The Canadian behind the new Robin Hood tax

Le nouveau modèle de la finance a sérieusement changé, on n’investit plus pour stimuler l’économie réel, mais on investit pour connaître les tendances de marché, qui est de la pure spéculation.

Deux articles sur le sujet, le dernier est surtout consacré sur la technique employé pour améliorer leur temps de réaction par rapport aux marchés.


Extrait de: The Canadian behind the new Robin Hood tax , Campbell Clark, Monday's Globe and Mail Nov. 06, 2011

Rodney Schmidt seems an unlikely Robin Hood. He started his career at the federal Finance department, and his big contribution to the current global debate was fuelled by studies of the micro-structure of financial markets.

But the new version of what some call the Robin Hood tax, pushed by aid activists and now others, stems in no small part from Mr. Schmidt’s economics and his argument that a technology revolution in financial markets, which has allowed currency trading to boom, now makes it feasible to tax that trading, one tiny tranche each time.

At last week's Cannes G20 summit, gripped with crisis in Greece,

·        Microsoft founder Bill Gates backed a financial transactions tax.

·        French President Nicolas Sarkozy and German Chancellor Angela Merkel both support the idea, arguing it can raise revenues and slow hyper-ventilating speculation.

·        The Archbishop of Canterbury, Rowan Williams, also threw in his support in an editorial.

“We used to be a voice in the wilderness,” Mr. Schmidt, director of research at the North-South Institute, an Ottawa development think tank, said in an interview. “Now it’s become a legitimate debate.”

The tax won’t come tomorrow. The G20 didn’t accept it because of opposition from countries including the U.S., and the push for it in Europe faces a fight from Britain, home to the financial capital of London.

Mr. Schmidt, a Canadian, is cited as one of the leading experts behind the transactions tax, but it also faces a chilly environment in his homelandStephen Harper’s government has led international opposition.

Étrange, n’est-ce pas ?

Serait-il possible que nos politiciens couchent avec le monde financier ?

·        États-Unis pas un seul président ne pourrait être élus sans la bénédiction
de Wall Street.

·        Tout probable pas un seul ministre canadien ne pourrais être élus sans la bénédiction de Bay Streets.

·        Et les politiciens anglais ne voudront pas perdre le support pécunier des banques de Londres qui est le centre financier de l’Europe.

But Mr. Schmidt, 54, has toiled on the idea for more than a decade and is getting a response overseas. Raised partly in the Congo by missionary parents, he took a PhD in economics and started his career at Finance; he said he likes taking problems from “morally laden” approaches to technical ones. He’s one of the five experts behind France’s report to the G20 and his work is highlighted in the UN’s 2011 Human Development Report. Germany’s parliament has also asked for his views.

The Robin Hood tax is a simple idea – a levy on each trade in currency or financial instruments which would go to fund development in poorer countries. It’s a version of the tax proposed 40 years ago by economist James Tobin. But the Tobin Tax, floated when currency was exchanged in scattered trades, has long been blasted as impossible to apply, and prone to curtailing and distorting commerce – an impractical idea favoured, according to its detractors, by the loony left. Mr. Schmidt’s work argues there is a way now.

A technology leap sparked a $4-trillion (U.S.)-a-day trade in currency, with computers pinging vast sums back and forth within seconds, and also the advent of two main systems for settling trades, so buyer and seller get paid. Now that trading mostly goes through those systems, Mr. Schmidt argues it would be simple to add a tax into the spreads between buying and selling prices. It wouldn’t be a good idea if it killed markets, he said, but it won’t: It can now be applied at a tiny 0.005 per cent, raising an estimated $40-billion. Using economic models, he concluded that it wouldn’t kill currency trading, but would slow it, by 19 per cent, largely by discouraging rapid-fire computer-driven trades in and out of an asset.

For Mr. Schmidt, that’s one of the virtues, curbing “non-productive” speculation in the hope it moderates big swings, thereby reducing trading without unduly distorting markets.

Évidemment, nos banques préfèrent investir en pure spéculation
que d’investir dans une PME, vous n’être pas assez payant.

But opposition remains legion, in the financial world and among economists, who argue it would curb valid business, and encourage banks to move trading elsewhere and set up new settlement systems to avoid tax. Mr. Schmidt argues the stock-trade tax imposed by one opponent, Britain, shows it can work, even unilaterally.

Il le fond déjà, les Shadows Banks et les Hedges Funds se trouvent essentiellement dans les paradis fiscaux, quel malheur, ils risquent de faire moins d’évasion fiscale.

It is, right now, an idea enjoying a golden moment. The 2008 financial crisis brought new support, with activists and aid agencies campaigning for it as a way to fund development at a time when banking and financial stability is dominating global talks. It hasn’t convinced the financial industry, or countries who argue it would be a damaging drag on the economy. More economists, like Paul Krugman, the Nobel prize-winner and New York Times columnist, now support it, but a great many are opposed. Some development economists are unsure it can be applied and believe other policies should be tried first.

Examiner ceux qui s’y opposent vraiment, et explorer qui sont leurs employeurs ?

