général puisse aller chez Hydro-Québec sans demander la permission à Hydro Québec.
 
N'est-ce pas incroyable, le vérificateur est le chien de garde du peuple, mais il est incapable de vérifier la gestion de la société d'État, par contre Hydro-Québec n'a aucune gêne à augmenter les tarifs hydro-électriques sans avoir aucun souci si elle est bien gérée.
 
Et demain matin, je demanderai le déficit actuariel à Hydro Québec sur les fonds de retraite, bouche cousue sur l’information.
Un pur copinage entre le pouvoir politique et certains groupes d’intérêts.
Oui, M. le peuple, vous êtres justes du simple bétail à taxer, si vous êtres trop pauvres, c’est simple ou vous coupes.

Extrait de : Les coupures d’Hydro-Québec ont doublé en cinq ans, Argent, 28 octobre 2011
Le nombre de clients résidentiels a qui Hydro-Québec a coupé l’électricité en raison de problèmes de paiement est passé de 18 000 en 2005 à 36 000 en 2010.
L’Association coopérative d’économie familiale (ACEF), un organisme d'aide aux consommateurs, s'inquiète du fait que de plus en plus de clients ne parviennent pas à payer leur facture d'électricité.
L’ACEF y voit un lien direct avec la hausse des tarifs. Ces derniers ont augmenté de 18 % depuis 2004. Mais, surtout, l’organisme dénonce une politique plus agressive chez Hydro Québec.
« Depuis la récession de 2008-2009, ils ont augmenté les montants qui leur étaient dus et ils ont changé leur politique. Ils sont devenus très agressifs. Ils exigent des consommateurs de rembourser beaucoup plus rapidement, donc, ils vont aller plus vite vers l'interruption de service pour forcer les gens à rembourser », a dit Richard Dagenais, du comité énergie de l’ACEF de Québec.
En 2010, les pertes liées aux mauvaises créances ont atteint 137,8 millions $ chez Hydro-Québec. La société d'État se défend toutefois d'être trop rapide sur la gâchette, rappelant qu'en 2010, elle a aussi conclu 174 000 ententes de paiement avec des clients en difficulté.
« Il faut bien comprendre que l'interruption de service, c'est un processus de dernier recours. Avant d'en arriver là, le client d'Hydro-Québec a plusieurs mesures, il reçoit plusieurs avis de rappel, avis de retard », a expliqué Patrice Lavoie, porte-parole d'Hydro-Québec.
L'ACEF souhaite plus de flexibilité pour les ménages à revenus modestes et moyens faute de quoi, craint l’Association, la situation pourrait s’aggraver au cours des prochaines années.
« Entre 2014 et 2018, il y a augmentation des tarifs de l'ordre de 35 % et ça, ça va faire en sorte que les gens vont avoir plus de difficulté à payer », a ajouté Richard Dagenais.
Avec l'approche de la saison hivernale, les mauvais payeurs auront répit : entre le 1er décembre et le 31 mars, Hydro-Québec n'effectuera aucune coupure de service. Les clients qui veulent être rebranchés pour l'hiver vont devoir, quant à eux, contacter Hydro-Québec.