La bataille de l’entrepreunariat

Comme je vous disais cette semaine, notre gouvernement Charest ne fait que du bruit avec son Plan Nord, et ne veut pas régler des problèmes de fond.

À quoi ça sert de dépenser des milliards, si les entreprises actuelles ont de la difficulté à rester compétitif avec les provinces ou États de proximité.

De plus, le fait qu'on est peu compétitif, ça ne motive pas au jeune de devenir entrepreneur, surtout quand l'État tient pour acquis les entrepreneurs, on a juste à constater l'exécrable comportement de l'Agence de Revenu qui cotise avant même que l'entreprise puisse se défendre, où la masse salariale est plus de 50 % quand l'Économie québécoise ne représente que 20 % du Canada.

Typiques de nos politiciens de peu d'envergure, où ils sont plus intéressés à rester au pouvoir que de gérer l'État comme en bon père de famille.

Deux carnets de Pierre Duhamel qui datent de quelque mois, mais qui a toute sa pertinence, et quelques mois au Québec ne veulent pas dire grand-chose à cause de son éternel immobilisme.


Extrait de : La bataille de l’entrepreunariat (1), Le blogue de Pierre Duhamel, 21 juin 2011

«L’entrepreneuriat, ce n’est pas juste une question de succès économique, c’est une question de survie culturelle. C’est important, pour le développement de la société québécoise, d’avoir une société francophone prospère », affirmait Louis Vachon, le président de la Banque Nationale, à Sophie Cousineau dans La Presse de mardi.

Louis Vachon a tout à fait raison de lier les questions économiques et culturelles. Le fait qu’il y ait relativement moins de propriétaires d’entreprises au Québec,  le manque d’intérêt des plus jeunes pour l’entrepreunariat et le problème de la relève dans plusieurs PME du Québec risquent de faire mal à l’économie du Québec au cours des prochaines décennies. Ce qui est encore plus navrant, c’est de constater que ce « déficit  entrepreneurial » est beaucoup plus marqué chez les francophones que chez les anglophones et même chez les immigrants.

Quelle jeune veut se casser la tête à partir une entreprise, quant on lui offre sur un plateau d’argent dans le secteur public, un bon salaire, des assurances maladies, des semaines de vacances, une non-imputabilité, un fond pension qu’aucune firme privée ne peut lui offrir, plus une sécurité d’emploi, on crée malheureusement un peuple dépendant.

Cela risque de poser un certains nombre de problèmes. Nous ne sommes plus dans une économie qui carbure aux gros investissements étrangers. Notre richesse future dépend en grande partie de notre capacité à concevoir, créer et bâtir des entreprises conséquentes. Que sera notre avenir si nous avons peu d’intérêt et d’ambition pour de tels projets ? Fuir ou éviter l’entrepreneunariat, c’est un ticket assuré vers la dérive des finances publiques, le dynamitage du filet social et l’appauvrissement du Québec. Est-ce bien cela que nous voulons ? Nous risquons aussi de nous retrouver dans une société où l’économie n’est pas contrôlée par la majorité.

On peut aussi se questionner sur la vitalité culturelle d’une société qui a tourné le dos à l’entreprise et à l’enrichissement individuel et collectif. Difficile d’avoir des ambitions quand on en a plus les moyens.


Extrait de : La bataille de l’entrepreunariat (2) : revoir la stratégie gouvernementale, Le blogue de Pierre Duhamel, 22 juin 2011

Il y a un fâcheux paradoxe dans l’aide du gouvernement du Québec aux entreprises et aux entrepreneurs. Dans un premier temps, il n’y a pas un gouvernement au pays plus généreux, plus «aidant», plus enclin à subventionner, à soutenir des fonds d’investissement ou à accorder des crédits d’impôts. De l’autre, il est aussi le champion de la paperasse et des cotisations à la source, qui constituent de puissants freins à l’entrepreneuriat.

