La Chine a attiré $86,68 milliards d’investissements directs étrangers en 9 mois

Entre temps, les pays modernes ont toute la difficulté à garder des emplois.


La question du yuan est au menu des discussions du G20 à Washington. Quel est le problème avec la monnaie chinoise?

Le yuan est la monnaie de la seconde puissance mondiale, du premier pays en termes de détention de réserves de change.Or cette monnaie n'est pas convertible: la Chine exerce un contrôle des changes pour en contrôler strictement la valeur. Le yuan est considérablement sous-évalué. De plus, depuis trente ans, la stratégie de Pékin est d'indexer le yuan sur le dollar, pour que les évolutions de ces deux monnaies soient synchronisées.

Quels sont les avantages de cette stratégie monétaire?

Elle permet d'attirer les multinationales sur le sol chinois. Garder la monnaie sous-évaluée permet de produire moins cher. Les Chinois se souviennent qu'en 1985, Washington avait forcé les Japonais à réévaluer le yen, tordant le cou à l'industrie japonaise. Ils ne laisseront pas la même chose leur arriver.

Par ailleurs, indexer le yuan sur le dollar, c'est garantir aux multinationales qu'elles ne prennent pas de risques de change. En retour, la Chine demande à celles-ci de produire pour l'exportation, pas pour le marché local.

C'est une stratégie géniale, un pacte gagnant-gagnant:
les multinationales engrangent les bénéfices, et la Chine les excédents commerciaux.

Aux dépens de l'industrie et des balances commerciales de l'Europe et des États-Unis, qui perdent des emplois et des capitaux


Extrait de : IDE en Chine : +16,6% entre janvier et septembre, Contrepoints, 19/10/2011

La Chine a attiré $86,68 milliards d’investissements directs étrangers durant les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 16,6% en glissement annuel. Rien qu’en septembre, le pays a attiré $9,05 milliards d’IDE, en hausse de 7,88% en glissement annuel.

Investissement qui ne se fait pas dans les pays industriels.

Les chiffres de septembre indiquent un ralentissement continu de la croissance des IDE, passant de 19,83 % en juillet à 11,1% en août. Les IDE originaires des États-Unis ont baissé de 9,88% en glissement annuel, s’établissant à $1,88 milliard entre janvier et septembre, tandis que ceux venant de l’Union européenne ont diminué de 1,8%.

La Chine avait approuvé la création de 20.400 entreprises à capitaux étrangers durant les neuf premiers mois, soit une progression annuelle de 6,24%. Les investissements directs du pays à l’étranger, hors secteur financier, ont connu une progression de 12,5 % en glissement annuel, atteignant $40,75 milliards durant les trois premiers trimestres.