Productivité et prospérité : le Québec cumule du retard depuis 30 ans


Extrait de : Productivité et prospérité : le Québec cumule du retard depuis 30 ans, Les Affaires, 12-11-2011

Chaque automne, le Centre sur la productivité et la prospérité publie un bilan complet sur la productivité et la prospérité du Québec. Après trois ans de veille et d'analyse, un constat s'impose : si le niveau de vie au Québec traîne la patte derrière les principaux pays industrialisés, c'est essentiellement parce que la productivité du travail n'y croît pas assez rapidement. Et les écarts se sont même accrus ces 30 dernières années.

Ce constat est également valable pour le Canada dans son ensemble.

Pruductivité 2011

Honnêtement c'est un peu idiot de comparer la productivité avec l'OCDE, notre compétition de proximité sont les provinces et les États américains.

Selon les chiffres ci-dessus mentionnés, on peut très bien comprendre pourquoi notre secteur manufacturier dépérit chaque année.

PRODUCTIVITÉ ET PROSPÉRITÉPlus spécifiquement, le Bilan 2011 nous apprend qu'au début des années 1980, le niveau de vie du Québec était comparable à celui des 20 pays de l'OCDE retenus pour notre analyse. La moyenne des niveaux de vie observés dans ces États était alors supérieure d'à peine 2 % à celle du Québec. En conséquence de la faible croissance enregistrée au Québec, cet écart s'est creusé par la suite. Résultat : la moyenne des niveaux de vie des 20 pays sélectionnés dépasse aujourd'hui le nôtre de 16 %.

Pour redresser la barre, la productivité du travail des Québécois devra considérablement progresser. Or, à ce chapitre, l'économie provinciale montre peu de signes encourageants.

Évidemment, le Québec au lieu d'attaquer les problèmes à la source préfère faire
du bruit avec le plan Nord.

Si l'on veut améliorer la productivité, il faut améliorer la liberté économique, mais il ne faut pas déranger les groupes d’intérêts ou les avantages sociaux qui sont foncièrement au-dessus de nos moyens et réduit la liberté économique.

Dans l'ensemble, la croissance du niveau de vie et de la productivité du travail au Québec depuis le début des années 2000 (0,96 % et 0,93 % par année en moyenne respectivement) est inférieure à la performance du Québec au cours des 30 dernières années (1,33 % et 1,06 %). Une performance largement insuffisante.

Et d'où provient la croissance ?

Sans grande surprise, l'analyse révèle que la croissance de la productivité du travail au Québec dépend principalement des grands centres urbains. À elles seules, les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale et de la Montérégie comptent pour plus de la moitié de la croissance observée au Québec depuis 1999.

L'activité des régions dont l'économie repose sur l'exploitation des ressources naturelles s'avère profitable également à l'économie québécoise.

Vrais, pour les investissements privés, mais pour les redevances à l'État, c'est loin d'être brillant, car ceux-ci sont en fonction du profit, puisque le coût d'exploitation est plus élevé au Québec, à cause du transport et du climat (Plan Nord), les redevances sont moindres.

De plus, c'est une économie qui est molle, si l'Économie mondiale va mal, les matières premières sont moins sollicitées, c'est le secteur manufacturier qui est la colonne vertébrale de ton économie, le problème, c'est que notre productivité est faible, conséquemment les investissements privés dans le secteur de la transformation ayant de la valeur ajoutée sont rares.

Typique au Québec, on n’attaque jamais le problème à la source.

Ainsi, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec expliquent approximativement 8 % de la croissance québécoise, alors que ces régions ne représentent que 3 % des heures travaillées. Il semble donc évident que le déploiement du Plan Nord pourrait contribuer à améliorer la productivité provinciale et ainsi favoriser une augmentation du niveau de vie.

À l'échelle nationale, le Bilan 2011 établit que les provinces qui contribuent le plus à la croissance de la productivité du pays sont le Québec et l'Ontario, en raison de leur poids économique important, ainsi que l'Alberta et la Colombie-Britannique, puisque leur économie repose en bonne partie sur l'exploitation des ressources naturelles, une valeur refuge dans le contexte économique actuel.

Pétrole, Gaz naturel, Phosphate oui, mais ce n'est pas avec des boulettes de fer que le Québec va devenir riche, typique de ces rapports qui ne vont pas dans les détails, pour ne pas offusquer personne.

L'analyse montre également que le véritable moteur de la croissance, notamment au Québec et en Ontario, est le secteur des services qui a connu, par ailleurs, la plus forte progression au cours des dernières années.

Sur le plan international, le secteur service est de plus en plus dé-localisable.

Le Bilan 2011 fait très clairement ressortir que le retard qu'accusent le Québec et le Canada sur le plan de la productivité et du niveau de vie n'a rien de conjoncturel. Pour corriger la situation, nous devons donc identifier les facteurs structurels qui plombent notre économie. Un défi auquel s'attaquent au quotidien nos équipes de chercheurs.

Pas besoin de chercheurs, ont connais très bien les causes, lisez :

1.      MEQ : L’avenir se construit aujourd’hui

2.      Liberté économique 2010 - Canada

3.      Liberté économique : un champ de maïs


Conclusion :

Leur conclusion cette année est foncièrement simpliste et certainement moins alarmant que l'année passée, il ne fallait certainement pas troubler la population, d'autant plus que les auteurs sont des employés d'États, enfin …

2011 :

… À la lumière de cette analyse, il est certain que la publication du Plan Nord, qui vise notamment une plus grande exploitation des ressources naturelles au Québec, pourrait contribuer à améliorer la performance provinciale en matière de productivité et ainsi, favoriser une augmentation du niveau de vie. Il s’agit cependant d’une mesure gouvernementale parmi tant d’autres qui pourraient contribuer à rehausser la productivité au Québec…

2010 :

L’absence de gains de productivité supérieurs dans les années à venir pourrait avoir des effets importants sur le niveau de vie des Québécois. En conservant le même rythme de croissance de la productivité, M. Gagné calcule que :

L’amélioration du niveau de vie au Québec diminuera presque de moitié dans les quinze prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la population active.


Et bien sûr, il nous raconte l’éternelle histoire de la R&D au Québec, beaucoup de recherche mais très peu de produit commercialisé à la fin.

Pourquoi, parce qu’on donne des subventions de gauche à droite pour gagner des votes, sans savoir si le produit a une pratique commerciable viable.

Un peu de lecture, si ça vous tente :

1.      Réduire les subventions aux entreprises du tiers en 4 ans (Débat 1-2)

2.      Beaucoup de R-D au Québec, commercialisation déficiente

3.      Bulletin de la prospérité du Québec (5), environnement d’affaires

4.      L’aide aux entreprises, un gouffre de 5 G$