·         Qui sont les plus importants employeurs d’économistes, étrange ce sont les banques

·         Quelle économiste veut stigmatiser sa carrière, en se comportant comme un Don Quichotte contre les banques.

But Mr. Schmidt, who thinks it's an alternative revenue-raiser and one part of a toolbox to prevent recession, predicts its time will come. “One more recession,” he said, “and everyone will have a financial transactions tax.”


Extrait de : Ces marchés financiers de plus en plus robotisés, par Jennifer Nille, l’Echo, 05 novembre 2011

Un message aux régulateurs: si vous voulez freiner la vitesse des marchés, vous ne ferez qu’handicaper votre économie".

Tels sont les propos de Robert Giffords, un analyste indépendant spécialisé dans les banques et la technologie. Ces propos, tenus lors du séminaire High Frequency Trading World à Londres cette semaine, font écho aux propositions de la Commission européenne visant à imposer une liquidité permanente sur les marchés aux traders utilisant des algorithmes.

Une proposition qui passe difficilement auprès des traders. Mais aussi auprès de certains régulateurs que nous avons rencontrés à Londres.

Rien de très surprenant.

Bob Giffords s’est livré à une enquête auprès de 500 intervenants de marché de tous les continents, du "sell side" (les courtiers et les banques) au "buy side" (fonds d’investissement, fonds de pension), sur le recours qu’ils font aux algorithmes. Pour rappel, les algorithmes sont des programmes de résolution de problèmes, utilisés ici pour exécuter des ordres de Bourse. Tous ont indiqué leur intention d’augmenter l’utilisation d’algorithmes dans toutes les classes d’actifs d’ici 2 à 3 ans. Pour le "sell side", la classe d’actifs la plus ciblée est le marché des devises. Pour le "buy side", le marché de l’énergie.

Information plus rapide

Deux technologies vont accélérer davantage la vitesse des marchés:

1.      les extranets et

2.      les centres de données à multiples capacités"

explique Giffords.

"Clignez des yeux. Vous venez d’avoir fait le tour du monde. C’est le temps que prend une information pour circuler sur les marchés, en 200 millisecondes"

ajoute-t-il.

D’après lui, cette évolution va provoquer une plus grande concurrence entre les intervenants de marché. "C’est devenu un challenge. En 2010, lorsque nous avons réalisé notre enquête, les traders à haute fréquence ne se voyaient pas menacés par la concurrence. Cette année, notre enquête a montré qu’ils se tournent vers des stratégies plus intelligentes pour se distinguer", souligne Giffords. Il insiste aussi sur la nécessité pour les intervenants de réduire leur temps de réaction par rapport aux marchés. "Pour résoudre cela, il faudra que la colocation (l’hébergement des serveurs informatiques des intervenants de marché au sein des serveurs des places d’exécution) procure l’ubiquité à ceux-ci".

Filtrage des données

Bob Giffords souligne que de plus en plus de participants de marché utilisent une plus grande diversité de données. "Cela va des informations aux fondamentaux macroéconomiques, en passant par les prévisions météorologiques et les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook…". Un vrai défi pour les analyser. "Il faudra un plus grand filtrage de ces données. La plupart ne sont que du bruit, comme ce que l’on a observé avec la réponse politique à la crise de la zone euro", ajoute-t-il.

"Il observe aussi que les algorithmes observent les autres algorithmes,
pour augmenter leurs chances de rendement".

Et l’économie réel la dedans, pour faire des jobs !

Vous savez, il y a encore du monde sur terre ?

Un vrai défi

Cette robotisation avancée des marchés financiers inquiète certains observateurs, à commencer par les régulateurs, qui avouent à demi-mot comprendre difficilement la sophistication des algorithmes de trading. Mais Dave Cliff, professeur d’informatique à la Bristol University, se pose aussi des questions sur la robustesse de ces marchés.

Il rappelle le krach éclair de Wall Street, le 6 mai 2010. L’indice avait perdu 10% en quelques minutes pour se redresser ensuite.

"Et 364 jours plus tard, on a connu le même phénomène avec le cours de l’or, puis celui de l’argent. Des événements de ce genre ne doivent pas se produire. Les prix des actifs ne sont pas supposés réagir de cette manière erratique".

Selon lui, ce krach montre l’incapacité des intervenants de marché à utiliser une technologie risquée. "En 2005, Andrew Haldine, le directeur de la stabilité financière à la Banque d’Angleterre, avait déjà prévenu que le système financier avait atteint un niveau de complexité et d’homogénéité sans parallèle", souligne-t-il. "Et puis le krach éclair est arrivé en mai 2010". Il craint qu’un événement extrême ne vienne réduire à néant les marchés financiers.

Courtiers, banques, fonds… Tous les intervenants se tournent désormais vers les algorithmes.


Un petit séminaire à New York, si ça vous tente !

Et ainsi, bientôt, le monde de la finance va être capable de faire des milliards de profits dans un monde purement virtuel, et si ça pète, c’est le monde réel qui vont ramasser les pots cassés.

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