Les Canadiens de plus en plus dépendants des banques alimentaires

Chers peuples, vous allez devenir de plus en plus pauvres, soyez-assurer nos politiciens se préoccupent plus à rester aux pouvoirs en endettant le peuple que de créer de la véritable richesse.

Au Québec, il faudrait améliorer la qualité de notre liberté économique, pour le Canada et les pays industriels, il va falloir que l’économie mondiale soit basée sur une mondialisation équitable, non du simple dumping social.


Extrait de : Les Canadiens de plus en plus dépendants des banques alimentaires, Radio-Canada, 1 novembre 2011

Le recours aux banques alimentaires dans tout le pays a connu une hausse de plus de 25 % en moyenne depuis la récession de 2008 et le portrait de ceux qui en dépendent ne cesse de se diversifier.

Familles avec jeunes enfants, retraités, nouveaux arrivants, travailleurs à petits revenus, célibataires, ils sont de toute condition et ont recours aux banques alimentaires avec une fréquence croissante, bien que la récession soit techniquement derrière nous.

Une majorité n'a que l'aide sociale pour subvenir à ses besoins, mais elle est loin de représenter l'ensemble de ceux à venir y trouver ce qui fait cruellement défaut dans leur garde-manger : au Canada, en 2011, 51,5 % de ceux qui fréquentent les banques alimentaires ont l'aide sociale comme principale source de revenus, 60,7 % au Québec.

« Au lieu d'utiliser les services une ou deux fois par année, c'est d'une façon plus régulière, parce que la pauvreté se vit de façon plus sévère. »

— Élaine Côté, Moisson Québec

Selon la directrice de Moisson Québec, près de 18 % de ceux qui ont franchi la porte d'une banque alimentaire au Canada ont affirmé avoir un emploi ou en avoir eu un récemment. Mais une fois le chômage écoulé, les économies épuisées, les banques deviennent incontournables.

« C'est quand ils arrivent en bout de ligne qu'ils vont frapper à un organisme pour avoir de l'aide alimentaire », dit Élaine Côté, qui témoigne pour ces personnes, nombreuses, qui ont travaillé toute une vie et se retrouvent démunies à la suite d'une maladie ou d'une séparation.

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Banques alimentaires Canada ne réclame pas de fonds de la part du gouvernement fédéral, mais plutôt une « action politique » et des solutions à long terme.

« Pour être clair, le coût de ne rien faire va coûter beaucoup plus cher que d'agir aujourd'hui. Plusieurs rapports montrent que ça coûte des milliards et des milliards de dollars chaque année dans les soins de santé et les soins sociaux », explique le gestionnaire des relations gouvernementales de Banques alimentaires Canada, Philippe Ozga.

L'organisme recommande, pour réduire la pauvreté, d'investir dans le logement social, de hausser l'aide sociale et de modifier l'assurance-emploi pour mieux tenir compte des travailleurs âgés et de ceux occupant un emploi atypique.