Les indignés à Montréal s'organisent un peu plus chaque jour

Allez-y, supportez-les…

Tout est dit

Dans la province qui est la plus corrompue de l'Amérique du Nord, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour être indignés.


Extrait de : Les indignés s'organisent un peu plus chaque jour, Étienne Laberge et Sarah Bélisle,, Agence QMI, 18/10/2011

MONTRÉAL – Le camping urbain du square Victoria, où 400 personnes dorment chaque nuit 150 tentes, est maintenant desservi par des toilettes chimiques et un réseau d’internet sans fil.

Le parc aux allures de camp de réfugiés ne cesse de grossir depuis samedi.

Il reçoit non seulement la sympathie de bien des gens, mais aussi une aide directe pour répondre aux besoins de base des membres
d’Occupons Montréal.

Un chiropraticien a prêté un brûleur à grande capacité qui servait déjà à préparer du riz «pour tout le village» mardi après-midi.

Roy Clément a quant à lui apporté deux toilettes chimiques qu’il loue à perte, une manière pour lui «de soutenir et aider les occupants».

Autre exemple: une femme a donné une génératrice neuve d’une valeur de 680 $ aux occupants. Ceux-ci s’en servent pour alimenter les ordinateurs sans fil dont les écrans brillent çà et là dans le square Victoria.

Une tente de premiers soins a aussi été installée pour répondre aux urgences, non loin du très achalandé centre des communications.

Générosité débordante

Les gens d’Occupons Montréal, à l’image de son message de solidarité, se réjouissent de pouvoir compter sur la générosité du public.

«On reçoit énormément de dons, a souligné Frédéric Carmel, membre actif du mouvement. Les gens nous donnent de la nourriture. Les dons viennent de partout au Québec. Mais on a besoin de tentes, de sacs de couchage et encore plus de nourriture.»

De plus, le public a donné 2000 $ à Occupons Montréal, une somme qui sert surtout à acheter des dentées.

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Solidarité entre altermondialistes et indignés

Des centaines de participants du Forum international de l’économie sociale et solidaire ont marché jusqu’au square Victoria, mardi, afin de témoigner leur appui aux indignés qui occupent l’endroit.

Ils soutiennent que les entreprises d’économie sociale travaillent «pour le 99 %» de la population. Ils estiment que l’économie sociale, en se détournant du profit, est la solution aux revendications des indignés.


Facebook : Occupons Montréal


Extrait de : «Occupy Wall Street» s'amène à Montréal, Pierre-André Normandin et Valérie Simard, La Presse, 15 octobre 2011

À l'instar d'Occupy Wall Street, à New York, le mouvement Occupons Montréal lancé samedi compte s'enraciner dans le centre-ville. Les «indignés» dénonçant les dérives du capitalisme s'organisent peu à peu et prévoient rester aussi longtemps que la météo le leur permettra. Ou que les policiers les délogent.

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«À voir comment on est organisés, ça pourrait durer jusqu'à ce qu'il y ait trop de neige ou qu'il fasse trop froid pour qu'on puisse rester. On pourrait être là jusqu'en janvier», évalue Alastriona Nesbitt, l'une des centaines d'«indignés» rassemblés depuis samedi au Square Victoria.

Avec tout le va-et-vient et la noirceur, difficile dimanche soir d'évaluer la foule réunie à deux pas de la place de la Bourse de Montréal. La Presse a compté plus d'une centaine de tentes, dimanche soir. Tout au long de la soirée, de nouveaux abris poussaient dans le parc qui commençait à manquer d'espace où planter de nouveaux piquets.

