La face cachée des bureaux de crédit

Le gouvernement est sérieusement hypocrite, on crée du crédit facile pour que vous puissiez stimuler l'économie par endettement.

Maintenant, il trouve que vous êtres trop endettés, par contre, il laisse les banques pleines latitude de vous accorder des marges de crédits pour payer vos cartes de crédit.

Et bien sûr les banques s'en réjouissent, car ils vivent grâce aux dettes.

Plus les États et les peuples sont endettés, plus ils génèrent des milliards de profits.

Comme je vous ai déjà mentionné les Américains ont pété à 140 %, il suffit juste un manque de confiance des consommateurs, et vous avez une belle bulle immobilière sur les bras.

Une législation qui manquent de mordant et n’attaque pas le problème à la source, juste pour se donner bonne conscience.


Extrait de : Québec vaincra-t-il la maladie du crédit ? , Carl Renaud , Argent, 3 novembre 2011

Le gouvernement Charest parviendra-t-il à enrayer le problème d’endettement des Québécois avec son projet de loi 24, étudié cette semaine? Certains observateurs en doutent même s’ils saluent les mesures misent de l’avant par Québec, dont la hausse du paiement minimum sur les cartes de crédit.

L’endettement des consommateurs Québécois est extrêmement préoccupant puisqu’il a explosé au cours des dernières décennies.

En 20 ans, il a augmenté sept fois plus rapidement que les revenus selon des données de l’Institut Vanier.

Le centre de recherche évalue que le taux d’endettement des ménages canadiens, en incluant les Québécois, a atteint 150% de leurs revenus en 2010. (NDLR : la statistique inclut la dette hypothécaire). L’Institut craint malheureusement que ce taux grimpera aux environs de 160% d’ici deux ans.

«Ce sont les opportunités de crédit qui ont entrainé cette situation. Les gens ont changé leur façon de consommer. Par exemple, ils achètent désormais leurs meubles à crédit»,

a expliqué Stéphanie Poulin, responsable du Service juridique chez Option consommateur.

Le projet de loi 24 propose une dizaine de mesures pour attaquer le problème d’endettement des consommateurs. Québec veut notamment imposer le principe du prêteur responsable. L’objectif est de forcer les commerçants à vérifier la capacité de payer des consommateurs avant de leur accorder du crédit ou d’hausser leur limite de crédit.

L’auteur Sylvain Paquette pense que le gouvernement n’attaque pas le problème d’endettement à la source. Celui qui vient de publier

«La face cachée des bureaux de crédit»

pour dénoncer les dysfonctions de notre système financier croit que la loi 24 aurait dû être plus mordante envers les banques.

«Les banques pellettent le problème dans la cour des commerçants. Si nous continuons de les laisser dicter notre conduite, on va juste s’endetter davantage»,

a exprimé M. Paquette.

Il a tout à fait raison, mais comme les banques ont acheté nos politiciens,
 il ne faut pas trop les traumatiser.

Chez Option consommateur, on croit également que le projet de loi aurait pu être plus sévère. «Il y a de bonnes idées dans la loi. Mais certaines mesures pourraient aller plus loin», a exprimé Stéphanie Poulin.

Option consommateur aurait, entre autres, préféré que le paiement minimum sur les soldes de cartes de crédit, fixé à 2% par plusieurs émetteurs de cartes, soit haussé à 8% plutôt qu’à 5% comme le prévoit la loi 24. «Ce taux était de 8% il y a une quinzaine d’année», a rappelé Mme Poulin.

Le syndic Pierre Fortin accueille favorablement la hausse du paiement minimum à 5% car ce nouveau plafond va permettre aux consommateurs de diminuer la période de remboursement de leur dette.

Avec un paiement minimum de 3%, un consommateur prendra 21 ans pour rembourser un solde de 10 000$, alors qu’il pourra le faire en 10 ans avec un plafond de 5%. «C’est un bon début de s’attaquer aux cartes de crédit. Elles sont le pire ennemi des consommateurs parce qu’elles sont facile à obtenir et que les taux sont élevés, souvent aux environs de 20%», a noté le vice-président de Jean Fortin et associés.

