Québec se prive de millions


Extrait de : Québec se prive de millions, Régis Caron, le Journal de Québec, 03/11/2011

Québec se prive de plusieurs millions de dollars en redevances sur les compagnies minières dont les profits ont bondi de 319% entre 2009 et 2010, a dénoncé le Parti québécois à l'Assemblée nationale.

L'opposition officielle est revenue à la charge ce matin en accusant le gouvernement Charest de laisser les compagnies minière «coloniser» les ressources minières du Québec.

Les profits ont augmenté de 1,5 milliard de dollars de 2009 à 2010 «alors que le redevances ont augmenté de 205 millions, soit huit fois moins que les profits», a dénoncé le député péquiste de Rousseau Nicolas Marceau.

Bachand se défend

«Nous avons touché en une année 300 millions de dollars, plus que le total des 10 dernières années, a répliqué le ministre des Finances Raymond Bachand (...) Les redevances équivalaient à 4,5% de la valeur de la production en 2010-2011, alors que la moyenne des dix dernières années était sous la barre de 1%.»

Raymond Bachand a soutenu que le régime minier avait été bonifié de sorte que les entreprises minières doivent payer, aux gouvernements du Québec et du Canada, 41% de leurs profits en impôts et redevances, comparativement à 30% en Ontario.

Les explications de l'opposition

Les redevances versées au gouvernement ont davantage augmenté parce que les volumes de minerais extraits du sous-sol québécois ont aussi augmenté fortement, a nuancé Nicolas Marceau.

«La véritable question est de savoir si nous avons obtenu notre juste part de cette nouvelle manne minière (...) La part de la richesse minière prélevée par le gouvernement était de 24% en 2008 et elles était toujours à 24% en 2010»,

a martelé le député de la circonscription de Rousseau.

Sa collègue députée de Vachon Martine Ouellet a rappelé qu'en 2010, 10 compagnies minières sur 19 n'ont payé aucune redevance au gouvernement.

Mme Ouellet a redemandé au gouvernement d'exiger des compagnies minières qu'elles transforment leur minerai au Québec au lieu de l'exporter par bateau sous forme brute. «La transformation crée quatre fois plus d'emplois que l'extraction», a signalé Mme Ouellet.

Exacte, mais drôlement difficile de  battre la main d’œuvre chinoise, remarquez vous pouvez faire comme les américains, implanter du  protectionniste sur l’acier,
par exemple.

Car, je suis d’accord avec vous, on ne devient pas riche
en vendant des boulettes de fer.