Loin de se laisser décourager par le temps maussade du week-end, les «indignés» se sont peu à peu organisés. Un coin-cuisine a été aménagé sous une grande bâche, des repas chauds étant servis. Dans un autre coin, des vêtements chauds et de l'équipement de camping ont été entassés, prêts à servir pour accueillir de nouveaux militants. La Ville de Montréal a même livré trois bacs de recyclage à la demande d'un jeune militant. Un groupe tentera aujourd'hui d'installer un serveur pour rendre internet accessible aux «résidants» de ce village improvisé. D'autres cherchent à installer un groupe électrogène, les câbles électriques utilisés samedi ayant mystérieusement cessé de fonctionner dans la nuit de samedi à dimanche.

Les indignés s'installent à Montréal

«C'est bien organisé, il y a des assemblées générales chaque jour. Il y a des poubelles, du recyclage, du compostage. C'est fait pour ne pas que ce soit le chaos, on essaye vraiment de respecter les lieux. On a des règlements, des ententes pour que ça reste bien», explique Alastriona Nesbitt.

Samedi soir, les militants ont voté pour que les tambours rythmant les journées se taisent à 23h, en conformité avec la réglementation municipale sur le bruit. On essaie ainsi d'éviter de donner des raisons aux policiers de les expulser.

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Le règlement municipal interdisant de se trouver dans un parc la nuit ne s'applique pas au Square Victoria, considéré comme une place publique. En théorie, les manifestants ne peuvent toutefois pas y piquer leur tente sans permis, mais le Service de police de la Ville de Montréal ne comptait pas intervenir.

 «Le gros test, ça va être [aujourd'hui]. Les hommes d'affaires vont être revenus, donc le quartier va retrouver sa faune. En même temps, il y en a beaucoup ici qui sont aux études, alors on va être moins nombreux ici», anticipe Alastriona Nesbitt. Certains militants espèrent que la semaine de lecture prévue dans certaines universités la semaine prochaine permettra de gonfler leurs rangs alors que des milliers d'étudiants seront en pause.

D'ici là, plusieurs se disent prêts à tenir le fort. «J'ai pris une semaine de vacances, donc si tout va bien, je serai ici jusqu'en fin de semaine prochaine, a assuré Frédéric Carmel, un homme de 25 ans qui travaille en administration. Je pourrais même rester encore plus longtemps.»

Samedi, Arthur Collin installait sa tente sur la place et considérait y passer la nuit en compagnie de sa conjointe et de ses deux enfants, âgés de 1 et de 4 ans. «Pourquoi sommes-nous ici?», a-t-il demandé à son fils. «Pour faire la révolution», a répondu celui-ci.

Occupation planétaire

Montréal n'est pas la seule ville où le mouvement d'occupation semblait vouloir prendre racine, à l'instar de New York où des militants campent depuis un mois. Des campements ont vu le jour en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Le mouvement de contestation a atteint un sommet samedi alors que des occupations ont été recensées dans 951 villes de 82 pays, selon le réseau 15october.net. Au Canada, des manifestations se sont tenues dans une douzaine de villes, dont Ottawa, Calgary et Vancouver. Le plus important rassemblement, Occupy Bay Street, a eu lieu à Toronto, où plus de 3000 personnes se sont réunies devant le siège social de la Banque TD avant de marcher jusqu'à un parc situé à proximité.

Des dizaines de milliers «d'indignés» sont retournés dans les rues du centre de Madrid où le mouvement d'indignation a pris naissance, le printemps dernier. À Rome, la violence a éclaté en marge de la manifestation qui a réuni des dizaines de milliers de personnes. Soixante-dix personnes ont été blessées. À Londres, des heurts mineurs avec la police se sont produits à la mi-journée. Huit cents «indignés» se sont rassemblés dans la City et ont reçu le renfort inattendu du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Vingt-quatre personnes ont été interpellées à New York à l'intérieur et à l'extérieur d'une agence de la City Bank, située dans le sud de Manhattan, lors d'une manifestation tenue par Occupy Wall Street. La vague de protestation a également gagné Sydney et Melbourne, en Australie, ainsi que Tokyo, au Japon.


  1. gravatar

    # by Anonyme - 24 mars 2013 à 01 h 01

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