Building Québec’s welfare state


Cahier spécial : Québec frappe son mur dans moins de 10 ans.


But while the reformist goals of successive Québec governments have been ambitious, the limited financial resources at their disposal have hampered their efforts at times.

The reality is that such initiatives are not free—nor are they cheap.

The money to pay for such largesse has to come from somewhere—which no doubt explains why Québec’s tax rates and debt levels remain stubbornly high and why successive Québec governments have found themselves frequently at loggerheads with the Government of Canada over transfer payments. If this experiment in social engineering is ever to unravel, the cause will almost certainly involve economic and fiscal woes flowing from the constant need to refill the provincial government’s coffers, combined with the same low fertility levels experienced by most Canadian jurisdictions.


Dans le monde actuel, une personne douée de réflexion ne peut qu'être embarrassée par son propre gouvernement, où qu'elle se trouve, les gouvernements sont ruinés. Ils ont trop emprunté. Ils ne peuvent rembourser leurs dettes que si les taux d'intérêt restent bas... ou s'ils obtiennent un renflouage.

Les gouvernements n'acceptent pas l'austérité à moins d'y être forcés. Nous nous concentrons sur l'ensemble du tableau. Nous ne voyons pas un problème italien, ni un problème grec, ni un problème américain, ni un problème québécois.

Toute la structure des États-Providence démocratiques, modernes et développés est prête à s'effondrer.

Pas uniquement à cause de la dernière crise financière. Celle qui a commencé, en 2007, n'est qu'un point de rupture... faisant simplement partie d'un gigantesque changement qui se déroule depuis des années.


L' État providence, un espace en propriété commune

La politique suscite et amplifie les antagonismes, puisque les bénéfices pour l'un entraînent une perte équivalente pour son voisin. Dans un monde politisé, le dicton latin tient rigoureusement : homo homini lupus.

Et donc plus l'État étend son emprise,
plus les divisions s'intensifient.

Une foire d'empoigne

L'État providence, quand on y regarde de près, n'est guère plus qu'un vaste « espace en propriété commune », où les citoyens sont amenés à siphonner la richesse de leurs voisins. La politique ne fait pas qu'exploiter les antagonismes ; elle les suscite et les alimente. À cette fin, il s'est fait l'instrument de l'implantation de l'État providence, en insérant l'État dans tous les aspects de nos vies... toujours pour notre bien, mais en fait pour gagner les élections.

Contraste flagrant, en matière de fiscalité ou de subventions, la pratique politique s'adonne systématiquement à la discrimination selon l'âge, le statut économique, la catégorie professionnelle, la localisation géographique, les habitudes personnelles (le tabac et l'alcool), et une multitude d'autres caractéristiques devenues objets de préférence ou de discrimination légitime. La suprématie conférée aux « droits collectifs » rationalise cet arbitraire.  En un sens très réel, on peut dire que, dans l'appel persistant au votant médian, à la classe moyenne, la guerre des classes a remplacé la division selon la race ou la région. On oppose les riches aux pauvres, la classe moyenne aux riches, les travailleurs aux patrons.

On idéalise l'exportation de biens et services, mais pas d'emplois. L'entrecroisement de ces multiples coalitions fait qu'on peut réaliser à peu près n'importe quelle finalité politique et poursuivre son intérêt politique le plus bas au nom des plus nobles principes.

Redistributionnisme, coût politique

Par opposition à ce mécanisme, le revenu du Trésor public obtenu par la fiscalité est versé dans un fond général dont les bénéficiaires éventuels ne sont pas spécifiés d'avance. Les sommes accumulées mettent en branle un gigantesque processus de concurrence.

L'entrepreneurship politique est au service du partage de la richesse déjà créée, plutôt qu'en faveur de la création de richesse. Et cette dynamique absorbe de précieuses ressources qui ne servent qu'à déterminer l'identité des gagnants et des perdants. Quiconque visite une capitale nationale peut se rendre compte de l'ampleur de l'industrie du lobbying qui s'y pratique. Comment ne pas déplorer qu'on attire ainsi une large part des individus les plus brillants et les plus éner­giques dans une vocation qui génère un produit social négatif?

L'économie ne peut rester prospère et libre si la politique de courses aux rentes se perpétue.

Redistributionnisme, coût économique direct

Plus important encore, en obligeant les propriétaires privés et ceux qui gagnent leur vie honnêtement, c'est-à-dire les producteurs, à subventionner les chercheurs de privilèges, les politiciens, les partis politiques et les fonctionnaires, il y aura moins de producteurs, et plus de parasitisme. En même temps, presque toutes les formes de conduite indésirable: chômage, dépendance, négligence, imprévoyance, incivilité, psychopathie et délinquance atteindront des niveaux accrus. La règle générale qui préside à ce processus, veut que plus un pays est lourdement taxé, plus son taux de croissance est faible, moins il investit et moins sa productivité s'élève.

