Jobs… comme dans emplois

Difficile de créer des emplois, quand le Québec se situe à la 57e position sur la qualité et la performance de sa main-d’œuvre tout en restant compétitif avec ses voisins de proximité en Amérique du Nord.


Extrait de : Jobs… comme dans emplois, Blogue de Pierre Duhamel, l’Actualité.com, 7 octobre 2011

Les derniers chiffres sur le marché de l’emploi sont extrêmement préoccupants pour le Québec. L’économie québécoise ne sait plus comment créer des jobs, malgré des investissements publics colossaux de 16 milliards de dollars pour l’exercice en cours.

En septembre, on comptait 2 200 emplois de plus au Québec, une infime proportion des 61 000 emplois créés dans l’ensemble du Canada. Par contre, 21 200 emplois à temps plein ont été perdus, remplacés en quelque sorte par 23 200 emplois à temps partiel.

Depuis 12 mois, il s’est créé 11,5 FOIS plus d’emplois à temps plein en Ontario qu’au Québec, soit 180 400 dans la province voisine contre 15 700 au Québec. Certes, il y avait du rattrape à faire du côté ontarien à cause des pertes massives d’emplois subies pendant la dernière récession, mais je n’aime quand même pas la tendance de l’emploi au Québec.

Certains vont pavoiser en constatant que le taux de chômage a pourtantbaissé de 7,6 % à 7, 3 % au Québec en septembre alors qu’il aaugmenté en Ontario de 7,5 % à 7,6 %.

Quelle formidable victoire ! Si le taux de chômage a diminué au Québec malgré une situation anémique de l’emploi, c’est que 12 900 personnes ont quitté le marché du travail entre août et septembre. Dans la province voisine, malgré tous les emplois créés, le taux augmente parce qu’on se retrouve avec 20 000 personnes de plus faisant partie de la population active.

Depuis janvier 2008, 106 000 personnes se sont jointes au marché du travail au Québec, contre 219 300 en Ontario. On parle d’un écart de 2,05 %, alors que la province voisine est 1,68 % plus populeuse que le Québec.

La faible croissance de la population active maintient et maintiendra au cours des prochaines années le taux de chômage québécois à un niveau relativement bas. Voilà une statistique fort trompeuse


L'emploi au Québec souffre

L'emploi au Québec souffre

Sébastien Lavoie, économiste en chef adjoint chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, commente la situation de l'emploi au Québec.

 

Source : L'emploi au Québec souffre, Argent, 6 octobre 2011