Yuan: les Etats-Unis ont le droit de se dresser contre la Chine selon Hillary Clinton

J'avais traité que Le Canada pas assez de couilles !, la porte s’ouvre de nouveau.

Il est grands temps que le Canada supporte la position des États-Unis, où la Chine ne joue pas franc-jeu avec le reste du monde.

Qu'il laisse leur monnaie flottée comme tout le monde, et que le meilleur gagne, actuellement les dés sont totalement pipés dans notre supposément libre-échange.

Valable, pour tous les pays industriels.


Extrait de : NEW YORK - Yuan: les Etats-Unis ont le droit de se dresser contre la Chine selon Hillary Clinton, E24, 14/10/2011

NEW YORK - La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a affirmé vendredi que les Etats-Unis avaient le droit de se dresser contre la Chine qu'elle a accusée de "jouer avec le système" en manipulant sa monnaie pour gonfler ses exportations.

"Je pense qu'il est tout à fait approprié et opportun de se dresser et de dire: ceci n'est pas acceptable. Nous avons besoin de règles basées sur la réciprocité", a-t-elle affirmé en marge d'un discours devant The Economic club, un centre de réflexion new-yorkais.

"Ils continuent à tourner le système à leur avantage et à notre désavantage", a-t-elle ajouté.

La secrétaire d'Etat a appelé d'autres pays victimes de la politique monétaire chinoise à joindre leurs forces.

"Non seulement cela fausse le marché et rend nos exportations plus chères, mais cela commence aussi à toucher d'autres pays. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à dire que la Chine doit rééquilibrer sa politique de dévaluation artificielle", a-t-elle ajouté.

"Nous devons pouvoir attendre le respect des règles par tout le monde. A défaut de quoi, nous devons former une coalition internationale".

Le Sénat américain, malgré les réticences de la Maison Blanche, a approuvé mardi un projet de loi visant à pénaliser la Chine, soupçonnée de manipuler sa monnaie pour gonfler ses exportations.

La Chine a estimé que ce projet de loi était une "entorse grave" aux règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) susceptible de provoquer une "guerre commerciale".

L'erreur a été de l'admettre à l'OMC, en 2001, sans lui demander de renoncer au contrôle des changes, sous influence.

 

Exacte, c'est un minimum que l'on aurait dû demander, mais nos oligarques principalement américains se sont assurés que cette condition ne soit jamais requise pour profiter de la main-d'œuvre chinoise bon marché.

 

Entre 2005 et 2008, la Chine a procédé à une réévaluation par petites touches, 1% de temps de en temps, sous la pression internationale. Avec l'arrivée de la crise, ils se sont complètement réindéxés sur le dollar. Depuis quelques mois, ils ont repris leurs petites réévaluations. Mais pour mettre le yuan à son niveau réel, il faudrait le réévaluer de 30 ou 40%.

 

Or cette monnaie n'est pas convertible: la Chine exerce un contrôle des changes pour en contrôler strictement la valeur. Le yuan est considérablement sous-évalué. De plus, depuis trente ans, la stratégie de Pékin est d'indexer le yuan sur le dollar, pour que les évolutions de ces deux monnaies soient synchronisées.

 

Source : « Mourir pour le yuan »

La chef de la diplomatie américaine a affirmé que les Etats-Unis voulaient "un système basé sur la réciprocité".

"Pour l'heure, (les Chinois) dépendent encore complètement de nous et de notre marché, nous disposons donc toujours d'une position de force pour influer sur le cours futur des événements, et aujourd'hui, nous avons des alliés que nous n'avions pas il y a quelques années encore", a-t-elle ajouté.

Elle a cependant précisé que la fermeté ne signifiait pas pour autant une guerre commerciale qui pourrait être désastreuse.

"Nous devons être habiles. Nous ne pouvons pas être protectionnistes comme on l'entendait dans les années 30".

Par contre, s’il n’y a pas de solution le PEUPLE DES PAYS INDUSTRIELS
va obliger à prendre action.