2006, Étude sur les Garderies Universels
Posted by Québec de Droite in CPE, Modèle Québecois on dimanche 20 novembre 2011
La présente étude laisse de côté les enjeux idéologiques ou affectifs du débat et se penche sur les résultats tirés de l’expérience nord-américaine des services de garderie, pour produire des recommandations à l’intention d’Ottawa et des provinces.
En premier lieu, les auteurs de l’étude passent en revue les constatations des récentes analyses coûts-bénéfices des programmes de garderie. Les études révèlent invariablement que les programmes de garde d’enfants incitent davantage de mères de famille à se joindre à la population active. Le revenu gagné par ces travailleuses supplémentaires constitue un bénéfice. Pour les enfants, le bénéfice mesurable le plus important est celui de l’amélioration du rendement scolaire lors des étapes ultérieures de leur scolarité. La plupart des études constatent d’importants gains au cours des premières années de scolarité, mais ces gains se dissipent par la suite.
Tout comme c’est le cas des bénéfices, il existe deux catégories générales de coûts. Lorsqu’on extrapole le coût des centres québécois de la petite enfance à l’échelle du pays, on obtient un coût annuel d’au moins huit milliards de dollars. Mais comme les programmes de garderie constituent un service gourmand en main-d’oeuvre, toute modification du ratio de fournisseurs de soins par rapport au nombre d’enfants ou du ratio de fournisseurs de soins professionnels par rapport au nombre de fournisseurs non professionnels pourra augmenter considérablement cette estimation. Et selon une importante étude publiée récemment sur les enfants de familles biparentales fréquentant le système de garderie au Québec, il existe également des coûts psychologiques potentiels pour les enfants d’âge préscolaire et leurs parents.
La plupart des études menées aux États-Unis révèlent que les programmes ciblant les enfants « à risque » de familles à faible revenu ou monoparentales ont produit des bénéfices pour les enfants. Mais même ici, il semble que les bénéfices dépendent de l’écart entre la qualité du service de garderie et celle du domicile en tant que milieu d’apprentissage. Alors qu’en est-il des enfants « sans risque » des familles biparentales stables de classe moyenne ?
Sont-ils également avantagés par les programmes de garderie ? Bien des personnes affirment que tel est le cas, mais les auteurs de l’étude québécoise sont d’avis contraire. Les résultats de cette étude (C.D. Howe) soulèvent des doutes sérieux à savoir si les bénéfices d’un programme national de garderie pour les familles biparentales l’emportent véritablement sur les coûts, tant financiers que psychologiques, qu’il comporte.
Les auteurs de la présente étude déconseillent à Ottawa d’user de son pouvoir de dépenser pour inciter les provinces à lancer des programmes de garderie universels. Ils recommandent plutôt aux provinces de veiller à ce que les catégories ciblées de familles susceptibles d’être désavantagées pour préparer les enfants aux études, du jardin d’enfants à la 12e année, aient accès à des programmes de garderie de qualité raisonnable.
1. Première recommandation
Les provinces devraient veiller à ce que les catégories ciblées de familles susceptibles d’être désavantagées pour préparer les enfants aux études, du jardin d’enfants à la 12e année, aient accès à des programmes de garderie de qualité raisonnable.
2. Deuxième recommandation
Les services de garderie devraient être situés dans des quartiers comportant un taux élevé de familles « à risque », celles dont les enfants sont les plus susceptibles d’en profiter. Plutôt que des frais universels fixes par enfant, les frais devraient varier en fonction du revenu. Il est difficile de bien cibler. Une des façons d’y parvenir est de choisir l’emplacement des services.
3. Troisième recommandation
Les familles admissibles aux allocations de garde d’enfants devraient avoir le choix entre les centres subventionnés par l’État, les garderies accréditées exploitées par des organismes de bienfaisance, religieux ou sans but lucratif, et les sociétés à but lucratif autorisées.
Pour que les garderies produisent des résultats positifs, une réglementation régissant la qualité s’impose. De plus, le choix est une caractéristique souhaitable, à condition que les garderies soient conformes aux règlements. Cette disposition du choix parental repose sur plusieurs raisons. Les familles qui ont des liens étroits avec les communautés locales, ethniques ou d’immigrants seront plus susceptibles de faire confiance à une garderie qui adopte un cadre culturel familier pour leurs enfants.
Certaines garderies offrent des services qui répondent davantage aux exigences des familles dont les horaires de travail sont atypiques ou de celles qui sont établies dans des emplacements géographiques éloignés.
Les frais de ces garderies pourraient être partagés avec le secteur privé grâce à des dons de bienfaisance. Finalement, en offrant des choix, on favorise une concurrence saine et on réduit au minimum le risque d’une perturbation déstabilisante à l’échelle du système tout entier, comme celle à laquelle les parents québécois ont été confrontés en 2005.
Source : Marchons avant de courir : Une mise en garde à propos des services de garderie,
John Richards,Matthew Brzozowski, C.D.Howe, a o û t 2 0 0 6
Table des matières
Indice de fécondité et qualité de l’éducation
Positive trends
Québec’s fertility rate is increasing – INDICE DE FÉCONDITÉ
Québec’s education outcomes – QUALITÉ DE L’ÉDUCATION
Québec weathered the recent recession better than other provinces:
Croissance par endettement
Les taux d’impôts et de taxes sont élevés
Worrisome trends
Tax rates are high:
Marriage rates are low:
Cohabitation rates are high relative to other provinces and countries:
A “demographic winter” is coming - Une démographie catastrophique
A “demographic winter” is coming:
Personne active du Québec
Québec Droite sans lunette rose
Solde migratoire
Les québécois prennent leurs retraites plus tôt,
Seuil critique, peut-être 2020 ?
Building Québec’s welfare state
Building Québec’s welfare state – the historical background
Economic and tax issues: Funding the system
Transfer payments is not sustainable over the long term
Transfer payments
Ce que les Anglais pensent du Québec
La contestation
1. Programmes trop généreux
2. Ne règle pas les problèmes économiques
3. La crise économique, elle est de plus en plus contestée
Québec - Budget 2011 : Dette publique
The initial phase: Pre-1997
1997 and beyond
Une politique familiale inefficace et coûteuse.
The addition of parental insurance in 2006 – Congés parentaux
Les congés parentaux un programme ruineux
Les coûts :
Les résultats :
Qui en profite ?
Les conséquences :
Examining the impact of Québec family policy Fertility – Politique familliale
Universal childcare program might wish to avoid
Daycare quality – Garderies - CPE
2006, Étude sur les Garderies Universels
Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique
Les motivations et conséquences économiques des garderies à 7 $
La liberté économique de plus en plus restreinte
Divorce
The situation facing Québec society and families
The Québec story: Short term gain/long term pain?
La source du problème
Politiciens ayant un sens moral douteux
Acheter des votes
Le cancer de la démocratie : les groupes d’intérêts
L’historique Québécoise
L’immobilisme du Québec
A quand le mur?
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