Les manifestants montréalais promettent des «actions directes pacifiques»

Évidemment, ils sont pris dans un dilemme, la société qui n'a pas les moyens de soigner adéquatement les itinérants, les toxicomanes et les personnes atteintes de maladie mentale, par manque de fonds, (si on n'arrête de donner des retraites dorées ou réduire le copinage et la corruption) peut-être les fonds sera présent.
Tout probables, ils vont plier bagage, par contre vous avez tout à fait raison d'être INDIGNÉ.
Entre temps, les Indignés américains commencent à faire de la publicité, voir à la fin de l’article.


Extrait de : Les manifestants montréalais promettent des «actions directes pacifiques», Brian Myles, Le Devoir, 22 novembre 2011
Les indignés passent en mode action
Les organisateurs veulent éviter que l’attention du public et des autorités ne porte que sur les conditions de vie au square.
Des indignés montréalais ont pris l'avenir du mouvement entre leurs mains hier en annonçant hier qu'ils allaient privilégier les «actions directes pacifiques» au détriment de l'occupation du square Victoria. 
Les principaux instigateurs d'Occupons Montréal jugent que les débordements récents au square, investi par les itinérants, les toxicomanes et les personnes atteintes de maladie mentale, sont en voie de détourner le mouvement de son sens. «L'occupation nuit au mouvement», a dit l'un d'eux sous le couvert de l'anonymat.
Environ une douzaine de personnes, parmi lesquelles figurent les principaux organisateurs d'Occupons Montréal, veulent éviter que l'attention du public et des autorités porte exclusivement sur les conditions de vie au square.
«On a tous les problèmes de la société qui arrivent ici, et on n'est pas du tout armés pour y faire face. On fait de plus en plus du travail social, et on va se tirer dans le pied en restant ici»,
explique Ève Baillargeon occupante de la première heure.
«On cesse de jouer à la gardienne. On va devenir un mouvement plutôt qu'un campement»
, ajoute-t-elle.
Ces indignés ont l'intention de lancer «la phase 3» du mouvement, soit une vague d'actions directes pacifiques dans les principaux quartiers de Montréal, afin de dénoncer le déficit démocratique et les excès de la haute finance.
Coïncidence, le sociologue Marcos Ancelovici met les indignés en garde contre les risques de «banalisation» de l'occupation, dans un texte d'opinion publié aujourd'hui dans Le Devoir. «Le pire, d'un point de vue symbolique et politique, serait en effet que plus personne ne remarque la présence des occupations», écrit le professeur de l'Université McGill.
«Les occupations ne sont qu'une étape dans la constitution du mouvement», explique M. Ancelovici, citant en exemple le cas des indignés espagnols. Après le démantèlement des campements, à la mi-juin, les Espagnols ont continué de manifester, mobilisant 300 000 personnes à Barcelone seulement, le 15 octobre dernier.
«S'il espère durer dans le temps et étendre sa capacité de mobilisation, le mouvement des indignés doit éviter de faire des occupations une fin en soi et, surtout, doit constamment innover»,
dit-il.
Des messages contradictoires ont émergé de la première conférence de presse des indignés montréalais. Devant les micros et caméras de télévision, certains d'entre eux ont assuré qu'ils ne partaient pas vraiment. Les structures de bois démantelées au cours des derniers jours seront remplacées par des tentes militaires afin de tenir les manifestants au chaud tout l'hiver. Les différents comités vont poursuivre leurs réunions quotidiennes sur les lieux.
Dans les coulisses, d'autres confirment sans ambages qu'ils sont dépassés par la présence d'une clientèle à problèmes. Stéphane Marceau, qui patrouille dans le square Victoria la nuit, a vu les plus vulnérables de la société trouver refuge au square.
«Le système les rejette carrément. Ces gens-là n'ont pas de place où aller», dit-il. Le risque pour leur propre sécurité et celle des indignés en général est devenu trop grand.
«Quelqu'un qui est en délire ou en psychose, c'est ingérable»,
dit M. Marceau sur un ton résigné.
À l'Hôtel de Ville, le maire Gérald Tremblay, n'a pas mis de temps à se réjouir de ce dénouement pourtant provisoire, estimant que les indignés «peuvent quitter la tête haute». Il reste pourtant plus de 125 tentes sur le site, où vivent encore une cinquantaine de personnes. «J'ai toujours dit que la paix et la sécurité sur le site et hors site devaient primer sur toute autre considération. Comme ces conditions ne sont plus respectées, le temps est venu que les indignés trouvent d'autres façons de faire passer leur message», a dit le maire.
De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal veut éviter une intervention, privilégiant «le dialogue, la négociation et la médiation», pour en arriver à un départ en douce des occupants.
La vague d'expulsions nord-américaine met un peu de pression chaque jour sur les autorités montréalaises. Hier, la Cour supérieure de l'Ontario a confirmé que la Ville de Toronto avait le droit d'expulser les indignés du parc St. James. À Ottawa, la Commission de la capitale nationale (CCN) a envoyé un ultimatum aux occupants du parc de la Confédération pour qu'ils vident les lieux avant minuit. Enfin, des militants d'«Occupons Vancouver» ont suivi l'ordonnance de la cour et ont plié bagage.


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