Accueil poli pour François Legault

Pourquoi peu d'enthousiasme, simple on a acheté les votes des entrepreneurs.

Quand vous donnez plus de subventions que toute autre province, qui veut perdre ces privilèges, alors, on préfère faire la sourde oreille, et dire, tout va aller pour le mieux.

Quatrième facteur de l’immobilisme d’un État-Providence : le peuple.

Évidemment avec un jeune parti, il risque d’avoir moins d’enveloppes brunes pour satisfaire de gros contrats juteux…, mais ça, c’est tout une autre histoire …


Extrait de : Accueil poli pour François Legault, Jean-Philippe Décarie, La presse, 07 décembre 2011

François Legault, chef de Coalition avenir Québec, que l'on dit proche du milieu des affaires, n'a pas soulevé l'enthousiasme avec la présentation de sa vision du développement économique de Montréal, devant la chambre de commerce de Montréal. Seules deux timides vagues d'applaudissements ont ponctué son discours.

C'est un accueil poli que les gens d'affaires de Montréal ont réservé à François Legault, le chef de Coalition Avenir Québec, qui a présenté hier midi son plan de relance de l'économie métropolitaine à la tribune de la chambre de commerce.

Plus de 400 personnes avaient rempli la grande salle d'un hôtel du centre-ville, une salle probablement trop petite pour l'événement. Si l'auditoire était réceptif, il était cependant moins nombreux que celui que l'on retrouve habituellement lors des déjeuners-causeries de la chambre de commerce de Montréal.

Mis à part quelques invités de la table d'honneur, dont Charles Sirois, président de Telesystem et cofondateur de la Coalition avenir Québec, Pierre Karl Péladeau, PDG de Quebecor Media, et Claude Castonguay, ex-ministre de la Santé et ex-PDG de La Laurentienne, on ne retrouvait pas de grosses pointures du monde économique montréalais.

La table d'honneur ne comptait aucun représentant d'institutions publiques québécoises. Michael Sabia, PDG de la Caisse de dépôt, n'était pas là, ni Jacques Daoust, président d'Investissement Québec. Bref, ce n'était pas un déjeuner-causerie où tout un chacun tenait à s'afficher.

Remarquer, si c’est ce genre de pointure
Que l'on veut avoir, des employés d'États, ce n'est pas fort !

L'auditoire n'était pas composé de tables homogènes réservées par des entreprises, comme c'est le cas habituellement. C'est par groupes de deux ou trois que les gens sont venus entendre François Legault. On retrouvait beaucoup de consultants ainsi que des représentants de commissions scolaires, une des cibles de rationalisation préférées du chef de Coalition avenir Québec.

Cela étant, François Legault, que l'on dit proche du milieu des affaires, n'a pas soulevé l'enthousiasme avec la présentation de sa vision du développement économique de Montréal. Seules deux timides vagues d'applaudissements ont ponctué son discours.

L'ovation de fin d'allocution a été laborieusement télécommandée de la table d'honneur et a mis du temps à convaincre l'auditoire.

«Il y avait beaucoup d'observateurs, de gens intéressés à entendre ce que François Legault avait à dire. Mais ce n'était pas un discours mobilisateur», observe Hubert Bolduc, vice-président, communications, de Cascades et ancien attaché de presse du premier ministre Bernard Landry.

Il s'agissait de la première allocution publique de François Legault depuis le lancement officiel de son parti politique, le 14 novembre dernier.

Lundi soir, M. Legault avait aussi courtisé les gens d'affaires, au cours d'un cocktail privé au Club Mont-Royal. Quelque 200 comptables et avocats de Québec inc. étaient venus rencontrer le nouveau chef politique.

«Si je deviens premier ministre, il y aura plus de comptables que d'avocats dans mon gouvernement», a-t-il prévenu à la blague son auditoire.