Démocratie et croissance

À l'intérieur des règles du jeu en place, la seule limite à ce qui se dessine comme une vaste entreprise de confiscation de la richesse réside uniquement dans ses effets déprimants sur la production de richesse. Le poids fiscal et réglementaire qui accompagne l'opération ne peut manquer d'exercer un impact négatif sur les incitations à travailler, à épargner, à investir, à innover, en un mot, à produire la richesse. À la longue, même les gagnants du transfert en viennent à subir des pertes nettes, à mesure que le gâteau à partager se rétrécit ou, au mieux, ralentit sa croissance.

Les chiffres sur la piètre croissance du Québec depuis la Révolution tranquille ne mentent pas. L'écart avec l'Ontario et le reste du Canada grandit sans conteste. Le Québec est engagé depuis près de 40 ans dans un processus de dépérissement prolongé, une sorte de catastrophe qui se déroule au ralenti. Si on le compare à l'Ontario, le Québec a vu sa part des investissements en machinerie et outillage plonger de 74% à 59% depuis 1972. Les compagnies à contrôle étranger, source irremplaçable de technologie et de know-how, ne comptent plus que pour environ 17% du chiffre d'affaires de l'ensemble des sociétés commerciales du Québec, contre 28 % pour le reste du Canada. Le nombre d'employés des sièges sociaux à Montréal n'atteint plus guère que la moitié de celui de Toronto.

Interventionnisme et croissance dans le monde

La démocratie moderne, en suscitant l'avènement d'une vaste classe de bénéficiaires inactifs de largesses publiques, a eu tendance à miner les droits de propriété et à offrir au politique une multitude d'occasions de pratiquer le redistributionnisme. On peut exprimer cette loi générale d'une autre façon. Le capitalisme repose sur le changement en suscitant de nouveaux produits, de nouvelles technologies et de nouvelles occasions de créer de la richesse. La démocratie, par contre, a plutôt tendance à résister aux changements en suscitant des blocs de privilégiés d'État favorables au statu quo.

Source : L'État providence, un espace en propriété commune



Table des matières

A Québec family portrait

Indice de fécondité et qualité de l’éducation

Positive trends

Québec’s fertility rate is increasing – INDICE DE FÉCONDITÉ

Québec’s education outcomes – QUALITÉ DE L’ÉDUCATION

Croissance par endettement

Québec weathered the recent recession better than other provinces:

Croissance par endettement

Les taux d’impôts et de taxes sont élevés

Worrisome trends

Tax rates are high:

Marriage rates are low:

Cohabitation rates are high relative to other provinces and countries:

A “demographic winter” is coming - Une démographie catastrophique

A “demographic winter” is coming:

Personne active du Québec

Québec Droite sans lunette rose

Solde migratoire

Les québécois prennent leurs retraites plus tôt,

Seuil critique, peut-être 2020 ?

Building Québec’s welfare state

Building Québec’s welfare state – the historical background

Economic and tax issues: Funding the system

The Québec tax system

Transfer payments is not sustainable over the long term

Transfer payments

Ce que les Anglais pensent du Québec

Péréquation

La contestation

1. Programmes trop généreux

2. Ne règle pas les problèmes économiques

3. La crise économique, elle est de plus en plus contestée

Québec’s growing public debt

Québec - Budget 2011 : Dette publique

Family policy overview

The initial phase: Pre-1997

1997 and beyond

Une politique familiale inefficace et coûteuse.

The addition of parental insurance in 2006 – Congés parentaux

Les congés parentaux un programme ruineux

Les coûts :

Les résultats :

Qui en profite ?

Les conséquences :

Examining the impact of Québec family policy Fertility – Politique familliale

Universal childcare program might wish to avoid

Daycare quality – Garderies - CPE

Historique des CPE

2006, Étude sur les Garderies Universels

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Les motivations et conséquences économiques des garderies à 7 $

Working in Québec

La liberté économique de plus en plus restreinte

High school dropout rates

Relationships and family form

Divorce

The situation facing Québec society and families

The Québec story: Short term gain/long term pain?

Conclusion

La source du problème

Politiciens ayant un sens moral douteux

Acheter des votes

Le cancer de la démocratie : les groupes d’intérêts

L’historique Québécoise

L’immobilisme du Québec

A quand le mur?