81 % des Québécois se disent préoccupés par l'état de l'économie de la province

 


Extrait de : L'économie inquiète 81 % des Québécois, Alexandre Shields, Le Devoir, 26 novembre 2011 

Sondage Senergis , Le DevoirLa majorité estime que le gouvernement Charest n'en fait pas assez pour stimuler la croissance

Les Québécois sont majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique.

Bien sûr, la seule chose qui savent faire c’est augmenter les taxes, peut-être rendre l’État imputable, efficace et transparent serait un bon début.

Le Québec a beau se porter relativement bien, malgré la tourmente qui frappe plusieurs pays, les citoyens de la province n'en sont pas moins affectés par le pessimisme planétaire.

Se porte bien, surtout par endettement.

Une très forte majorité d'entre eux sont en effet préoccupés par l'état de l'économie québécoise, indiquent les résultats d'un sondage réalisé par Senergis pour Le Devoir. Ils sont aussi très nombreux à juger que le gouvernement Charest n'en fait pas assez pour stimuler la croissance.   

Confiance en économie Québécoise

Pas moins de 81 % des Québécois se disent «très préoccupés» ou «assez préoccupés» par l'état de l'économie de la province. Ils sont aussi préoccupés par l'état de l'économie canadienne dans une proportion de 76 %. Des taux très élevés, constate Daniel Lemieux, associé chez Senergis, la firme qui a mené ce coup de sonde sur la perception de l'état de l'économie québécoise.

«Il y a une inquiétude qui est réelle. Ce sont des chiffres énormes. Et quatre personnes sur dix se disent "très préoccupées". C'est très important. On approche de la moitié de la population.»

Coincés entre la sévère crise qui frappe la zone euro, le marasme économique qui perdure aux États-Unis et le secteur manufacturier de la puissante économie chinoise qui montre des signes de ralentissement, les citoyens du Québec sont en effet affectés par le pessimisme ambiant. Résultat: 61 % d'entre eux croient que la situation ne s'améliorera pas au cours des prochains mois.

Une autre proportion de 25 % des Québécois juge que les choses vont se détériorer à court terme.

Même sur un horizon de 10 ans, la moitié de la population n'a pas confiance.

«C'est beaucoup, quand on constate qu'une personne sur deux n'a pas confiance en l'économie du Québec»

, analyse M. Lemieux.

Ils ne sont pas caves, on sait qu’on se dirige dans un mur, ils ne connaissent pas les détails, mais ils savent qu’on ne peut continuer dans cette direction sans faire un 180º

Selon lui, les citoyens auraient besoin de bonnes nouvelles sur le plan de l'économie pour retrouver leur confiance. «C'est ce qui manque en ce moment.»

Bonne nouvelle, quand ça fait plus de 20 ans, qu’on est irresponsable, vous pensez que la dette publique de 240 milliards va disparaître d’elle-même.

performances du gouvernement

Les Québécois sont d'ailleurs majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique. Même si les libéraux ont été élus en promettant d'avoir «les deux mains sur le volant», 58 % des citoyens de la province sont convaincus que le gouvernement ne déploie pas suffisamment d'efforts et d'énergie pour «stimuler l'économie et la création d'emplois».

Évidemment, ce que les politiciens adorent faire, c’est faire du bruit, tel que le Plan Nord, en masquant les vrais problèmes économiques, tels que la liberté économique pour nos entreprises.

Et qui crée la vraie richesse dans un pays, l’entreprise :

1.       pas d’entreprises

2.       pas d’emplois

3.       pas d’impôts

4.       pas de revenus

5.       et pas revenus pour payer les services sociaux.

«Ils ont l'impression que le gouvernement n'a pas relevé ses manches et ne s'est pas mis à la tâche», explique Daniel Lemieux, à la lumière des résultats du sondage. C'est vrai qu'il y a une certaine morosité au Québec depuis un certain temps. On est allé de scandales en scandales, on constate une perte de confiance envers le gouvernement, les institutions, etc. On n'a pas vu beaucoup de gros investissements ou de projets. On parle beaucoup du Plan Nord, mais il est très critiqué. On sent que les Québécois ne perçoivent pas de développement économique solide.»

Comme le parti est totalement corrompu par les groupes d’intérêts, aucun changement majeur n’a lieu, comme le PQ d’ailleurs.

Cette baisse de confiance marquée se répercute sur les dépenses des ménages.

·         Un total de 36 % d'entre eux ont dit avoir déjà réduit leurs dépenses.

·         Un pourcentage identique de répondants ont affirmé avoir l'intention de revoir leurs dépenses à la baisse au cours des six prochains mois. «Les gens sont inquiets et ils se disent qu'ils doivent faire attention, parce qu'on ne sait jamais ce qui va arriver», souligne M. Lemieux.

Bref, il s'agit de mauvaises nouvelles pour les commerçants, qui comptent traditionnellement sur la période des Fêtes pour réaliser parfois jusqu'au quart de leurs bénéfices de l'année.

Plusieurs joueurs du secteur des affaires constatent d'ailleurs que le climat de morosité s'est bien installé, alimenté par les mauvaises nouvelles économiques qui se multiplient dans différentes régions du monde. Prenant acte de cet état de fait, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a vanté la semaine dernière le dynamisme de l'économie québécoise, malgré la crise qui frappe l'Europe et qui perdure aux États-Unis. «Quand il y a des projets qui sont porteurs et qui sont menés par des instigateurs solides, on peut attirer au Canada, et particulièrement au Québec, des investisseurs étrangers, a-t-elle expliqué au Devoir. C'est un message positif à envoyer dans une mer qui est toujours dépeinte de façon négative.»

«Le Québec est dynamique dans le secteur énergétique», a insisté Mme Brochu. Pourtant, ce n'est pas, selon elle, l'image qui est véhiculée dans les médias, qui font beaucoup plus état des mauvaises nouvelles économiques. «C'est épeurant et, à un moment donné, ça tue l'entrepreneuriat. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de risque, mais il y a tout de même de très belles choses qui se réalisent.»

Mais quand tu assommes la population de taxes de toutes sortes, et ne sont même plus capable de battre l’inflation, il faudrait se réveiller !

Reste que le portrait global est loin d'être réjouissant. «Les perspectives de l'économie mondiale se sont assombries considérablement et la volatilité des marchés financiers s'est intensifiée, en raison surtout de la crise de la dette souveraine en Europe», a relevé le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, lors de son passage à Montréal cette semaine. Mince consolation: M. Carney a fait remarquer que les liens économiques entre le Canada et l'Europe demeuraient ténus. «C'est plutôt une question de l'effet sur les conditions financières ici au Canada, et la confiance des ménages et des entreprises», a-t-il toutefois précisé.

Le sondage réalisé pour Le Devoir a été mené du 11 au 13 novembre auprès de 1000 personnes. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.