2006, Étude sur les Garderies Universels

La présente étude laisse de côté les enjeux idéologiques ou affectifs du débat et se penche sur les résultats tirés de l’expérience nord-américaine des services de garderie, pour produire des recommandations à l’intention d’Ottawa et des provinces.

En premier lieu, les auteurs de l’étude passent en revue les constatations des récentes analyses coûts-bénéfices des programmes de garderie. Les études révèlent invariablement que les programmes de garde d’enfants incitent davantage de mères de famille à se joindre à la population active. Le revenu gagné par ces travailleuses supplémentaires constitue un bénéfice. Pour les enfants, le bénéfice mesurable le plus important est celui de l’amélioration du rendement scolaire lors des étapes ultérieures de leur scolarité. La plupart des études constatent d’importants gains au cours des premières années de scolarité, mais ces gains se dissipent par la suite.

Tout comme c’est le cas des bénéfices, il existe deux catégories générales de coûts. Lorsqu’on extrapole le coût des centres québécois de la petite enfance à l’échelle du pays, on obtient un coût annuel d’au moins huit milliards de dollars. Mais comme les programmes de garderie constituent un service gourmand en main-d’oeuvre, toute modification du ratio de fournisseurs de soins par rapport au nombre d’enfants ou du ratio de fournisseurs de soins professionnels par rapport au nombre de fournisseurs non professionnels pourra augmenter considérablement cette estimation. Et selon une importante étude publiée récemment sur les enfants de familles biparentales fréquentant le système de garderie au Québec, il existe également des coûts psychologiques potentiels pour les enfants d’âge préscolaire et leurs parents.

La plupart des études menées aux États-Unis révèlent que les programmes ciblant les enfants « à risque » de familles à faible revenu ou monoparentales ont produit des bénéfices pour les enfants. Mais même ici, il semble que les bénéfices dépendent de l’écart entre la qualité du service de garderie et celle du domicile en tant que milieu d’apprentissage. Alors qu’en est-il des enfants « sans risque » des familles biparentales stables de classe moyenne ?

Sont-ils également avantagés par les programmes de garderie ? Bien des personnes affirment que tel est le cas, mais les auteurs de l’étude québécoise sont d’avis contraire. Les résultats de cette étude (C.D. Howe) soulèvent des doutes sérieux à savoir si les bénéfices d’un programme national de garderie pour les familles biparentales l’emportent véritablement sur les coûts, tant financiers que psychologiques, qu’il comporte.

Les auteurs de la présente étude déconseillent à Ottawa d’user de son pouvoir de dépenser pour inciter les provinces à lancer des programmes de garderie universels. Ils recommandent plutôt aux provinces de veiller à ce que les catégories ciblées de familles susceptibles d’être désavantagées pour préparer les enfants aux études, du jardin d’enfants à la 12e année, aient accès à des programmes de garderie de qualité raisonnable.

1.      Première recommandation

Les provinces devraient veiller à ce que les catégories ciblées de familles susceptibles d’être désavantagées pour préparer les enfants aux études, du jardin d’enfants à la 12e année, aient accès à des programmes de garderie de qualité raisonnable.

2.      Deuxième recommandation

Les services de garderie devraient être situés dans des quartiers comportant un taux élevé de familles « à risque », celles dont les enfants sont les plus susceptibles d’en profiter. Plutôt que des frais universels fixes par enfant, les frais devraient varier en fonction du revenu. Il est difficile de bien cibler. Une des façons d’y parvenir est de choisir l’emplacement des services.

3.      Troisième recommandation

Les familles admissibles aux allocations de garde d’enfants devraient avoir le choix entre les centres subventionnés par l’État, les garderies accréditées exploitées par des organismes de bienfaisance, religieux ou sans but lucratif, et les sociétés à but lucratif autorisées.

Pour que les garderies produisent des résultats positifs, une réglementation régissant la qualité s’impose. De plus, le choix est une caractéristique souhaitable, à condition que les garderies soient conformes aux règlements. Cette disposition du choix parental repose sur plusieurs raisons. Les familles qui ont des liens étroits avec les communautés locales, ethniques ou d’immigrants seront plus susceptibles de faire confiance à une garderie qui adopte un cadre culturel familier pour leurs enfants.

Certaines garderies offrent des services qui répondent davantage aux exigences des familles dont les horaires de travail sont atypiques ou de celles qui sont établies dans des emplacements géographiques éloignés.

Les frais de ces garderies pourraient être partagés avec le secteur privé grâce à des dons de bienfaisance. Finalement, en offrant des choix, on favorise une concurrence saine et on réduit au minimum le risque d’une perturbation déstabilisante à l’échelle du système tout entier, comme celle à laquelle les parents québécois ont été confrontés en 2005.

Source : Marchons avant de courir : Une mise en garde à propos des services de garderie,
John Richards,Matthew Brzozowski, C.D.Howe, a o û t 2 0 0 6


Table des matières

A Québec family portrait

Indice de fécondité et qualité de l’éducation

Positive trends

Québec’s fertility rate is increasing – INDICE DE FÉCONDITÉ

Québec’s education outcomes – QUALITÉ DE L’ÉDUCATION

Croissance par endettement

Québec weathered the recent recession better than other provinces:

Croissance par endettement

Les taux d’impôts et de taxes sont élevés

Worrisome trends

Tax rates are high:

Marriage rates are low:

Cohabitation rates are high relative to other provinces and countries:

A “demographic winter” is coming - Une démographie catastrophique

A “demographic winter” is coming:

Personne active du Québec

Québec Droite sans lunette rose

Solde migratoire

Les québécois prennent leurs retraites plus tôt,

Seuil critique, peut-être 2020 ?

Building Québec’s welfare state

Building Québec’s welfare state – the historical background

Economic and tax issues: Funding the system

The Québec tax system

Transfer payments is not sustainable over the long term

Transfer payments

Ce que les Anglais pensent du Québec

Péréquation

La contestation

1. Programmes trop généreux

2. Ne règle pas les problèmes économiques

3. La crise économique, elle est de plus en plus contestée

Québec’s growing public debt

Québec - Budget 2011 : Dette publique

Family policy overview

The initial phase: Pre-1997

1997 and beyond

Une politique familiale inefficace et coûteuse.

The addition of parental insurance in 2006 – Congés parentaux

Les congés parentaux un programme ruineux

Les coûts :

Les résultats :

Qui en profite ?

Les conséquences :

Examining the impact of Québec family policy Fertility – Politique familliale

Universal childcare program might wish to avoid

Daycare quality – Garderies - CPE

Historique des CPE

2006, Étude sur les Garderies Universels

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Les motivations et conséquences économiques des garderies à 7 $

Working in Québec

La liberté économique de plus en plus restreinte

High school dropout rates

Relationships and family form

Divorce

The situation facing Québec society and families

The Québec story: Short term gain/long term pain?

Conclusion

La source du problème

Politiciens ayant un sens moral douteux

Acheter des votes

Le cancer de la démocratie : les groupes d’intérêts

L’historique Québécoise

L’immobilisme du Québec

A quand le mur?