L’entrepreneuriat en Santé ça marche

L’éternel problème, vraiment le Québec et le Canada dans son ensemble est totalement ‘pogné’ incapable d’améliorer l’efficacité du système santé, pourquoi ?

Relativement simple, les groupes d’intérêts.

Aucun politicien n’a assez de courage de casser les lobbys qui profitent de l’immobilisme, rendre un système santé plus efficace, voudrait dire avoir plus d’imputabilité, donc, avoir des comptes à rendre sur leur efficacité.

C’est vrai que le privé peut être plus efficace, car il est imputable, car il y a de la concurrence, l’exemple des écoles publiques vs les écoles privées, le privé donne de meilleurs résultats, parce qu’ils sont imputables, s’il ne performe pas adéquatement, ils vont fermer les portes, loin d’être le cas pour une institution publique.

Encore, un autre rapport, mais la source du problème est toujours le même :

Des politiciens pas assez courageux !


Extrait de : Il faut plus d’entrepreneurs dans la santé, souhaite l’IEDM, Martine Turenne, Argent, 24 novembre 2011

l’entrepreneuriat en SantéL’entrepreneuriat pourrait aider à solutionner les problèmes du réseau de la santé, estime une nouvelle étude de l’Institut économique de Montréal (IEDM).

Malheureusement, les contraintes administratives et juridiques sont si nombreuses que le secteur privé ne peut être mis à contribution comme il le devrait, dit l’auteur de l’étude, l’économiste Yanick Labrie. «Et la population canadienne n’en obtient pas pour son argent avec son système de santé.»

Pire : «Le patient n’est pas au cœur des préoccupations.»

Augmenter les dépenses, un signe de richesse

Selon Yanick Labrie, le débat actuel entourant les soins de santé est polarisé:

1.      il y a ceux qui veulent plus de dépenses publiques pour répondre aux besoins, et

2.      ceux qui souhaitent une diminution des services pour limiter les coûts.

 

Or, dit-il, il est normal pour une société vieillissante et plus riche de vouloir davantage de soins de santé. Pour répondre aux besoins à meilleurs coûts,

«il faut plutôt lever les obstacles pour permettre aux entrepreneurs de la santé de proposer de nouvelles avenues».

Pour l’instant, la loi interdit à une personne qui n’est pas médecin de détenir une participation, même aussi minime que 5%, dans un centre médical spécialisé (CMS). Une contrainte que Yanick Labrie souhaite voir lever.

Frais illégaux ou justifiés?

L’économiste s’en prend aussi aux escouades mises sur pied par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) liées à la facturation de frais jugés illégaux. Leurs inspecteurs visiteront les 1900 cliniques et coopératives de santé au Québec.

«Ces frais dits illégaux couvrent souvent, dans les faits, les frais d’opération de la clinique», affirme l’économiste.

Il cite l’exemple du Centre du sein Ville-Marie : en 2003, cette clinique privée spécialisée s’est dotée de deux nouveaux appareils plus performants et à la technologie plus coûteuse. Or, la RAMQ ne rembourse que le coût d’un traitement avec l’ancienne technologie.

«Le centre est donc aux prises avec un manque à gagner et ne peut exiger plus à ses patientes sans tomber dans l’illégalité, dit Yanick Labrie. Ça décourage l’innovation.»

Le privé, ça marche

Selon Yanick Labrie, la chirurgie au laser pour les yeux (LASIK) est un excellent exemple du bon usage de l’entrepreneuriat dans les soins de santé. Les cliniques privées ont réussi à intégrer des technologies toujours plus avant-gardistes tout en baissant ses tarifs: en moins de dix ans, le prix pour ce type de chirurgie est passé d’environ 5000$ à moins de 2000$.

De la même manière, le partenariat entre l’Hôpital du Sacré-Cœur et le centre de chirurgie privé RocklandMD, à Montréal, a permis de réduire la liste de patients en attente d’une opération : 6000 chirurgies d’un jour y ont été réalisées depuis 2008, selon M. Labrie.

Pénurie de main-d’œuvre

Cela dit, même si les nouvelles cliniques se mettent à foisonner au Québec, il manque de médecins et d’infirmières pour combler les besoins.

«Cette pénurie de main-d’œuvre fait partie des obstacles», dit Yanick Labrie.

Les syndicats et les associations de professionnels
profitent économiquement du monopole public.

Le protectionnisme fait le reste. «Le Québec est l’endroit au Canada où les médecins étrangers sont les moins utilisés.»