On passe à l’action, 25-26-27 Novembre, Palais des congrès

Peuple Québécois, c’est à nous d’améliore notre système démocratique.

N’attendez rien de nos politiciens et tous les groupes d’intérêts qui maintiennent le Québec dans un immobilisme, pour piger le peu de richesse ou de crédit qui reste des québécois.

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QUELLES ACTIONS POSER POUR AMENER DES RÉFORMES REDONNANT CONFIANCE EN LA POLITIQUE ?

L’année dernière, vous avez été nombreux à participer à un atelier portant sur la réforme des institutions démocratiques du Québec. Force est de constater que depuis lors, notre rapport à ces institutions démocratiques a très peu évolué. À pareille date l’année dernière, nous parlions du « cynisme généralisé » de la population à l’égard des politiciens. Non seulement aucune mesure concrète n’a eu d’effet sur la prévalence du cynisme mais celui-ci a peut-être même augmenté sous l’impulsion des révélations du rapport Duchesneau.

Vous n’avez pas participé à l’atelier sur les réformes démocratiques du Sommet 2010 en vain. Nous avons bien reçu vos propositions de réformes visant à nous rapprocher des élus et à nous redonner confiance en nos politiciens. Cette année, nous vous demandons d’aller plus loin. Nous vous demandons dans un premier temps de « raffiner et d’actualiser » les propositions de l’année dernière et dans un second temps de proposer des actions concrètes et réalistes nous permettant à tous de faire changer les choses dans le sens que nous souhaitons.

Rapidement, voici les principales propositions qui sont ressorties de l’atelier du Sommet 2010 et dont nous reparlerons aujourd’hui :

Réformer le mode de scrutin: Puisque les élections, dans leur forme actuelle, ne soulèvent plus les passions ni même l’intérêt de la population, les participants au Sommet 2010 ont proposé de réformer le mode de scrutin pour le remplacer par un mode de scrutin « mixte compensatoire ».

Les référendums d’initiative populaire : Les participants à l’atelier proposaient que ces référendums soient mis en place à chaque fois qu’une pétition est signée par plus de 5% des électeurs.

Élargir le mandat du DGE : Les participants souhaitaient que le DGE devienne gardien des promesses électorales, du code d’éthique des élus et du financement des partis.

Rendre les assemblées de comté obligatoires : À l’heure actuelle, l’organisation d’Assemblées de comté est laissée à la discrétion des élus qui ne sont pas « obligés » d’en organiser. Les participants souhaitent forcer les élus à organiser des assemblées de comté afin que la population puisse avoir un contact direct et régulier avec ses élus. 

Tenir des élections à date fixe : c’est ce que plusieurs provinces canadiennes font désormais.

Réformer le financement des partis politiques : Les élus ont récemment adopté à l’unanimité les projets de loi 113, 114 et 118 qui visent à « mieux faire respecter les lois électorales en matière de financement politique et à renforcer la confiance de la population ». La loi 113 instaure diverses mesures visant à réduire l’utilisation de prête-noms, notamment le plafonnement des dons aux partis politiques à 1000$ plutôt que 3000$. La loi 114 vise à « augmenter les pouvoirs du DGE en lui donnant des outils nécessaires pour qu’il puisse assurer un meilleur contrôle du système de financement des partis politiques. » Cette loi stipule que « toute contribution de 100 $ et plus destinée à un parti politique, une instance de parti, un député indépendant ou un candidat indépendant devra dorénavant être versée au DGE qui vérifiera la conformité aux dispositions de la loi de chaque contribution, avant de la déposer dans le compte de l’entité et les reçus de contribution seront émis annuellement par le DGE. »

Ces nouvelles lois sont-elles suffisantes?

  • Réformer la période de questions à l’Assemblée Nationale : il serait nécessaire de préciser la nature des changements à apporter à la période des questions.
  • Élire le Premier Ministre au suffrage universel pour un mandat maximal de 8 ans
  • Abolir la discipline de parti
  • Ainsi que mettre en place des mesures pour garantir la compétence de nos élus.

Nous espérons qu’à la fin de l’atelier vous vous serez entendu sur les propositions de réformes les plus importantes à défendre ainsi que sur des manières concrètes et efficaces de mettre ces réformes en place. N’oubliez pas que nous sommes tous responsables de notre avenir collectif et que nous sommes capables de faire changer les choses.

LES MENTORS DE CET ATELIER

CLAUDE BÉLAND

Président du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC)

RODRIGUE BIRON

Homme politique, ancien chef de l’Union Nationale


 

  1. gravatar

    # by Anonyme - 5 novembre 2011 à 17 h 56

    Messieurs,
    Nous saluons votre initiative, votre dynamisme.
    Toutefois, votre approche structurelle ne peut régler en rien ce qui relève de moeurs, de moralité, d'éducation civique, de responsabilité, d'attitudes et de comportements..
    Devant un Homme libre ( il n'y a pas d'homme libre sans éducation des valeurs morales) nul besoin de barrières.. Il saura les limites, ses obligations et les contraintes de sa propre liberté…
    Ainsi un sophiste, un manipulateur politique pourra toujours utiliser les structures et des dispositions légales pour manipuler, pour conserver le Pouvoir, tel un tel que vous savez...
    Cela dit, je comprends bien toute l’importance des contre-pouvoirs en démocratie et du juste équilibre, et des limites aux pouvoirs car les hommes sont les hommes…

    Ainsi, je vous convie à éviter une approche de type légaliste ou les pièges de la "structurite", pour reprendre une expression chère à M. Clause Ryan...

    Bien votre, mes respects.
    M.Page
    Montréal.

  2. gravatar

    # by Québec de Droite - 6 novembre 2011 à 06 h 07

    Je sais très bien qu'il n'y a pas de solution parfaite.

    La libération des marchés financières et économiques et notre système politique dérapent à cause de la nature humaine, cupidité et avidité font partie intégrante du comportement humain.

    C'est pour cette raison, que je fais la promotion de la démocratie directe, elle réduit considérablement le pouvoir des groupes d'intérêts sur le pouvoir politique, car il est drôlement plus difficile à influencer 8 millions de personnes que quelques politiciens avides de pouvoir.

    Par contre, une telle initiative doit venir du peuple, car nos politiciens carriéristes vont tout faire pour empêcher une telle législation.

    Ce n’est pas la solution parfaite, par contre elle tente d’équilibrer le pouvoir entre le peuple et groupes d’intérêts.

    La démocratie directe n'est jamais le fruit des élites installées.

    «Les Suisses ont compris qu'il ne fallait pas laisser les sujets graves aux mains des hommes politiques.»

    http://www.quebecdroite.com/2011/02/les-elites-contre-le-peuple.html

    http://www.quebecdroite.com/2011/02/rationalite-superieure-de-la-democratie.html

    http://www.quebecdroite.com/2010/11/democratie-directe.html