Perte record des régimes de retraite

Pour le privé : votre retraite à 55 ans est de l’histoire ancienne.

Pour le secteur public les régimes de prestations déterminées : un jour on va avoir des gouvernements responsables pour réduire les attentes des prestations accordées, sinon ça va être les marchés qui vont nous obliger à devenir plus responsables. (Avis : À ceux qui paient des cotisations actuellement, ils ne seront pas utilisés pour vos vieux jours, mais pour tous ceux qui n’en ont pas assez payé.).

Cela ne sera pas beau pour les déficits actuariels, déjà on n’est pas capable d’équilibrer les budgets, la dette brute du gouvernement risque d’augmenter assez substantiellement.


Extrait de: Perte record des régimes de retraite, selon Mercer, Martin Jolicoeur, les affaires.com . 06-10-2011

Au cours des trois derniers mois, les régimes de retraite canadiens ont enregistré l’une des pires pertes des douze dernières années. Une perte record qui aurait frappé à tous les niveaux possibles.

C’est du moins la lecture qu’en fait la société de gestion Mercer, qui estime que la santé financière des régimes de retraite a connu en un seul trimestre (1er juillet au 30 septembre), un recul de 15,5%.

Au cours de la dernière décennie, jamais a-t-on vu pareille dégringolade de la solvabilité des régimes de retraite canadiens, soutient Mathieu Tanguay conseiller principal en consultation en gestion de placements chez Mercer Canada.

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Depuis 1999, Mercer observe de près l’évolution d’un régime de retraite fictif auquel il a établi de manière arbitraire un indice de 100% en tout début de période. L’indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite s’établit à 60%, en baisse de 11 points de pourcentage (ou 15,5%) par rapport à son niveau (71%) du 30 juin dernier.

Il s’agit de l’indice le plus bas, après celui obtenu (59%) à la fin de 2008, au pire de la crise qui a suivi lee plongeon des marchés boursiers. En quatre trimestrem l’indice Mercer avait alors connu un fléchissement de 23%.

Le dernier trimestre se distingue par la vitesse de la chute observée. Un résultat qui résulte à un peu plus de 70% de la diminution des rendements des obligations, et à un peu plus de 25% à la baisse du rendement sur les placements, expliqueScott Clausen, responsable des Régimes de retraite, gestion des risquea et finance de Mercer Canada.

« Le rendement des obligations à long terme du gouvernement fédéral a perdu environ 80 points de base au cours du trimestre, poursuivant la tendance à la baisse amorcée lors du trimestre précédent. Les actions canadiennes ont diminué de 12 %, en réaction notamment à l’assombrissement des perspectives concernant la croissance mondiale et à l’incertitude à l’égard de la dette souveraine», explique Mathieu Tanguay, conseiller principal chez Mercer Canada.

Cinq des dix indices sectoriels TSX ont enregistré une baisse de plus de 10 % au cours du trimestre. Les secteurs les moins performants ont été les technologies de l’information et l’énergie (-18,7 %). Seuls les secteurs des services publics et des télécommunications ont affiché un rendement positif. Les marchés boursiers mondiaux ont subi une baisse substantielle, mais celle-ci a été neutralisée en partie par la dépréciation du dollar canadien.

Un portefeuille équilibré type aurait produit un rendement de -3,9 % au troisième trimestre de 2011. Ce rendement ne tient pas compte de tout impact découlant de la gestion active des différentes catégories d’actif.

Les obligations sont la seule catégorie d’actif ayant obtenu un rendement positif au cours du troisième trimestre de 2011, contrairement aux actions. Le rendement des obligations canadiennes, mesuré par l’indice obligataire universel DEX, s’est établi à 5,1 % au troisième trimestre.

Selon Mercer, les obligations à long terme ont obtenu le meilleur rendement en gagnant 9,8 %, suivies des obligations à moyen terme (5,9 %) et des obligations à court terme (2,3 %). Au cours du trimestre, le taux de rendement global des obligations (mesuré par l’indice obligataire universel DEX) est passé de 3,04 % au début du troisième trimestre à 2,41 % à la fin du trimestre. Le taux le plus bas du trimestre a été de 2,32 %.

Pour sa part, le rendement des actions canadiennes, mesuré par l’indice S&P/TSX composé, s’est établi à 12 % au troisième trimestre. Enfin, la dépréciation du dollar canadien par rapport à la plupart des autres devises au cours du troisième trimestre a eu un impact positif sur les rendements des indices américains et internationaux.