La démondialisation qui marche : Apple va faire fabriquer des iPad au Brésil

Le Brésil était écœuré du dumping des Chinois, ils ont dit ça suffit, vous produisez ici, ou vous oubliez notre marché, il utilise la même méthode que les Chinois imposent au reste du monde.

Protectionism in Brazil

 

The government has taken small steps to help local firms. In August it cut payroll taxes for a few labour-intensive industries. But mostly it has tried to keep out foreign goods and capital. Mr Mantega says Brazil is “under siege” from imports. Last month the government tweaked procurement rules to favour local products (Chinese-made army uniforms were an irritant). In the past year Mr Mantega has raised taxes on foreign capital.

 

He wants the World Trade Organisation (WTO) to let countries levy tariffs on imports from places that artificially weaken their currencies.

 

Source: Protectionism in Brazil and Argentina

Je suis certain qu'il y a eu du chantage politique, le Brésil ouvertement à mentionner que la Chine manipulait sa monnaie, pour le calmer on lui a fait un petit cadeau.


Extrait de : Foxconn va fabriquer des iPad au Brésil, investira $12 mds, Les Echos, 14/10

Le groupe taïwanais Foxconn, sous-traitant de notamment Apple , Dell et Hewlett-Packard , a confirmé qu'il commencerait à assembler des iPad au Brésil en décembre, ont déclaré jeudi des responsables de l'entreprise et du gouvernement de Brasilia.

Les deux parties sont encore en train de négocier les détails d'un plan d'expansion de Foxconn dans la première économie d'Amérique latine qui, si tout va bien, pourrait se traduire par 12 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros)d'investissements sur les années à venir.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff avait dévoilé la proposition de Foxconn d'assembler la tablette vedette d'Apple au Brésil lors d'une visite en Chine en avril dernier.

Depuis les choses ont traîné en longueur en raison de discussions complexes sur les exonérations d'impôts et autres avantages réclamés par Foxconn.

Un autre exemple de chantage fiscal, Mme Brigitte Alepin
serait bien contente d’entendre cela.

La mondialisation

 

Une autre lacune des idéologies prônant la mondialisation, c'est leur grande difficulté a arrimer les régimes d'imposition a cette nouvelle réalité économique. Dans un monde fi­bre d'entraves économiques, les multinationales peuvent magasiner leur régime d'imposition et choisir le pays qui leur offre les taux d'imposition les plus avantageux.

 

Au fil des ans, cette dynamique a plongé les pays dans une concurrence féroce et a engendré une chute dramatique des taux d'imposition applicables aux multinationales.

 

C’est la classe moyenne qui va écoper !

 

« Si on met tout ça ensemble, ça fait un manque à gagner qui est énorme. Si on enlevait 10 à 15 % de revenus à une multinationale qui a un chiffre d’affaires de 260 milliards $, comme le Canada, elle ferait face à un énorme problème. C’est la même chose pour les États. Je pense que si on ne fait pas quelque chose, on s’en va vers un scénario de crise », prévient Mme Alepin.

 

Cette crise, c’est la classe moyenne – celle des contribuables particuliers – qui la subira.

 

Car les gouvernements, dit-elle, ont les mains liées et sont incapables d’aller chercher ces milliards de dollars.

 

« Puisqu’on ne peut pas aller le chercher ce manque à gagner, les gouvernements sont pognés. Qui va payer ? Où va-t-on aller le chercher ? Pas chez les pauvres, ils ne paient pas d’impôts. Finalement c’est la classe moyenne qui va écoper, encore et plus que jamais », prédit-elle.

 

Source : Troisième facteur, la défiscalisation des entreprises

Mais le président de Foxconn Terry Gou et le ministre brésilien des Sciences et de la Technologie Aloizio Mercadante ont dit à des journalistes que l'entreprise commencerait à assembler des iPad en décembre dans usine de Jundiai, dans l'Etat de Sao Paulo.

Ils ont tous deux déclaré que les deux parties discutaient d'autres investissements de Foxconn, dont deux nouvelles usines d'assemblage d'écrans tactiles.

"Nous n'avons pas terminé le processus, il avance mais il n'y a pas de date" de conclusion des pourparlers, a dit Aloizio Mercadante.

"Nous allons investir 12 milliards de dollars sur quelques années, peut-être quatre, peut-être six", a pour sa part déclaré Terry Gou