Rejet de la taxe sur les transactions financières par le G20

Vous être surpris ?

Tous les groupes d’intérêts liés à la finance ont tous fait pour empêcher une Taxe Tobin.

Les banques font des milliards  de profits en pure spéculation, sans créer de l’économie réelle.

Après, on se demande pourquoi les politiciens perdent toute légitimité face à leurs peuples, raison de plus de se rebeller contre ces oligarches.

La Taxe Robin est une micro-taxe de 0,005 % sur les transactions interbancaires de change. Les associations demandent que l’Union Europénne applique la taxe aux transactions interbancaires de change dont l’une des monnaies concernées est l’euro.

·        En 2009, le montant total des transactions de change entre banques impliquant l’euro ont été 20 fois supérieures au PIB de l’UE.

·        97 % de ces transactions interbancaires correspondent à de la spéculation sur les micro-évolutions de cours entre les différentes monnaies.

Le trading à haute fréquence des banques

 

·         SIX Group, très actif dans ce domaine (lire ci-contre), se vante d’exécuter des ordres en 800 microsecondes.

 

·         Les ordres automatiques ont représenté 56% du volume des transactions sur les marchés américains en 2010.

 

·         En Europe, ce chiffre dépasserait désormais les 40%.

 

·         En août dernier, pour atteindre 75% de toutes les transactions aux États-Unis.

 

·         Conduit les opérateurs à surinvestir dans des stratégies centrées sur l’attitude des autres acheteurs et vendeurs plutôt que sur la valeur fondamentale des actifs.

 

·         Ce phénomène accroît le coût global des transactions et détériore la liquidité du

marché.

 

·         Les devises sont elles aussi de plus en plus souvent échangées à haute vitesse, estiment qu’un quart des transactions au comptant est passé par les traders à haute fréquence (HFT).

 

Source : Le trading à haute fréquence des banques


Extrait de : Rejet de la taxe sur les transactions financières par le G20, Contrepoints, 16/10/2011

La taxe sur les transactions financières ne verra pas le jour au niveau international. Le joujou de Nicolas Sarkozy ayant été massivementrejeté par les ministres des Finances du G20.

clip_image001Les délégations américaine, canadienne, japonaise, indienne ou brésilienne se sont prononcées contre une telle taxe, qui était l’une des initiatives que la France espérait faire avancer lors de sa présidence du G20. La taxe, à laquelle est également réticente la Grande-Bretagne sauf à ce qu’elle soit globale, pourrait toutefois voir le jour au sein de la seule zone euro, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne.

La Commission européenne a proposé fin septembre une taxe européenne sur les transactions financières à partir de 2014 excluant le marché des changes. Selon cette proposition, les transactions réalisées à l’extérieur de l’Union européenne seraient également taxées, à partir du moment où elles impliquent une banque ou tout autre établissement financier de l’Union. La taxe ne concernerait en revanche pas les particuliers ni les opérations sur le marché primaire de la dette souveraine et les émissions d’action en Bourse.

Les chiffres avancés par l’exécutif communautaire portent sur un impôt de 0,1% sur les échanges d’actions et d’obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés. Le dispositif pourrait permettre de lever quelque €30 milliards par an.


Lectures complémentaires :

1.      La taxe Robin des Bois, la taxe Tobin

2.      La taxe Tobin, point de mire

3.      L’Europe se mobilise - Taxe Tobin

4.      Taxe Robin des Bois - Pétition – Canada - Europe