La loi 24 propose aussi de donner plus de latitudes aux détenteurs de cartes de crédit qui souhaitent résilier un contrat. Des articles s’attardent par ailleurs au crédit des jeunes ainsi qu’aux taux promotionnels et aux limites de crédit trop élevées.

Éduquons les consommateurs

Il faudrait aussi éduquer les gouvernements, d’arrêter d’emprunter
sur le dos des futures générations, oups !

Le meilleur remède pour soigner l’endettement élevé des Québécois est l’éducation, croit Sylvain Paquette. «Les gens ont peu de connaissances sur le fonctionnement du crédit. On devrait leur enseigner à l’école comment se comporter», a-t-il exprimé. Rappelons que les cours d’économie ne sont plus obligatoires au secondaire depuis quelques années.

L’auteur prône aux consommateurs d’adopter la théorie de Babylone pour améliorer leur situation financière. Le concept élaboré il y a 3 800 ans, propose de consacrer 10% de son revenu brut à l’épargne, 30% aux paiements des dettes, dont l’hypothèque, les cartes de crédit et le prêt automobile. Le 60% restant doit être attribué aux paiements de services comme l’impôt, les taxes, l’épicerie et l’électricité.

Totalement utopiste, car notre économie est basée sur la consommation et depuis une décennie sur l'endettement pour encore plus consommer.


La face cachée des bureaux de crédit

La face cachée des bureaux de créditLancement du livre-choc de Sylvain Paquette, conseiller en insolvabilité.
Ce sera le livre de l'année 2011-2012 à vous procurer...

L'auteur Sylvain Paquette, lance officiellement aujourd'hui son livre La face cachée des bureaux de crédit, un ouvrage percutant qui lève le voile sur les grands secrets du monde du financement.

L'auteur y révèle, entre autres,

·         les manipulations secrètes des systèmes de pointage servant à mesurer les risques inhérents à chaque consommateur,

·         les traitements particuliers des demandes de crédit, les modifications de fiches personnelles,

·         les tours de passe-passe des institutions financières et leurs stratégies encourageant l'endettement, et plus encore.

Dans un style très convivial, mêlant la théorie, l'anectdote et le coaching, Sylvain Paquette tient, avant tout, à mettre en lumière la méconnaissance du public des mécanismes du système de crédit,

·         la difficulté pour le consommateur d'obtenir de l'information sur son dossier de crédit personnel auprès des agences de renseignements et de crédit,

·         le manque de structures pour venir en aide aux consommateurs vulnérables à l'endettement,

·         l'attitude rigide des milieux bancaires face à la clientèle aux prises avec leurs difficultés pécuniaires,

·         la coalition entre les agences de crédit et les institutions financières pour maintenir le consommateur dans un état d'impuissance et de vulnérabilité à la suite de difficultés de crédit et d'endettement, etc.

Un système de crédit aussi déséquilibré et dysfonctionnel commande aujourd'hui une sage et grande révolution à être mené par nos élus, nos conseillers financiers et par nous-mêmes en premier lieu. À l'instar des  des grandes causes environnementales, on aura ici besoin d'une grande dose de bonne volonté.

Conclus Monsieur Paquette.


Le livre sera en vente, en version audio, grâce à la collaboration de Vues et Voix, à l'adresse info@lamagnetotheque.qc.ca . Il est également disponible en version papier, chez Créditmontreal.ca à l'adresse info@creditmontreal.ca. Il sera bientôt disponible au Salon du Livre de Montréal 2011 et en librairie, près de chez vous.

A propos de l'auteur:

Sylvain Paquette, 41 ans, originaire de Montréal, à toujours évolué dans le monde de la vente, du crédit et de la finance. Depuis plusieurs années aux commandes de crédit Montréal, firme-conseil en insolvabilité, et solidement entouré de professionnels chevronnés, il dispose d'une grande expertise en matière de financement. Décrocheur, autodidacte et fier battant, lui-même sorti de sérieux problèmes financiers, il dédie désormais son temps, son énergie et ses connaissances, avec dévouement et humanité, aux accidentés du financement.