Le revenu d'une jeune famille n'a pas augmenté depuis le milieu des années 1970

Occupons Wall Street

Le ministre Jim Flaherty a cependant estimé que les conditions ayant donné naissance au mouvement de protestation aux États-Unis n'étaient pour la plupart pas présentes au Canada.

Le Canada compte un système fiscal progressiste favorisant les vulnérables au sein de la société, et contrairement aux États-Unis.

Cela c’est le discours officiel, maintenant, revenons un peu plus dans la réalité.


Extrait : Génération sous pression, le journal de Québec, 19/10/2011

VANCOUVER – Les parents canadiens élèvent leur famille avec moins d'argent et moins de temps que la génération des baby-boomers.

C'est le constat que font des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique qui ont réalisé une étude comparative sur les revenus des familles d’aujourd’hui, sur le coût de la vie et sur les services offerts aux familles par rapport aux années 1970.

«Ce que nous observons aujourd'hui est ce que j'appelle la "génération sous pression"», a commenté Paul Kershaw, auteur principal de l'analyse.

«La génération qui élève des enfants aujourd'hui est sous pression en raison du manque de temps à la maison, sous pression concernant le revenu familial, en raison des coûts élevés de l'immobilier, et sous pression pour obtenir des services, comme ceux à l'enfance, le tout afin d'en arriver à un équilibre entre les avoirs financiers et élever une famille», a ajouté M. Kershaw.

Selon les chercheurs, le revenu d'une jeune famille au Canada actuellement, après ajustements, n'a pas augmenté par rapport à celui du milieu des années 1970, et ce, même si la contribution des femmes aujourd'hui a augmenté de 53 % comparativement à il y a 35 ans.

Oups !, je pense qu’il y a un ‘bug’ dans son discours officiel.

L'étude précise aussi que les jeunes familles d'aujourd'hui doivent composer avec une hausse de 76 % du prix du logement à travers le pays.

La recherche constate que les entreprises canadiennes sont elles aussi affectées par les préoccupations de la «génération sous pression». Les compagnies débourseraient plus de 4 milliards $ par année en raison des problèmes liés à la conciliation travail-famille, comme l'absentéisme et les primes d'assurance-maladie pour leurs employés.