Hydro-Québec a été irresponsable pour les fonds de retraite

Puisque le Journal de Montréal a publié une série de reportages sur les retraites dorées, je vais les publier, ils vont nous servir de référence au moment opportun.


Extrait de : À contre-courant, Jean-François Cloutier, le Journal de Montréal, 17/11/2011
Le nombre de retraités de la fonction publique québécoise augmente en flèche, tout comme les coûts reliés à leurs fonds de pension. Le Journal vous présente cette semaine une série de reportages qui éclaireront ce sujet capital à l'heure où l'assainissement des finances publiques fait consensus.
Les régimes de retraite des sociétés d'État sont dans l'ensemble supérieurs à ceux offerts dans le secteur privé.
Drôlement conservateur, demandez donc, à tous les travailleurs dans les PME, s'ils possèdent même un simple plan de retraite fournis par leur employeur.
Celui d'Hydro-Québec se démarque toutefois par la générosité des prestations offertes à ses 23 000 employés et la part assumée par l'employeur.
Évidemment, c’est facile, quand il manque d’argent,
on
augmente les tarifs d’électricité.
C'est ce qui ressort d'une analyse de Louis Fortin, consultant en ressources humaines, qui a épluché divers régimes de retraite de sociétés d'État fédérales et provinciales.
En vertu des termes du régime de retraite, il est possible pour un employé d'Hydro de toucher sa pleine rente de retraite aussi tôt qu'à 53 ans, s'il a travaillé 32 ans pour l'entreprise (voir notre comparatif), a découvert M. Fortin.
M. Fortin souligne que la formule de base employée pour payer un employé d'Hydro à la retraite est de multiplier le salaire annuel moyen des cinq meilleures années par 2,25 %. On multiplie le résultat par le nombre total d'années de participation.
"Dans le privé, on utilise 1,5 % ou 1,75 % dans cette formule; 2,25 %, ce n'est pas dans la norme", a-t-il mentionné.
Employeur généreux
En outre, M. Fortin souligne que la cotisation de l'employeur au régime est supérieure à celle de l'employé chez Hydro, ce qui n'est pas le cas dans le régime de retraite des fonctionnaires provinciaux, le RREGOP, et dans la plupart des autres régimes, où employés et employeur versent chacun 50 % des cotisations.
En vertu de conventions collectives signées en 2008, la société d'État va augmenter sa cotisation au régime, en la faisant passer de 8,7 % du salaire de l'employé en 2011 à 9,6% en 2012 et finalement à 10,5 % à partir de 2013. Les employés d'Hydro versent eux 7 % de leur salaire dans le régime de retraite, et leur cotisation augmentera seulement à 7,5 % en 2012 et 2013.
"C'est la seule convention de retraite où j'ai vu ça, où l'employeur accroît plus sa cotisation que les employés", dit M. Fortin.
Une porte-parole d'Hydro, Ariane Connor, s'est bornée à dire que "les taux de cotisations des employés et de l'entreprise reflètent les ententes intervenues entre Hydro et les syndicats en 2008".
Lourdement déficitaires
De façon générale, les régimes de retraite à prestations déter minées des sociétés d'État ont été lourdement affectés par la crise financière. À Postes Canada, le déficit actuariel dépasse aujourd'hui les 3 milliards. À Hydro-Québec, il atteignait 2,6 milliards en date du 31 décembre 2010. À Via Rail, il se situe à 150 millions.
Vous comprenez pourquoi c’est illégal, justement à cause de cette attitude.
Nous sommes tous propriétaires d'Hydro-Québec, par contre la société d'État à copiner avec les syndicats, pour leur donner un super-fonds de pension, par contre, il non jamais aviser le peuple de l'insolvabilité.
Maintenant, on demande au peuple de réparer les pots cassés par des hausses tarifaires.
Vous comprenez maintenant le sens du terme légal de COERCITION.