Shadow banking: they are like banks in the Wild West

   En fait ce sont des banques durant le temps du Far-West
sans aucune régulation et sans aucune garantie.


Le Financial Stability Board estime que le Shadow Banking représente désormais 60TUSD, dans une étude récente. Une taille supérieure à la taille de 2007.

Il représente désormais le quart du système financier. La crise de la dette, la crise des dettes ne fait que commencer si aucune action coordonnée n’est entreprise.

Le G-20 traitera-t-il ce sujet ?


Paul Krugman - Shadow Banks

In economic terms, a bank is anyone who borrows short and lends long. If anyone tries to access their money at one time, they couldn't do it. A bank can be a hedge fund, it could be all kinds of things.

 

«These days we have the shadow banking system. There are $15 trillion dollars in these shadow banks, and they are completely unregulated. They are like banks in the 1930s, they are like banks in the Wild West.»


ENTRETIEN AVEC... Michel Aglietta, professeur à l'Université de Paris Nanterre et consultant au Cepii* et à Groupama AM, 17/23 février 2011

« Le 'shadow banking' porte un risque d'illiquidité collectif »

Comment circonscrire le « shadow banking », le système bancaire parallèle tenu pour responsable de la crise actuelle ?

On le définit par la nature des activités de financement qu'il promeut, à savoir une forme de financement de l'économie qui s'est développée essentiellement sur la base clés dérives de crédit permettant le transfert du risque du milieu bancaire à tout un ensemble d'apporteurs d'épargne non bancaires.

Les entités à l'origine de ce processus sont les banques d'investissement (BPI). Ce style de financement leur a permis de capturer des sources de profit sous forme de commissions tout au long d'une chaîne de transactions de gré à gré, chaîne aussi longue qu'opaque. Le tout complété par des opérations pour compte propre.

Ainsi, un même CDS  (credit default swap, IMDLR) aura pu être vendu et acheté un grand nombre de fois avant d'arriver dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels. Ce que l'on désigne par shadow banking system constitue donc un élément majeur de la financiarisation de l'économie.

Qui sont les acteurs de la chaîne ?

Avec la concentration supplémentaire du secteur financier qui a découlé de la crise, il y a une vingtaine de banques dans le monde interconnectées par leurs relations de contreparties qui comprennent le crédit interbancaire et les positions croisées hors bilan. Ces banques sont étroitement liées aux 200 plus gros  hedge funds  qui pèsent 80 % des actifs sous gestion des 8 000 à 10 000 hedge funds qui existent aujourd'hui.

·         Soit les banques d'affaires les détiennent,

·         Soit elles en sont les « sponsors »,

·         Soit elles sont leurs  prime brokers  et leurs fournissent la liquidité, le financement du levier, les services de recherche financière, la conservation des titres et la tenue des comptes.

Vu le risque de contrepartie considérable, cet ensemble forme un risque systémique important. Le shadow banking est bien plus qu'une collection d'institutions financières, il fait système et ce système porte un risque d'illiquidité collectif.

Comment surveiller le « shadow banking » ?

Les conseils du risque systémique mis en place en Europe et aux États-Unis vont permettre de rassembler les régulateurs de marché, des banques, des assureurs la banque centrale et aux ÉtatsUnis le Trésor. Ces conseils devront pointer la fragilité des mécanismes de transfert du risque dans le shadow banking,  y repérer les germes possibles de risques systémiques.

·         Il faudra produire de l'information sur I'activité de ces acteurs et circonscrire les maillons faibles.

·         Il s'agit, notamment dans le cas des hedge funds, de les obliger à déclarer leurs actifs sous gestion, leur levier, leur stratégie…

Quant à Bâle lll, il va permettre de reconsolider dans les bilans bancaires toutes les échappatoires, toutes les positions placées dans des véhicules spécifiques pour définir en face un montant du capital réglementaire.

1.      L'idée est que le risque transfère, tant qu'il séjourne dans des véhicules spéciaux crées par les banques, doit réapparaître dans le bilan des banques.

2.      Un autre élément important est l'organisation des marches de dérives. ll s'agit de faire passer sous la coupe d'organismes centralisés un maximum d'opérations.

3.      Pour les dérives de crédit qui sont difficilement standardisâmes, les transactions resteront de gré à gré, mais on centralisera le règlement dans des chambres de compensation qui sont des lieux de transparence Information et transparence sont indispensables.

* Centre d'Études Prospectives et d'Informations Internationales.


Shadow Banking: Scoping the Issues

Shadow BankingAt the November 2010 Seoul Summit, in view of the completion of the new capital standards for banks (Basel III), the G20 Leaders identified some remaining issues of financial sector regulation that warranted attention.

The “shadow banking system”, which will be defined as

“credit intermediation involving entities and
activities outside the regular banking system”.

Intermediating  credit through non-bank channels can have advantages. For example, the shadow banking system may provide market participants and corporates with an alternative source of funding and liquidity. 

However, as the financial crisis has shown, the shadow banking system can also become a source of systemic risk, both directly and  through its interconnectedness with the regular banking system. It can also create opportunities for arbitrage  that might undermine stricter bank regulation and lead to a build-up of additional leverage and risks in the system.

Enhancing supervision and regulation of the shadow banking system in areas where systemic risk and regulatory arbitrage concerns are inadequately addressed is therefore important. 

In response to the G20’s request, the FSB organised a workshop of experts hosted in London on 6 December 2010 to exchange views on the shadow banking system. The FSB has since formed a task force to develop initial recommendations for discussion that would: 

(i) clarify what is meant by the “shadow banking system”; 

(ii) set out potential approaches for monitoring the shadow banking system; and 

(iii) explore possible regulatory measures to  address the systemic  risk and regulatory arbitrage concerns  posed by the shadow banking system.