Les économies occidentales "dans un cercle vicieux" selon Lagarde


Extrait de : Les économies occidentales "dans un cercle vicieux" selon Lagarde, LExpansion.com, 15/09/2011

La directrice du FMI Christine Lagarde en appelle aux dirigeants européens et américains qui, par leurs "atermoiements", aggravent les risques de crise mondiale.

Christine Lagarde a affirmé jeudi lors d'un discours à Washington que les économies occidentales étaient dans un "cercle vicieux" aggravé par "les atermoiements des dirigeants" politiques. La directrice générale du Fonds monétaire international a appelé le monde à "faire front commun" pour parer au risque de récession aux Etats-Unis et en Europe, estimant que "personne" ne serait épargné si ces économies rechutaient.

"Il y a trop d'endettement dans le système. Les incertitudes planent sur les Etats dans l'ensemble des économies avancées, sur les banques en Europe et sur les ménages aux Etats-Unis", a déclaré Christine Lagarde. "La faiblesse de la croissance et la fragilité des bilans - ceux des Etats, des établissements financiers et des ménages - s'aggravent mutuellement, attisent la crise de confiance et freinent la demande, l'investissement et la création d'emplois", a-t-elle expliqué.

"Personne ne serait épargné"

"Ce cercle vicieux gagne en intensité et, pour être franche, les atermoiements des dirigeants et les dysfonctionnements politiques n'y sont pas étrangers", a déploré la dirigeante du Fond. "L'heure n'est pas au repli sur soi, aux demi-teintes ou aux palliatifs (...). Les dirigeants doivent aussi faire front commun", a-t-elle lancé. Car selon elle, "si les pays avancés sombrent dans la récession, les marchés émergents ne seront pas épargnés. D'ailleurs personne ne le sera", a-t-elle poursuivi

Christine Lagarde s'exprimait une semaine avant une réunion de 187 Etats membres à Washington, lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. La croissance économique des Etats-Unis et de l'Europe, déjà lente au premier semestre, a encore faibli depuis le début de l'été, provoquant des remous sur les marchés financiers et aggravant les problèmes des Etats de la zone euro confrontés à une crise de la dette publique.