Comme le rapportait Marie-Hélène Proulx dans son excellent dossier sur l’entrepreunariat publié dans le magazine jobboom, plus d’un entrepreneur en démarchage sur quatre bénéficie de l’aide du gouvernement accordée par l’entremise d’un millier d’organismes et de programmes publics. En tout, Québec a dépensé cette année 556 millions de dollars pour appuyer les entrepreneurs en plus de consacrer 321 millions  de dollars sur trois ans dans des fonds fiscalisés (Fonds de solidarité, Fonds d’action…).

En revanche, les PME québécoises se trouvent plus accablées qu’ailleurs par la « paperasserie d’entreprise ». Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), c’est un « irritant majeur » pour 41 % de nos PME , contre 32 % des PME canadiennes. Le sondage effectué pour le compte de la Fondation de l’entrepreneurship illustre le même phénomène.

·         26,6 % des démarcheurs québécois se disent freinés par « la complexité administrative, légale et fiscale caractérisant l’entrepreunariat au Québec »,

·         contre 16,9 % dans le reste du Canada.

Dans le même dossier, Martine Hébert, vice-présidente Québec de la FCEI,  indiquait que l’embauche d’un employé à 30 000 dollars par an coûte 4 500 dollars à l’employeur en contribution aux différents régimes sociaux. Un entrepreneur ontarien dans la même situation n’aura qu’à débourser 2 900 dollars.

Toujours selon la FCEI, le Québec, qui ne représente que 20 % de l’économie canadienne, perçoit 50 % des prélèvements sur la masse salariale de l’ensemble du pays.

Ne serait-il pas plus efficace d’atténuer  le fardeau réglementaire et de baisser le poids des cotisations obligatoires de l’ensemble de nos PME, quitte à diminuer ou à éliminer les aides octroyées à certaines d’entre elles ?

Voilà une question à laquelle devra répondre le ministre Clément Gignac quand il dévoilera cet automne la nouvelle politique gouvernementale sur l’entrepreunariat.


15/10/10

Liberté économique : un champ de maïs, même si vous avez des entrepreneurs en herbe avec plein de bonne idée et de bonne volonté, mais vous ne créez pas un climat sain, il y aura peu d’entrepreneur qui vont réussir, car l’environnement d’affaires ne s’y prête pas, et c’est justement le pourquoi de la notion de la liberté économique, qui détermine si le terreau est bon pour créer de la richesse.

08/12/09

Les régimes fiscaux provinciaux, le problème est que l’entrepreneur en herbe au Québec est assommé immédiatement par les impôts les plus régressifs de l’Amérique, des coûts sur la masse salariale la plus élevée sans même avoir fait un simple profit, ajouter à cela un fardeau réglementaire tellement lourd, qu’il décourage le futur entrepreneur.
D’où le pourquoi, qu’il y a
deux fois moins d’entrepreneurs au Québec que le dans le reste du Canada, et le taux de faillite
est aussi deux fois plus élevé. En ne créant pas un environnement sain pour l’entrepreneurship, on détruit la future richesse de la province.

10/03/11

Pour trop de Québécois, les entreprises sont une nuisance, la province représente 21 % de la population canadienne :mais elle prélève 33 % des impôts sur le capital, 51 % des impôts sur la masse salariale, 45 % des contributions aux régimes de sécurité sociale prélevées par l’ensemble des provinces canadiennes.

12/01/11

Paperasserie: le gouvernement méprise les entrepreneurs, par exemple, l'utilisation d'un jargon bureaucratique, les réponses contradictoires et les longs délais de traitement lors des approbations ne sont que trop fréquents. Faut-il s'étonner que de nombreux propriétaires de PME voient en la conformité réglementaire un véritable cauchemar bureaucratique?
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02/12/10

Liberté économique 2010 - Canada, le Québec est l'une des provinces dont le climat d'investissement est le moins attrayant au Canada selon un nouveau rapport publié jeudi par l'Institut Fraser, 7 graphiques.